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Diego Valeri: « Je voulais tellement venir en MLS »

Diego Valeri, le nouveau milieu offensif argentin des Portland Timbers a décroché une première récompense individuelle à peine la saison commencée. Son premier but en MLS le week end dernier contre New York a été désigné Goal of the week. Mais au fait Diego, qui es-tu?

12369018-essayDiego Valeri est un joueur qui suscite toujours autant d’attention en Argentine. D’ailleurs si vous demandez à n’importe quel acteur du championnat local s’il le connait, il vous répondra d’une manière qui ne laisse guère de doute: le milieu offensif de 26 ans est tenu en haute estime dans son pays natal. Pour tout dire, son départ en MLS a été une énorme surprise, mais ce que les gens ne savent pas, c’est que la Major League Soccer a toujours été son championnat de cœur. Il avait d’ailleurs appris l’anglais un an auparavant, comme pour mieux provoquer le destin.

« Je voulais tant jouer pour cette Ligue qui progresse tant, et pour Portland ! » a confié Valeri à FutbolMLS.com. « J’ai eu ce désir plusieurs fois lorsque je jouais en Argentine à Lanus, alors quand j’ai enfin eu une offre de là bas, je n’ai pas hésité ». Après sa première partie contre New York (3-3) , beaucoup de clubs vont regretter de ne pas avoir saisi cet appel du pied et de ne l’avoir débauché.

Même s’il est trop tôt pour le savoir, ce transfert a tout l’air d’être un très joli coup pour les Timbers. La venue du technicien était un objectif majeur au sein du club, et cela a ravi le joueur qui s’est dit impressionné par les ambitions du club.  Il a snobé les offres venues de Turquie, du Mexique, du Brésil et bien sûr d’Argentine mais il ne faut pas le prendre mal; de toutes façons, il n’avait de yeux que pour la MLS.

Trois sélections nationales avec l’Argentine malgré Messi et les autres

Diego Valeri, lors de son prêt à Porto en 2009
Diego Valeri, lors de son prêt à Porto en 2009

« Le truc, c’est aussi que Portland a une organisation très pro. C’est un club avec une histoire, et ce n’est pas si commun que ça en MLS. J’aime cette idée de venir ici et de remporter des titres avec les Timbers. » Il continue: « A mon âge, c’est fondamental d’être dans un club qui est sûr de ses objectifs. Être dans une équipe capable de gagner des trophées est réjouissant pour n’importe quel joueur et les conditions sont réunies ici. »

Mais qui est donc ce joueur que les Timbers voulaient absolument? C’est un technicien d’1m77, créatif et élégant sur le terrain, qui détient trois sélections avec l’Albiceleste, toutes obtenues en Copa America, mais qui en auraient probablement plus si la concurrence ne s’appelait pas Messi, Pastore, Di Maria & cie. Il a aussi joué en Europe, lors de prêts à Porto en 2009 (25 matches) et à Almeria (12 matches) la saison suivante. Il a récemment été élu parmi les trois meilleurs joueurs argentins du championnat argentin en compagnie de Juan Roman Riquelme et Rodrigo Brana.

Son fameux but avec Portland élu Goal of the week. « He said Hello to Portland » conclu le commentateur

Cette envie de joueur en MLS, il l’a depuis qu’il a assisté à un match opposant les Galaxy aux Red Bulls au Home Depot Center à Los Angeles lors d’un voyage aux USA avec son équipe de Lanùs. Il s’est ensuite renseigné auprès de son ami du Real Salt Lake, Javier Morales: « Il me questionnait toujours sur la MLS avec un grand sourire » avoue aujourd’hui son copain de toujours avec qui il  a débuté en Amérique du Sud. Son ancien entraineur en Argentine et ancienne idole de Boca Juniors, Guillermo Barros Schelotto, a aussi dit beaucoup de bien de la Ligue, lui l’ancien joueur de Colombus. Schelotto est confiant sur l’impact que le joueur, en prêt pour un an à Portland, pourrait avoir. D’ailleurs, il est sûr que les Timbers vont déclencher la clause qui leur permet d’acheter le joueur à tout moment. Le joueur, vous l’avez compris, en serez ravi. D’autant plus que sa femme et sa fille sont très heureux dans cette ville de l’Oregon, très verte et très belle. »Les gens sont cool. Ils sont calmes et très respectueux » dit l’homme qui, par ailleurs, étudie la spiritualité et les sujets théologiques quand il ne joue pas. « J’espère que je resterai longtemps ici ».

