MK6 au coeur

20 km entre Marseille et Cassis avec le col de la Gineste en plat de résistance. Le menu proposé aux 20.000 participants de cette 47e édition a beau être connu, il donne toujours autant l’eau à la bouche de s’arc-bouter à la pente dressée dans ce panorama grandiose. Kiprop Kimutai a pu moins profiter du folklore ambiant en survolant la course dans un temps record de 58 minutes et 34 secondes. Le Kényan écrit son nom dans l’histoire de la mythique et réputée classique. Chez les femmes, c’est un podium 100% français. Alessia Zarbo s’est imposée devant Ophélie Serra et Sarah Hasni. La licenciée au Nice Côte d’Azur Athlétisme a franchi la ligne d’arrivée avec un sourire XXL en moins d’une heure et dix minutes. Le même sourire arboré par tous les concurrents venus des quatre coins de la France, et du monde, pour repousser leurs limites dans un décor idyllique et trompeur. Car, les cuisses ont bien chauffé, le cardio est monté haut dans les tours et les encouragements nourris ont bien couvert les râles de respiration quand le souffle venait à manquer. Mais c’est pour cela qu’on aime MK6 et que l’on y revient, avec plaisir, chaque année !

Remerciement : Mélanie Uzan pour le précieux sésame

Vagues à l’âme

À 50 ans, Jérémie Beyou s’avance vers le départ de sa sixième Route du Rhum avec la pancarte de favori. Mais le marin breton reste prudent, n’oubliant pas qu’il a abandonné deux fois la course de ses héros d’enfance, qu’il regardait depuis chez lui dans le Finistère. Pas du genre à se raconter lui et son parcours, le skipper a préféré embarquer les lecteurs de son « Carnet de bord » (éditions Solar) dans ses escales à travers le monde, après plus de 40 ans de navigation. Il y décrit son ressenti au moment d’aborder, de quitter ou de retrouver la terre ferme après avoir vogué dans l’inconnu. New York, Melbourne, Istanbul ou Singapour, Jérémie Beyou a vu les plus belles baies du monde. Il a également doublé des caps mythiques (Leeuwin, Horn, Bonne Espérance). Autant de magnifiques souvenirs racontés avec le coeur d’un solitaire aguerri.

Carnet de bord, La terre vue de la mer – Jérémie Beyou – Solar Editions – 157 pages – 27 euros

Treize Appétissant

La gastronomie marseillaise encore récompensée ? Trois adresses de la ville phocéenne concourent au titre convoité de jeunes tables les plus prometteuses, entretenant cette étiquette pas usurpée de temple pour les épicuriens. Dans « À la table de la bonne mère », Mahéva Angelmann, co-fondatrice d’une institution locale et porte-voix de cette cuisine, prend le pouls de la cité à travers sa bonne chère. En résulte une déambulation dans Marseille où l’on se régale de recettes gourmandes et parfois ancestrales d’un terroir à mi-chemin entre Provence et Italie. On y découvre des croquants aux amandes, des pieds paquets ou des alouettes sans tête, autant de mets qui racontent la riche histoire de métissage de la ville. Sa sélection d’adresses pointues donne envie de s’y attabler pour se remplir les yeux, le ventre et le coeur.

À la table de la Bonne Mère, recettes provençales d’une cuisinière marseillaise – Mahéva Angelmann, photographies Marielle Gaudry et Émilie Franzo – First Éditions, 288 pages – 35 euros.

Dans les pas XXL de Wemby

La superstar du basket français prépare sa quatrième rentrée des classes en NBA. Et la route promet d’être longue pour ‘Wemby’ et les Spurs entre le match d’ouverture le 21 octobre prochain et la fin des play-offs au mois de juin. D’autant qu’il sera difficile pour le géant de se faire petit après avoir échoué en finale, à l’issue d’une saison où il aura marqué de son empreinte XXL la Ligue. Maxime Aubin, correspondant de L’Equipe aux Etats-Unis, tire le bilan des trois premiers exercices de l’intérieur vedette de San Antonio dans « Trois ans au sommet de la NBA », aux éditions Solar. Son ouvrage se présente sous la forme d’un journal de bord, dans lequel le suiveur chronique les performances supersoniques de la vedette tricolore, sa progression, ses rapports avec son coach et coéquipiers, mais aussi ses activités en dehors des parquets. Des témoins de ses débuts outre-Atlantique se confient également sur l’évolution d’un alien, dont la carrière aurait bien pu s’arrêter en cause d’une vilaine thrombose à l’épaule. Un alien vu aujourd’hui comme l’avenir de la NBA.

Wembanyama, trois ans au sommet de la NBA – par Maxime Aubin – Éditions Solar et L’Équipe – 240 pages – 19,90 euros.