Avec le foot, je positive

Pas encore convaincu par les délicieuses phases finales de la Ligue des champions ? Par la magie qui se dégage des pieds de Phil Foden, Toni Kroos ou Antoine Griezmann ? Le temps de quinze chapitres soignés aux petits oignons, l’ouvrage Tout n’est pas footu, sorti chez Solar, fera ravaler l’a rancoeur l’amertume que portent certains envers le ballon rond, et son cocktail malsain entre argent, violence et corruption. En mettant en avant des idées et initiatives positives, parfois peu citées, ce collectif de passionnés remet au centre du jeu ce pourquoi on a pris notre licence dans le club de notre coin, ce pourquoi le football a longtemps été tout notre vie. Ou quand les ombres de ce sport sont mises de côté pour laisser place à son aspect plus solaire, plus joyeux, plus fédérateur. Un antidote au pessimisme ambiant et une liste de motifs documentés pour croire en un monde meilleur.

Tout n’est pas footu ! (15 raisons d’aimer quand même le foot) – Sous la direction de Mickaël Correia et Sébastien Thibaut – Solar Sport – 256 pages – 19,90 euros

Retour (presque) gagnant


Première manche fluide : les treize années d’absence sur le circuit n’empêchent pas ce Top Spin 2K25 de retrouver cette qualité de jeu que lui trouvaient les adeptes de la petite balle jaune. Le gameplay se montre toujours aussi précis et addictif avec cette courbe de progression appréciable. 6-2 pour le roi des échanges du fond de court. Le deuxième set est en revanche plus accroché, votre serviteur reprochant à la franchise de 2K des graphismes datés, un contenu un peu chiche (du moins pour le moment) et surtout cette obligation d’être sans cesse connecté à Internet pour pouvoir profiter du mode carrière. Des failles qui sont rattrapées une retranscription des animations incroyablement réaliste. Au final, le super tie-break est remporté par ce Top Spin grâce à ce goût de reviens-y inhérent à tous ces élèves doués mais un peu fainéants à qui l’on pardonne tout.

Top Spin 2K25 – 2K Sports – Disponible sur tous les supports – 69,99 euros

Arrête-la si tu peux

Comment une passion peut sauver la vie. Anaïs Quemener respire, mange, dort course à pied lorsque le crabe décide de lui couper l’herbe sous le pied en 2015. S’en suit un éreintant marathon contre le temps, un combat contre un cancer très agressif qu’elle finit par remporter et qu’elle raconte avec courage et humilité dans Tout ce que je voulais c’était courir, sorti chez Flammarion. Cette nana-là impose le respect, sans jamais forcer sa nature, en expliquant comment la pratique de son sport lui a servi de thérapie. Comment il lui a servi d’allié dans les moments les plus difficile. Combien chausser les baskets malgré la maladie lui a permis de répondre à toutes ses questions. Ce récit est une ode au goût de l’effort, à la résilience, à l’optimisme, qui inspire, fascine et aidera certains à se donner un coup de pied aux fesses les jours où les grasses matinées gagnent leur duel face à l’envie de s’entraîner. Si le cardio de cette double championne de France de marathon ne s’envole jamais dans les tours sur le bitume, notre cœur de simple terrien termine, lui, cette lecture tout chamboulé.

Tout ce que je voulais c’était courir – Anaïs Quemener, avec la collaboration de Franck Berteau – Flammarion – 208 pages – 20 euros.

A tout seigneur tout honneur

Encore deuxième de Liège-Bastogne-Liège à 33 ans, Romain Bardet aurait adoré figurer parmi les Seigneurs des Grands Tours, cités dans le sublime livre du même nom, sorti aux éditions Solar. C’est pourquoi l’un des vétérans du peloton s’alignera sur le prochain Giro afin de rafler une étape et compléter sa collection de bouquets, après ceux récoltés sur le Tour de France et la Vuelta. Il rejoindrait ainsi un cercle, pas si fermé, mais prestigieux de coureurs (106), dont Pierre Ammiche brosse le portrait avec une certaine maestria grâce à des anecdotes bien choisies. La direction artistique de très bon goût accompagne ces lignes d’hommages à des baroudeurs plein de panache qui ont su prendre à revers des courses bien trop souvent cadenassées. Bref, une feuille de route qui se parcourt aussi facilement qu’un démarrage de Mathieu Van der Poel sur les pavés. 

Les seigneurs des grands tours – Pierre Ammiche – Solar Editions – 176 pages – 24,90 euros.