Rien ne va plus à Seattle, qui ne panique pas

L’une des belles affiches de cette nuit était la confrontation entre San José et Seattle. Deux des supposées meilleures équipes de la conférence Ouest. Pourtant, avec une victoire des Earthquakes à la clé (0-1), les Sounders sont bons derniers. Pincez moi, je rêve.

Gspurning prend l'habitude de ramasser le ballon au fond des filets en fin de période...
Gspurning prend l’habitude de ramasser le ballon au fond des filets en fin de période…

Un point en trois matches. Seattle était loin de prévoir un tel départ pour son début de campagne 2013. Moi aussi comme vous le savez, puisque j’ai désigné cette équipe comme vainqueur de la MLS Cup dans mes pronostics d’avant-saison. Pourtant, après sa défaite 1-0 à San José cette nuit, c’est exactement ce qu’il est en train de se passer. C’est le pire départ de la franchise de l’état de Washington dans son histoire, et cela risque de ne pas s’arranger avec son prochain déplacement contre le Real Salt Lake.

« Ce n’est pas le départ que nous souhaitions, mais il y a beaucoup de positifs dans ce que nous avons fait jusque-là ». Le gardien des Sounders Michael Gspurning ajoute: « Nous jouons plutôt bien. Nous devons trouver la solution qui nous évitera de concéder des buts en fin de match. Et cette solution, c’est de se battre jusqu’à la fin, et de s’entraîner très dur ».

Comme la semaine passée où ils avaient laissé Portland marquer et leur avaient permis de revenir dans l’Oregon avec un point, ils ont cette fois ci permis à Chris Wondolowski de prendre sa revanche sur sa non sélection internationale dans le temps additionnel de la première mi-temps, alors que Seattle avait offert jusque là une solide prestation. Du gâchis. Le but de Wondo leur a aussi permis de mettre en valeur une problématique récurrente depuis le début de la saison: leur efficacité offensive. En seconde mi-temps, forcés d’attaquer, les attaquants se sont fait remarquer par leur maladresse devant la cage.

Les absents ont forcément tort.

Le classement de la conférence Ouest fait peur
Le classement de la conférence Ouest fait peur

« La manière dont nous avons joué était remarquable » a confié Sigi Schmid aux journalistes présents qui guettaient la sortie du coach de Seattle. « Je pense que nous avons pas grand chose à nous reprocher. Nous avons monopolisé la possession de balle. Un peu plus d’application à certains moments aurait fait la différence. »

Alors que la présence de Eddie Johnson, Obafemi Martins et Mario Martinez aurait pu aider, Schmid refuse de voir en leur absence un prétexte. De toute façon, ces trois là vont encore manquer des matches cette saison puisqu’ils sont régulièrement appelés avec leur équipe nationale, et il faudra donc apprendre à marquer sans eux. Et oui, pas de trêve internationale en MLS. Un peu comme en Top 14 en France, ce sont les équipes avec le plus d’internationaux qui se retrouvent pénalisées. La Ligue 1 a aussi des bons côtés…

« Je ne veux pas parler d’eux et de ce qu’ils auraient pu faire tout simplement parce qu’ils n’étaient pas là ! Les mecs qui ont joué ont fait du très bon boulot et ont travaillé dur toute la semaine ! » balance Schmid, comme un reproche à ses joueurs absents..

Alors que les signaux statistiques sont au rouge, personne ne semble paniquer et vouloir appuyer sur le bouton de détresse. « Bien sûr, ce n’est pas la joie quand vous regardez les chiffres et que vous voyez votre équipe dernière » concède Gspurning qui ne se veut pas alerte:   « Si nous restons calmes et que nous travaillons bien ensemble, nous allons engranger des points malgré un calendrier difficile. Cela va venir…  ». Le bouton reste allumé au cas où…

Source MLSoccer.com

Le résumé de la rencontre:

Montréal VS New York: le favori n’est plus celui qu’on croit

Être considéré comme favori est un peu nouveau pour l’Impact Montréal. Mais cette fois, avec trois victoires en trois matches, difficile de nier le contraire, du moins statistiquement parlant. D’autant plus que la franchise canadienne recevra les Red Bulls qui n’ont pas encore gagné cette saison.

Montréal New York
Montréal a commencé la saison en trombe

De manière compréhensible, un peu comme Montpellier en France l’a fait la saison dernière, le staff technique a préféré calmer les ardeurs toute la semaine. « Je ne pense pas que nous sommes favoris » a confirmé l’entraineur adjoint Mauro Biello. « Nous jouons quand même contre New York, une excellente équipe sur le papier. Ils concourent pour la MLS Cup ! De notre côté, nous devons être prêts à affronter de telles formations. Oui, nous avons neuf points. Oui, les choses vont plutôt bien pour nous. C’est vrai, ils vivent un début de saison difficile. Mais chaque personne ici sait que cela va être très difficile ». Rappelons tout de même que New York ne pourra pas compter sur Thierry Henry (blessé), ni sur Tim Cahill et Roy Miller (appelés en sélection australienne et costaricaine).

