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La FFF et la MLS concluent un partenariat

La Major League Soccer et la Fédération Française de Football ont annoncé un partenariat destiné à fournir aux éducateurs des académies des clubs de MLS une formation de 16 mois dispensée par les instructeurs de la FFF, à l’issue de laquelle ils pourront obtenir leur Diplôme d’Entraîneur Formateur d’Élite (Elite Formation Coaching License).

FFF MLSLa FFF accueillera la délégation américaine à Clairefontaine et guidera les jeunes éducateurs à travers un programme qui sera le même que celui donné à ses entraineurs locaux en devenir. Cependant, cette formation inclura des spécificités qui sont propres à la fédération américaine (the United States Soccer Federation) et à la fédération canadienne (the Canadian Soccer Association).

« Nous sommes très excités par ce partenariat conclu avec la FFF. Dans l’espoir d’être parmi les Top Leagues dans le monde en 2022, nous avons l’ambition d’être l’un des pays  le plus formateur. Cette initiative ne peut être que bénéfique pour les académies des clubs » a déclaré Todd Durbin, le Vice Président Exécutif de la MLS. Le programme débutera par huit semaines de cours intensifs et deux semaines de stage dans les équipes de jeunes de quelques équipes européennes dont le Real Madrid, l’Athletic Bilbao et le Paris Saint-Germain.

« A travers ce partenariat avec la MLS, la Fédération Française de Football est fière et excitée de s’engager dans un merveilleux projet. Les ambitions de la MLS sont grandes et le staff technique de la FFF est honoré d’avoir été choisi pour mener à bien ce projet. Cet engagement avec la MLS sera la fondation concrète d’un développement haut de gamme voulu pour le Football français et américain, symbole d’une amitié de longue date entre la France et les Etats-Unis. » a ajouté François Blaquart, le directeur technique de la FFF.

Chaque club de MLS, avec la validation de la fédération américaine, désignera donc un éducateur de son académie pour participer à ce programme qui s’étalera sur huit sessions de Février 2013 à Mai 2014. Reste à savoir ce que la FFF et le football français y gagne.

Source: http://www.mlssoccer.com

Beckham bientôt propriétaire d’une franchise?

Le nouveau joueur du Paris Saint-Germain est, selon le Daily Mail, en contact avec le commissaire de la MLS Don Garber pour devenir le propriétaire d’une nouvelle franchise.

Est-il fait pour être un bon propriétaire?
Peut-il faire un bon propriétaire de franchise?

Alors que Sportsmail a sous-entendu la création prochaine de deux nouvelles franchises, une à Miami et une autre à New York, Beckham serait vu comme l’ambassadeur idéal de la MLS, une fois son expérience au PSG terminée, c’est à dire dès cet été. Le joueur anglais pourrait décider de continuer à jouer après cette parenthèse française, mais sa carrière touchant à sa fin, il travaillerait depuis sa luxueuse suite du Bristol pour travailler sur ces dossiers plus vraiment confidentiels.

Don Garber a récemment souligné que la création d’une franchise à Miami serait logique et qu’une personne à grande notoriété serait idéale pour lancer « la marque ». Il n’y a pas d’équipe en Floride depuis que le Miami Fusion a été éjecté de la MLS en 2001 et la communauté hispanique ne cesse de pousser et s’activer pour en faire une zone propice à l’expansion du soccer.

Toutefois, une fois que Beckham aura raccroché ses crampons, on l’imagine mal s’installer là-bas dans un rôle de manager. Il s’agit d’un trop gros risque pour la marque Beckham en cas de catastrophe.  C’est pour cette raison qu’il envisage de devenir plutôt propriétaire/ambassadeur.

Becks possède déjà un certain nombre d’académies de football disséminées dans le monde entier et la fonction d’ambassadeur du soccer serait l’occasion parfaite pour rapatrier des joueurs et faire de bonnes affaires. A savoir comment on prendrait la nouvelle du côté de Los Angeles si la presse américaine avait raison…

Dossier: Salaires en MLS, la comparaison avec les autres sports US

Tomber sur une liste des salaires de Major League Baseball ou de NBA, c’est un peu comme conduire quelques minutes dans ces résidences sécurisées que sont Greenwich dans le Connecticut ou Bervely Hills en Californie. L’argent et l’ambiance qui y règnent sont si stupéfiants que ces quelques minutes de vadrouille ne semblent pas réelles.

