L’ogre de l’ocre

Les bonnes nouvelles autour de Rafael Nadal se font aussi rares que les victoires de ses adversaires sur la terre battue de Roland Garros. Plombé par des soucis récurrents au psoas, l’ogre de Manacor ronge son frein, en espérant un ultime baroud d’honneur. Ses plus beaux passing-shot sont derrière lui, et les éditions SOLAR proposent aux fans de l’ancien numéro un mondial de se replonger dans ses plus belles années. Et il y a de quoi tenir facilement cinq sets entre ses 14 masterclass Porte d’Auteuil, ses duels dantesques avec Roger Federer et ses retours au premier plan, tous racontées avec autant de maestria par Baptiste Blanchet. « Rafa » est un guerrier à son crépuscule, mais une légende qui restera éternellement dans la lumière.

Les années Nadal – Baptiste Blanchet – Solar Editions – 126 pages – 24,90 euros.

Libre course à son imagination

La fin de saison approche pour les fans de longues balades chronométrées. On laisse tranquille les baskets et on se met à rêver aux prochains défis. Cécile Bertin nous offre un somptueux aperçu de celles qui s’inscrivent dans l’imaginaire collectif de tout runner passionné. Le Tour du monde en 60 courses nous fait voyager avant de, pourquoi pas transpirer. Car, comment ne pas résister à l’envie d’épingler un dossard et de partir à l’aventure en feuilletant ces pages, en transposant ces sublimes clichés sous nos pieds, en prenant le pouls des difficultés via les témoignages des chirurgiens du genre (Mathieu Blanchard, François D’Haene, Xavier Thévenard,…). Une lecture qui se picore (au moins 3 heures) avant d’aller fractionner.

Le tour du monde en 60 jours – Cécile Bertin – Éditions Vagnon – 160 pages – 24,95 euros

Plat du pied efficacité 

L’hiver approchant, on aime retrouver ses pantoufles et la douceur de notre cocon. C’est ce que nous propose ce Football Manager 2024 avant l’ouragan de l’automne prochain (les développeurs annoncent un tout nouveau moteur technique). Car, les initiés à cette simulation de management ultra-référencée retrouveront tous les ingrédients qui cernent leurs yeux et détruisent leur vie sociale à force de nuits blanches. Tout, mais alors tout, est implanté pour se prendre pour le Pep Guardiola du coin, de la programmation des entraînements à la gestion des transferts, en passant par le choix du dispositif tactique. A ce triumvirat classique s’ajoute dans cet opus une gestion des coups de pieds arrêtés peaufinée, une interaction plus poussée avec les différents acteurs du mercato et une IA plus profonde. Le reste est du déjà joué, les anciens pouvant même transférer sa sauvegarde de l’opus précédent sur celui-ci, avec une base de données XXL mais renouvelée et une interface toujours aussi intuitive. On se reglissera donc facilement dans nos charentaises préférées, avant de nous tourner l’an prochain vers un modèle un peu plus clinquant.

Football Manager 2024 – Editeur Sega – Disponible sur PC, MAC, PS5, Xbox Series – 59,99 euros.

Ne t’arrête jamais de courir, grand fada !

Le soleil de l’édition précédente n’avait pas accroché son dossard, nous oui ! Et la classique Marseille-Cassis s’avère toujours aussi exigeante avec sa Gineste interminable et ses faux-plats montants aux abords de Cassis qui font mal aux pattes. Et pourtant, on aime ça, comme les 20 000 coureurs réunis, ce dimanche 29 octobre, pour se défier entre amis, améliorer son chrono ou tout simplement flâner sur le port avec sa belle médaille de finisher autour du cou. L’Ougandais Samuel Kibet est, lui, monté sur la première marche du podium (1h00’36), avec le Kenyan Joseph Koech (1h02’46) et le régional de l’étape Nicolas Navarro (1h03’24) à ses côtés. Chez les femmes, les honneurs reviennent à l’Ethiopienne Wede Kefale (1h11’26), lauréate de la course devant l’Algérienne Nawal Yahi (1h12’41) et la première Française Marie Bouchard (1h12’58). Mais, au vu des sourires arborés sur la ligne d’arrivée, tout le monde avait (un peu) gagné et (beaucoup) souffert !