Les joueurs, pour leur part, semblent bien s’accommoder de cette situation nouvelle puisqu’ils ont déjà été sous le poids des attentes la saison passée pour leur premier championnat. La différence cette année, c’est que ces attentes viennent de l’extérieur, et qu’elles sont montées d’un cran.

« On ne nous prend plus à la légère comme c’était le cas la saison passée »

« Peut être que maintenant, les autres équipes nous considéreront comme un redoutable adversaire et ne nous prendront plus à la légère comme ç’était le cas » s’offense Collen Warner, le milieu défensif de l’Impact. « J’ai senti plusieurs fois l’année dernière qu’il était plus facile pour nous de jouer à l’extérieur contre des grosses équipes. Ces dernières n’étaient pas aussi agressives que contre d’autres équipes. »

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Luyindula sera-t-il titulaire?

On se rappelle que l’année dernière les Red Bulls s’étaient inclinés à Montréal 3-1 en juillet dernier, pour ce qui étaient les débuts d’Alessandro Nesta avec l’Impact. Le joueur italien ne sera d’ailleurs pas là, puisqu’il s’est blessé à l’adducteur lors du dernier match, provoquant les inquiétudes de toute une ville (il sera absent deux semaines finalement). Hassoun Camara devrait le remplacer faisant rentrer le suisse Dennis Iapichino dans le dispositif. La défense n’a pour le moment encaissé que deux buts, dont l’un sur penalty, et l’équipe espère ne pas ressentir l’absence de son leader dans l’axe de sa défense. L’attaque new yorkaise déjà peu en forme et décimée, on devrait assister aux débuts de Peguy Luyindula, qui a signé son contrat et reçu son visa cette semaine. Un joueur qui suscite beaucoup de doutes du côté du New jersey après trois mois d’essai. Du jamais vu.

L’Impact Montréal est donc attendu au tournant ce samedi, mais les journalistes américains retourneront probablement leur veste en cas de défaite. Tout cela importe peu au capitaine Davy Arnaud: « Je pense que nous devons comprendre ce qui nous rend plus fort. Sans parler du statut favori, gagner trois matches ou en perdre trois de suite, notre approche ne doit pas changer d’un poil même si d’autres personnes tentent de perturber notre préparation ». Place au choc !

Le Rivalry week fini, quel bilan?

Il me semble que ce Rivalry Week, qui ressemble pourtant à une très bonne idée, est arrivé un peu trop tôt. C’est un peu comme si un bon gros morceau de steak bien savoureux et parfaitement grillé vous était servi à l’heure du petit déjeuner. Il n’y a rien à dire concernant le produit, mais ce n’est simplement pas le bon timing…

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En bonus, moi avec un chapeau texan lors d’un séjour à Dallas

Vraiment? Le MLS Rivalry Week devait vraiment arriver en mars, au 3ème round alors que le calendrier en compte 34 ? Pour rappel, la MLS a tenté une innovation en essayant d’organiser pour le compte de la 3ème journée de championnat des matches opposant exclusivement des équipes rivales. Je pense juste qu’il aurait été préférable d’avoir ce genre de matches en fin de saison régulière, vers la fin août ! Lorsqu’ils vont regarder les affluences du week end dans les stades, les dirigeants de la MLS vont être indéniablement déçus. Le timing était définitivement mal choisi.

D’un côté, c’est vrai, les tribunes étaient pleines du côté de Montréal, de Seattle, ou encore en Utah pour le duel des Rocheuses entre le Real Salt Lake et Colombus Crew. Mais encore heureux ! Par contre, d’un autre côté, les gradins n’étaient pas « full » du côté de Philadelphie, de New York et de Dallas. Très surprenant aussi, le Home Depot Center n’affichait pas complet pour le SuperClasico (Los Angeles Galaxy – Chivas).

Peut être qu’il aurait été plus judicieux de laisser encore un peu se dérouler la saison qui vient de commencer avant de vouloir déclarer les hostilités entre supporters. Cela dit, j’applaudis cette innovation qui a excité mon intérêt. La MLS est à bien des égards en avance grâce à ses régulières innovations qui en font un championnat de plus en plus attractif. Vivement le Rivalry Week 2014, mais avec quelques ajustements…

Voir aussi l’article sur les explications des matches du Rivalry week https://majeureliguefootball.wordpress.com/2013/03/17/la-rivalry-week-une-premiere-en-mls/

@j_cortinovis

Le Rivalry Week, une première en MLS

Rivalry weekLa Major League Soccer a tenté quelque chose de nouveau cette année en essayant d’organiser pour le compte de la 3ème journée de championnat des matches opposants exclusivement des équipes rivales (vous verrez que c’est pas toujours le cas). NBC, le partenaire TV de la Ligue, a donc diffusé toute la journée de samedi sept matches de prestige (10h de direct non stop), et va en diffuser deux autres ce dimanche. Avec des rivalités de plus en plus marquées, le championnat devient plus attractif. La MLS l’a bien compris. Place donc au Rivalry Week.

