On aurait souhaité piqure de rappel plus joyeuse. Mais le décès accidentel, brutal, de Kobe Bryant, et les hommages qui ont suivi, ont exhumé chez les passionnés de basket tout leur amour pour ce sport. Un enthousiasme qui transpire d’un ouvrage passionnant, intitulé « NBA Love Story » et sorti aux éditions Amphora. Ce bouquin se consomme comme un immense entretien, découpé en 32 chapitres, pendant lesquels quelques uns des plus grands acteurs de cette discipline (Jerry West, Magic Johnson, LeBron James) se confient sur leur histoire, leur regard et leur complicité avec la balle orange. En ressortent des anecdotes inédites, des témoignages forts, des avis divergents sur des sujets rarement abordés comme l’évolution du jeu ou la lutte pour l’égalité raciale. Une lecture addictive, comme la dévotion de ces champions pour cette discipline.
NBA Love Story, confessions des plus grandes stars – Jackie MACMULLAN & Rafe BARTHOLOMEW & Dan KLORES – Editions Amphora – 485 pages – 24,95 euros.
Il existe de ces hommes qui apportent du sens dans le football. Marcelo Bielsa en fait clairement partie, et les supporters de l’Olympique de Marseille ont pu s’en apercevoir, le temps d’une saison qui restera gravée dans leurs mémoires. Car s’il n’a pas noirci le palmarès du club phocéen, l’entraîneur chilien a réconcilié le peuple blanc et bleu avec le ballon rond grâce à sa passion pour le jeu, son football offensif et son exigence maladive. « El Loco » chez les « Fadas », ça sonnait plutôt bien, et l’écho de son départ résonne encore dans la cité méditerranéenne. S’est en effet noué un lien affectif entre les deux entités expliqué dans l’ouvrage « OM-Bielsa, une relation passionnelle », sorti aux éditions Amphora. Mourad Aerts décrypte avec justesse les raisons qui font que Bielsa est considéré comme un demi-dieu à Marseille, entre anecdotes puissantes et témoignages dithyrambiques. Rien que la préface, signée Villas-Boas, un de ses disciples, vaut le coup d’oeil et donne matière à débattre autour d’un personnage clivant mais culte.