Alex Rodriguez, le joueur des Yankees gagne 30 millions de dollars par an. Kobe Bryant des Lakers 25. Ho ! Une licorne ! Juste derrière la Maserati là bas !…. Stoooooop ! Fini de rêver, et revenons dans les modestes quartiers de la MLS. Le contraste est un peu déprimant.

Ty Wigginton, le Cédric Barbosa de Major League Baseball qui joue à Saint Louis, gagne comme David Beckham.
Ty Wigginton, le Cédric Barbosa de Major League Baseball, gagne comme David Beckham.

Une douzaine de joueurs gagnent entre 30 et 50.000$. Des privilégiés dans cet autre monde qu’est le soccer. Tellement loin des chiffres stratosphériques de la MLB, NBA ou NHL. Juninho, star annoncée de MLS et finalement acheté par Los Angeles Galaxy, gagnera environ 65.000$ cette année. L’équivalent de ce que gagne un barman à New York, tips compris. Pour rappel, le compte bancaire de David Beckham s’est étoffé de 4 millions de dollars en 2012. C’est ce que touche Ty Wigginton, un vulgaire joueur de baseball mercenaire qui évolue aujourd’hui chez les Cardinals de Saint Louis et qui n’a rien d’un crack. Son physique ne peut même pas justifier son salaire contrairement à Becks ! Vous voulez plus de chiffres? Voici la liste actuelle des salaires minimum annuels dans les cinq ligues majeures:

N.H.L.: $525,000 (43,000/mois)
M.L.B.: $480,000 (40,000/mois)
N.B.A.: $473,604 (39,467/mois)
N.F.L.: $390,000 (32,500/mois)
M.L.S.: $33,750 (2,812/mois)

Mais pourquoi donc la MLS est si basse dans ce tableau ? D’autant plus que l’affluence moyenne dans les stades de soccer a gagné 7% cette année pour arriver à une moyenne de 18 000 spectateurs par match, dépassant la NBA et la NHL. Les stades sont certes plus grands me direz-vous… Est-ce que les propriétaires de MLS sont avares au point de tout garder pour eux en ne partageant pas les revenus? Évidemment non, il y a juste un fossé immense entre les revenus engendrés par le soccer et les autres sports. Les droits TV expliquent à eux seuls cette différence stratosphérique. D’après Forbes, le magazine économique américain, les droits TV de NBA rapportent plus d’un milliard à la ligue, et ces derniers augmentent de 30% chaque année. La NFL, qui monopolise les programmes TV américains à longueur de journée, reçoit sept milliards de la part des chaînes TV. Et certains clubs comme les Texas Rangers ou les Los Angeles Angels disposent de chaînes privées qui payent des dizaines de milliards de dollars pour retransmettre leurs matches en exclusivité. De quoi gâter les joueurs.

Les salaires moyens dans chaque ligue
Les salaires moyens dans chaque ligue

En comparaison, les revenus engendrés par la MLS grâce aux droits TV ont été de 27 millions de dollars l’année passée. Tellement loin des milliards des autres sports. Une différence de quelques zéros qui expliquent en partie ces salaires « faibles » de MLS. La bonne nouvelle pour les joueurs de MLS, c’est que les masses salariales ont augmenté depuis 2007. A cette date antérieure, seuls quatre joueurs gagnaient plus d’un million de dollars par an: Juan Pablo Angel, David Beckham, Cuauhtemoc Blanco et Claudio Reyna. En 2012, il y en avait neuf. Et la courbe n’est pas prête de ralentir. Il y a cinq ans, 103 joueurs gagnaient 100 000$ par an, et seulement 33 joueurs arrivaient à 200 000$. La saison dernière, 90 joueurs dépassaient les 200 000 dollars. Mais plus que par les salaires, cette bonne santé financière s’explique par le nombre de franchises existantes aujourd’hui: 19 contre 13 en 2007.

Les joueurs en MLS méritent-ils vraiment une augmentation de salaire ?

