Le soleil de l’édition précédente n’avait pas accroché son dossard, nous oui ! Et la classique Marseille-Cassis s’avère toujours aussi exigeante avec sa Gineste interminable et ses faux-plats montants aux abords de Cassis qui font mal aux pattes. Et pourtant, on aime ça, comme les 20 000 coureurs réunis, ce dimanche 29 octobre, pour se défier entre amis, améliorer son chrono ou tout simplement flâner sur le port avec sa belle médaille de finisher autour du cou. L’Ougandais Samuel Kibet est, lui, monté sur la première marche du podium (1h00’36), avec le Kenyan Joseph Koech (1h02’46) et le régional de l’étape Nicolas Navarro (1h03’24) à ses côtés. Chez les femmes, les honneurs reviennent à l’Ethiopienne Wede Kefale (1h11’26), lauréate de la course devant l’Algérienne Nawal Yahi (1h12’41) et la première Française Marie Bouchard (1h12’58). Mais, au vu des sourires arborés sur la ligne d’arrivée, tout le monde avait (un peu) gagné et (beaucoup) souffert !
Air Force 1
Dix-huit ans, zéro minute NBA au compteur, un nom à marquer 50 points au Scrabble et une hype aussi immense que son potentiel XXL. Question : est-elle justifiée ? Victor Wembanyama a eu beau se démarquer de toute cette folie, parfois hystérique, qui accompagne son arrivée chez les San Antonio Spurs, elle lui revient comme un boomerang à la figure. L’odyssée « Je veux juste être moi » racontée par Yann Ohnona ne prétend pas répondre à cette interrogation mais retrace la première vie singulière du gamin du Chesney, décrit comme un « alien » par LeBron James, himself. Comme lors d’une réunion de famille, on farfouille dans cette revue de presse, entre entretien du concerné, témoignages inédits des membres de son cercle intime, décryptages de son jeu et reportages rétro illustrés, pour se faire une idée plus précise de la personnalité du phénomène. Car, il y a déjà dix mille choses à raconter sur ce talent générationnel dont on n’a pas fini d’entendre le nom.
Wembanyama, « je veux juste être moi » – Yann Ohnona – Edition Solar/L’Equipe – 144 pages – 16,90 euros.
Beaux dans la défaite
Le samedi 7 octobre, Thibaut Pinot disputera sa dernière course professionnelle en Lombardie. Le chant du cygne pour le petit prince des Vosges au palmarès inversement proportionnel à la notoriété. Le Haut-Saônois, coureur cycliste inclassable, aussi génial que fragile, a élevé la débâcle au rang de chef d’oeuvre. Comme Raymond Poulidor ou Luis Ocaña avant lui. Un touchant hommage est rendu à ces trois Perdants Magnifiques dans un bel ouvrage, écrit par Xavier Garcia, et publié chez Solar. L’auteur brosse le portrait de ces glorieux losers et bien d’autres (Socrates, René Vietto, Jean Van de Velde,…), dont les lignes de palmarès sont bien tristes comparées à leurs arabesques pleines de sueur, de sang et de larmes. S’incliner avec panache est tout un art, et il n’est donné qu’à ces hommes dont les failles sont également les nôtres.
Perdants magnifiques, l’art de s’incliner avec panache en 10 portraits – Xavier Garcia – Editions Solar – 304 pages – 17,90 euros.
A l’aile, l’année est belle
Les marques de bronzage ont laissé place aux premières cernes, les Spritz en terrasse ont été remplacés par la soupe à la grimace, bref, la déprime de la rentrée est fidèle au rendez-vous. Heureusement, la Coupe du monde de rugby vient jouer son rôle de vitamine D avec sa mêlée de grosses oppositions et son attachant XV de France. La phase de poules est déjà bien avancée, mais il n’est pas trop tard pour regarder dans le rétro et se remémorer tous les grands moments de cette année 2023. Et entre le titre européen de La Rochelle, la finale à suspense du Top 14, le Tournoi brillamment remporté par la sélection de Fabien Galthié, il y a de quoi aller jusqu’à dam. Surtout quand c’est aussi joliment illustré que dans Le Livre d’Or, sorti aux éditions Solar. Et puisque le ballon ovale n’a pas le monopole des terrains en septembre, le même bouquin consacré à son homologue rond est sorti au même moment. Avec Kylian Mbappé, la sélection argentine de Lionel Messi, le regretté Pelé et le Manchester City de Pep Guardiola en vedettes. De l’or en pages !
Le Livre d’Or, Rugby 2023 – Pierre-Michel Bonnot et Maxime Raulin – Editions Solar-L’Équipe – 144 pages – 24,90 euros.
Le Livre d’Or Football 2023 – Gérard Ejnes – Editions Solar-L’Equipe – 160 pages – 24,90 euros



