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FM, c’est la Champion’s league !

Si l’on ne peut plus aller au stade, ce sont les stades qui viennent à nous. Au moins virtuellement, puisqu’on a passé une bonne partie des fêtes de fin d’année à sillonner les terrains d’Europe dans Football Manager 2021. La formule est connue : gérer un club de A à Z où les entraînements, l’identité de jeu, l’équilibre du budget, les négociation des contrats, le relationnel avec les joueurs sont notre pain quotidien. Cette dernière itération élève encore son niveau de jeu, se révélant plus réaliste que jamais, grâce notamment au système de réunions avec le comité de direction. L’interface des menus, véritable nerf de la guerre, a également été peaufinée avec des moments de vie bien mis en scène et des matches (enfin) agréables à regarder. Même la Covid et in-extenso l’impact de la crise sanitaire ont été intégrés à cette expérience, prouvant la véracité de ce FM, indispensable pendant cette période de confinement-reconfinement-déconfinement. Grâce à Sports Interactive, on est prêt pour la troisième vague !

Football Manager 2021 – Sega – Disponible sur PC, Xbox Series et Xbox One – 54,99 euros.

Mourad, jamais en rade

Mourad Boudjellal, c’est un héros de feuilleton à part entière. Pas celui tiré d’une BD, où il a excellé en patron de maison d’édition, mais plutôt celui d’une sitcom avec son lot d’heureux événements et de situations cocasses. La dernière intrigue le plaçait à la présidence de L’OM avant un revirement de situation, dont il explique les contours dans son autobiographie, tout juste sorti chez Solar Éditions. « J’en savais trop » évoque son parcours, ses convictions, ses projets, ceux d’un « saltimbanque atypique », qui par goût du défi, s’est transformé en entrepreneur hors-pair. Le personnage est clivant, et admirateurs comme détracteurs ne changeront pas d’avis après la lecture de ce pamphlet, où il s’attaque aux acteurs du rugby avec la verve qu’on lui connaît. On sent le bonhomme libéré du poids de ses années à la tête du RCT et prêt à repartir au combat, après avoir couché sur papier le bilan de cette folle aventure. La « Grande Gueule » de RMC a bien fait de l’ouvrir!

J’en savais trop – Mourad Boudjellal (avec Arnaud Ramsay) – Solar Editions – 368 pages – 18,90 euros.

La vie d’adil

Les apparences sont parfois trompeuses, et ce n’est pas parce qu’Adil Rami effectue aujourd’hui son « autopsie », du nom de son autobiographie parue aux éditions Hugo Sport, qu’il a raccroché les crampons. Le défenseur international, 35 ans, joue à Porto mais fait plutôt l’étalage de son talent dans les médias, où il excelle et affute ses tacles. Un franc-parler qui transpire tout au long de son entretien XXL avec la romancière Géraldine Maillet, lors duquel il revient sur sa carrière atypique, loin des centres de formation et des conventions. Le champion du monde ne cache rien, se montre comme toujours nature-peinture, dévoilant ses forces comme ses failles pour exister dans un milieu où il ne pensait jamais y mettre ses pieds un peu carrés. Ce livre très intime lui a servi de thérapie tout en nous permettant de le voir comme lui ne s’était jamais vu. Car, même lui a découvert certains traits de sa personnalité grâce aux témoignages de ses proches, receuillis par l’auteur. Un bouquin pas comme les autres sur un mec hors des normes.

Autopsie – Adil Rami avec Géraldine Maillet – Hugo Sport – 269 pages – 19,95 euros

La taille, ça compte !

On a beau dire que le basket-ball n’est pas qu’une question de centimètres, lorsqu’on voit arriver un bouquin aussi consistant que celui du collectif #Trashtalk, on a des étoiles plein les yeux. Les yeux de celui qui a été bercé par les arabesques de Michael Jordan, la voix de George Eddy et les clowneries de Charles Barkley. C’est donc logiquement que l’on s’est intéressé, avec les moyens du bord, à la genèse de ce sport, son évolution, ses figures marquantes. L’armada de Trashtalk a décidé de vous mâcher ce travail de recherche avec un ouvrage exceptionnel qui retrace 130 années d’histoire avec moult anecdotes, révélations et photos d’exception. On adore le ton corrosif, sans filtre, et la passion qui transpire de leurs propos, façonnant l’ADN de Trashtalk sur le WEB qu’ils écrasent façon Shaquille O’Neal avec des milliers de fans sur les réseaux sociaux. Cette réputation n’est pas usurpée lorsqu’on parcourt ce beau bébé de 2,2 kilos et presque 300 pages d’amour pour la balle orange. 

Le plus grand livre de basketball de tous les temps – Trashtalk – Marabout Editions – 288 pages – 35 euros.