Est-ce que les chiffres de Major League Soccer rattraperont un jour ceux démentiels de la NBA ou de la NFL. Si la réponse n’est pas connue, on sait qu’elle est toutefois négative sur le court terme. Le soccer part de trop loin, mais la courbe est porteuse d’espoir. Les teens qui sortent des universités pour être draftés peuvent être rassurés. Les chaînes TV US diffusent de plus en plus de soccer. Les performances de l’équipe nationale n’y sont certainement pas étrangères. Quand les Etats-Unis ont participé à la Coupe du Monde 2010, ce ne sont pas seulement les joueurs américains qui ont vibré devant leurs écransmais bien tous les joueurs de MLS, y compris étrangers, bien conscients que leur salaire évoluerait en cas de bonnes performances et donc de bonnes audiences (les USA ont terminé 1er de leur groupe devant l’Angleterre).

La véritable question est de savoir si l’augmentation des salaires en MLS est une bonne chose pour une ligue qui dispose d’une majorité de joueurs très moyens, et très peu de fuoriclasse. Les franchises ne peuvent se permettre de surpayer des joueurs qui, pour la plupart, il faut le dire, ont des lacunes. Ne vaut-il pas mieux se servir de ces revenus supplémentaires pour importer de bons joueurs techniques étrangers? C’est en tous cas cette direction que Don Garber, le commissaire de la MLS, veut privilégier pour améliorer le niveau du championnat. L’arrivée du jeune prometteur Rafael à DC United en est la preuve. Mais attention aux fantômes du passé qui hantent l’Amérique du Nord. L’argent investi à l’étranger a déjà tué une fois le soccer.

Changement dans le paysage du Soccer

Groundbreaking. C’est ce mot que l’on peut traduire par innovation qui a été utilisé aux USA mardi dernier pour décrire l’accord passé entre l’USL et la MLS, et qui va probablement changer le paysage du Soccer.

uslpro
La MLS et l’USL Pro s’associent

L’une des particularités de la Major League Soccer est qu’il n’y a pas de système de relégation/promotion à l’issue de la saison. Plutôt raillé outre-Atlantique, ce système est une aubaine pour les franchises qui se trouvent en queue de peloton, puisqu’elles savent qu’elles ne subiront pas les différentes conséquences qu’une rétrogradation peut engendrer, notamment les terribles conséquences financières. Car oui, ce système américain est une sécurité financière pour les franchises et donc pour la MLS qui ne veut pas (re)vivre une faillite (voir précédents articles sur la NASL). Mais ne nous n’y trompons pas, d’autres divisions existent sur le continent nord-américain. La NASL qui accueillera cette saison le New York Cosmos fait figure de deuxième niveau et l’USL Pro correspond à la troisième division sur la pyramide du football en Amérique du nord (qui en comporte d’autres). Cette dernière est gérée par une organisation, l’USL (United Soccer Leagues) qui a conclu un partenariat important avec la MLS. Une petite révolution donc.

Les clubs de MLS étaient auparavant dans l’embarras concernant leurs joueurs qui n’étaient pas inscrits dans la liste restrictive pour jouer au plus haut niveau. Ils stagnaient ainsi en équipe réserve et se contentaient de jouer contre les réservistes des autres franchises. Ces dernières auront désormais le choix entre trois options:

 1. Créer une affiliation avec une équipe de USL Pro (le club de MLS devra notamment prêter 4 joueurs minimum)           2. Joindre l’USL Pro avec une véritable équipe (comme certaines réserves espagnoles qui jouent en deuxième division)                                                                                                                                                                                                3. Ou bien rester autonome, mais organiser quelques matches amicaux contre les clubs de USL Pro

Aucun club de MLS ni d’USL PRO n’est obligé de conclure un accord d’affiliation. Certaines affiliations déjà entérinées seront annoncées au cours des prochains jours. Ce partenariat conclu par les deux divisions rentre dans une logique de développement des structures des divisions plus modestes, et encourage plus généralement le développement du soccer sur le continent. « Notre objectif est de rendre plus compétitive une Ligue qui progresse depuis quelques années » ajoute J. Todd Durbin le Vice Président de la MLS très enthousiaste au sujet de ce partenariat « qui permettra l’éclosion de nouveaux joueurs, mais permettra aussi une hausse du niveau des arbitres, des membres du staff, des administrateurs et des coachs ». Tout bénef quoi !

Cette décision d’agir sur le bas de la pyramide du soccer ne peut que renforcer des fondations de plus en plus solides. D’autres initiatives techniques et commerciales entre les deux entités seront annoncées dans les prochains mois. Un jour, la question d’ouvrir les divisions en autorisant le système de promotion/relégation se posera, mais cette révolution là n’est pas encore venue.