La gastronomie marseillaise encore récompensée ? Trois adresses de la ville phocéenne concourent au titre convoité de jeunes tables les plus prometteuses, entretenant cette étiquette pas usurpée de temple pour les épicuriens. Dans « À la table de la bonne mère », Mahéva Angelmann, co-fondatrice d’une institution locale et porte-voix de cette cuisine, prend le pouls de la cité à travers sa bonne chère. En résulte une déambulation dans Marseille où l’on se régale de recettes gourmandes et parfois ancestrales d’un terroir à mi-chemin entre Provence et Italie. On y découvre des croquants aux amandes, des pieds paquets ou des alouettes sans tête, autant de mets qui racontent la riche histoire de métissage de la ville. Sa sélection d’adresses pointues donne envie de s’y attabler pour se remplir les yeux, le ventre et le coeur.
À la table de la Bonne Mère, recettes provençales d’une cuisinière marseillaise – Mahéva Angelmann, photographies Marielle Gaudry et Émilie Franzo – First Éditions, 288 pages – 35 euros.