Matches de samedi:

Portland Timbers – Seattle Sounders (1-1)

Avec près de 40 ans d’histoire en commun, la rivalité Timbers / Sounders est l’une des plus importantes dans le soccer puisque les deux équipes avaient déjà une équipe, portant le même nom ou presque à l’époque de la NASL. Les supporters des deux clubs très nombreux ainsi que les projecteurs qui ont accompagné leur entrée commune en MLS en 2009 ont contribué à alimenter la tension entre deux villes distantes de 232 kilomètres. Un derby.

DC United – Red Bulls New York (0-0)

Washington DC et New York ne sont pas des rivaux dans tous les sports, mais les incidents antécédents entre les deux clubs de l’est lors de l’Atlantic Cup en font un match, comme chaque année, très attendu. Par ailleurs, les MetroStars (puis les MetroStars) étaient supposés domptés la MLS depuis son lancement en 1996. Mais c’est bien DC United qui a dominé les débuts du championnat en remportant trois des quatre premières MLS Cup. Le choc entre la capitale et la plus grande ville des USA est toujours quelque chose de particulier. Hier, ce match était aussi attendu pour les débuts en 2013 de Dwayne De Rosario, ancien Red Bull, avec son club de DC United.

Colorado Rapids – Real Salt lake (1-1)

Le duel des Rocheuses aura certes une saveur régionale, mais il est difficile de parler de rivalité tant le Real Salt Lake est (depuis quelques années) supérieur. Même si Denver est une ville plus cosmopolite, c’est à Salt Lake que le soccer a pris forme. La rivalité ici est juste géographique. C’est en quelque sorte une bataille entre le grand frère et le petit frère.

Toronto FC – Impact Montréal (1-2)

Voir l’article : Impact Montréal vs Toronto FC: plus que du soccer  https://majeureliguefootball.wordpress.com/2013/03/14/impact-montreal-vs-toronto-fc-plus-que-du-soccer/

Chicago Fire – Sporting Kansas City (0-0)

La programmation de ce match était une aubaine pour les supporters des deux franchises, alors qu’il aurait été logique d’opposer Chicago à New England Revolution, habitués à livrer des duels acharnés. Chicago est la ville dominante de cette région des Etats-Unis alors que le Sporting Kansas City devient petit à petit une équipe avec une identité forte et est tout simplement l »une des meilleures franchises de l’est. Les fans de Kansas sont de plus en plus nombreux grâce aux bonnes performances de l’équipe, et ils cherchent forcément une équipe à haïr. Ils ont donc déplié la carte des USA et ont pointé la ville de MLS la plus proche d’eux…

New England Revolution – Philadelphie Union (0-1)

Boston et Philly bataillent chaque année pour participer au Super Bowl et soulever la Stanley Cup dans les autres sports, mais de là à parler de rivalité, c’est sûrement exagéré. En fait, ils sont plutôt unis dans leur haine contre New York. Union et Revolution n’ont pas beaucoup d’histoire en commun, mais ils devaient jouer ce week end alors la Ligue a décidé de les opposer par élimination.

San José Earthquakes – Colombus Crew (1-1)

Les Earthquakes ont gagné le Supporter Shield l’année dernière. La logique aurait voulu les opposer à Los Angeles Galaxy qui ont gagné la MLS Cup pour un duel au sommet de Californie. Les deux équipes se sont opposés en playoffs dans des parties acharnées à l’image de ce qui se passe depuis 1996. Mais la Ligue a préféré planifier un duel Los Angeles – Chivas sûrement pour aider l’autre franchise de Los Angeles, qui peine à se populariser, à rameuter du public, car oui le stade sera à coup sûr plein. C’est dommage pour San José et Colombus qui ne sont donc pas rivaux. Colombus Crew aurait quant à lui préféré jouer contre Chicago pour des raisons géographiques. Malheureusement pour les deux clubs, leur partenaire de danse étaient pris. C’est tout de même une jolie affiche.

Matches de dimanche:

FC Dallas – Houston Dynamo (3-2)

« Everything is bigger in Texas » comme le dit l’expression, alors pour les Texans, il s’agit sans contestation aucune du principal match de ce rivalry week. La rivalité entre Houston et Dallas a un enjeu extra-sportif clair. Un antagonisme qui date de la guerre de sécession. Sur le terrain, il y eut des duels pour les moins âpres mais les changements dans les deux équipes au cours des deux dernières années ont calmé les ardeurs.

Los Angeles Galaxy – Chivas (1-1)

Les deux franchises de Los Angeles partagent une même ville et un même stade en commun le Home Depot Center, à l’image des deux clubs milanais ou des deux club de Rome. On le sait, Chivas et LA Galaxy n’ont rien d’autre en commun. C’est le choc des cultures. C’est pourquoi ils se détestent mutuellement malgré un respect voulu par les dirigeants des deux clubs. La Ligue essaye de faire passer ce match pour un « SuperClasico », mais il faut avouer qu’il est difficile de le considérer comme tel. Chivas est clairement l’une des équipes les plus faibles de la MLS (malgré quelques très bons joueurs comme Laurent Courtois) alors que le Galaxy domine la MLS depuis quelques temps.