Voyage en (première) classe verte

Pendant que certains profitent de la coupure annuelle pour se ruer sur les friandises du calendrier de l’Avent, d’autres noircissent leur agenda de compétitions 2025. L’inspiration pourrait venir en parcourant « Le Tour de L’Europe en 50 courses », sorti aux éditions Vagnon, sélection pointue de quelques-uns des plus merveilleux parcours du Vieux Continent. Dans une volonté de protéger la planète, la globe-trotteuse en herbe a souhaité mettre en avant des destinations accessibles en train, mais non moins incontournables, en les illustrant avec de superbes photos. Pistache sur la barre de céréales : chaque course sélectionnée (sur route ou en nature) est accompagnée de tips essentiels à connaître pour y participer sans stress, mais aussi de témoignages d’illustres champions (Mathieu Blanchard, François d’Haene, Casquette verte).

Le Tour de l’Europe en 50 courses – Cécile Bertin – Editions Vagnon – 176 pages – 24,95 euros.

Pinot, simple kif

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé… Pourtant, le cyclisme sur route tricolore a brillé de mille feux cette saison avec les deux médailles olympiques en vitrine, mais le peloton n’est plus tout à fait le même sans son chouchou Thibaut Pinot. Un an seulement après avoir raccroché le vélo, le Franc-comtois a le droit à sa biographie officielle, sortie aux éditions Solar, qui embarque le lecteur sur les montagnes russes émotionnelles de sa carrière en vingt virages. Car, l’ouvrage ne tait pas les terribles déconvenues du grimpeur de la FDJ, auxquelles ont souvent succédé des exploits tutoyant le sublime, symboles de l’orgueil d’un champion plein de panache. Des témoignages de proches viennent appuyer le portrait de l’un des derniers romantiques de son sport, égaré au 21e siècle », et qui trouva son équilibre dans la nature là où ses contemporains ne jurent que par les gains marginaux. Un dernier coup de pédale sincère, authentique, esthète, à l’image du bonhomme qui nous a tant fait vibré.

Thibaut Pinot – Alexandre Roos – Solar Editions – 192 pages – 29,90 euros

Au grand bonheur la chance

Grands champions et superstition font-ils la paire ? Si le rituel de Rafael Nadal au service était connu de beaucoup, les routines de Michael Jordan, Zinedine Zidane ou Serena Williams ont été camouflées sous l’autel de leurs performances. Et pourtant, tous les trois, et tant d’autres, ont fait preuve de croyance ou ont instauré des rites immuables pour maîtriser leurs nerfs, gérer l’incertitude et mettre toutes les chances de leur côté sur les terrains. Dans « Les folles superstitions des champions », sorti aux éditions Solar, sont ainsi listées un panel XXL d’attitudes irrationnelles, classées en plusieurs catégories, toutes plus drôles et improbables les unes que les autres. Le tout agrémenté de nombreuses photos, de croquis, de caricatures, de chiffres, mais aussi d’analyses de spécialistes pour pouvoir les interpréter. Un bel album qui portera peut-être bonheur à tous ceux qui feuillettent ses pages…

Les folles superstitions des champions d’Etienne Bonamy, Christophe Duchiron et Manuel Tissier, Solar Editions, 176 pages, 24,90 euros.

  Têtes d’hystériques 

Aseptisé le monde du tennis ? Alors que les seigneurs Roger Federer et Rafael Nadal ont raccroché les raquettes, d’irrésistibles sales gosses sévissent encore sur les courts. C’est le cas de Daniil Medvedev, toujours prompt à se mettre le public à dos, et dont les faits d armes sont détaillés dans « Bad boys & grils du tennis » sorti aux éditions Solar. L’ouvrage recense une cinquantaine d’enfants terribles, classés en différentes catégories, avec les grandes lignes de leur CV pour chacun. Une occasion de sourire à l’évocation d’un écart de conduite, d’un pétage de plomb ou d’une tenue olé-olé, ou alors de s’imaginer un autre destin à ces « what if » attachants qui auraient pu avoir une toute autre carrière s’ils avaient su maîtriser leurs nerfs. Tant pis pour leur classement, tant mieux le spectacle.

Bad boys & girls – François Thomazeau – Solar Editions – 160 pages – 27,95 euros