Source: mlsoccer.com

La FFF et la MLS concluent un partenariat

La Major League Soccer et la Fédération Française de Football ont annoncé un partenariat destiné à fournir aux éducateurs des académies des clubs de MLS une formation de 16 mois dispensée par les instructeurs de la FFF, à l’issue de laquelle ils pourront obtenir leur Diplôme d’Entraîneur Formateur d’Élite (Elite Formation Coaching License).

FFF MLSLa FFF accueillera la délégation américaine à Clairefontaine et guidera les jeunes éducateurs à travers un programme qui sera le même que celui donné à ses entraineurs locaux en devenir. Cependant, cette formation inclura des spécificités qui sont propres à la fédération américaine (the United States Soccer Federation) et à la fédération canadienne (the Canadian Soccer Association).

« Nous sommes très excités par ce partenariat conclu avec la FFF. Dans l’espoir d’être parmi les Top Leagues dans le monde en 2022, nous avons l’ambition d’être l’un des pays  le plus formateur. Cette initiative ne peut être que bénéfique pour les académies des clubs » a déclaré Todd Durbin, le Vice Président Exécutif de la MLS. Le programme débutera par huit semaines de cours intensifs et deux semaines de stage dans les équipes de jeunes de quelques équipes européennes dont le Real Madrid, l’Athletic Bilbao et le Paris Saint-Germain.

« A travers ce partenariat avec la MLS, la Fédération Française de Football est fière et excitée de s’engager dans un merveilleux projet. Les ambitions de la MLS sont grandes et le staff technique de la FFF est honoré d’avoir été choisi pour mener à bien ce projet. Cet engagement avec la MLS sera la fondation concrète d’un développement haut de gamme voulu pour le Football français et américain, symbole d’une amitié de longue date entre la France et les Etats-Unis. » a ajouté François Blaquart, le directeur technique de la FFF.

Chaque club de MLS, avec la validation de la fédération américaine, désignera donc un éducateur de son académie pour participer à ce programme qui s’étalera sur huit sessions de Février 2013 à Mai 2014. Reste à savoir ce que la FFF et le football français y gagne.

Source: http://www.mlssoccer.com

Beckham bientôt propriétaire d’une franchise?

Le nouveau joueur du Paris Saint-Germain est, selon le Daily Mail, en contact avec le commissaire de la MLS Don Garber pour devenir le propriétaire d’une nouvelle franchise.

Est-il fait pour être un bon propriétaire?
Peut-il faire un bon propriétaire de franchise?

Alors que Sportsmail a sous-entendu la création prochaine de deux nouvelles franchises, une à Miami et une autre à New York, Beckham serait vu comme l’ambassadeur idéal de la MLS, une fois son expérience au PSG terminée, c’est à dire dès cet été. Le joueur anglais pourrait décider de continuer à jouer après cette parenthèse française, mais sa carrière touchant à sa fin, il travaillerait depuis sa luxueuse suite du Bristol pour travailler sur ces dossiers plus vraiment confidentiels.

Don Garber a récemment souligné que la création d’une franchise à Miami serait logique et qu’une personne à grande notoriété serait idéale pour lancer « la marque ». Il n’y a pas d’équipe en Floride depuis que le Miami Fusion a été éjecté de la MLS en 2001 et la communauté hispanique ne cesse de pousser et s’activer pour en faire une zone propice à l’expansion du soccer.

Toutefois, une fois que Beckham aura raccroché ses crampons, on l’imagine mal s’installer là-bas dans un rôle de manager. Il s’agit d’un trop gros risque pour la marque Beckham en cas de catastrophe.  C’est pour cette raison qu’il envisage de devenir plutôt propriétaire/ambassadeur.

Becks possède déjà un certain nombre d’académies de football disséminées dans le monde entier et la fonction d’ambassadeur du soccer serait l’occasion parfaite pour rapatrier des joueurs et faire de bonnes affaires. A savoir comment on prendrait la nouvelle du côté de Los Angeles si la presse américaine avait raison…

Dossier: Salaires en MLS, la comparaison avec les autres sports US

Tomber sur une liste des salaires de Major League Baseball ou de NBA, c’est un peu comme conduire quelques minutes dans ces résidences sécurisées que sont Greenwich dans le Connecticut ou Bervely Hills en Californie. L’argent et l’ambiance qui y règnent sont si stupéfiants que ces quelques minutes de vadrouille ne semblent pas réelles.

Alex Rodriguez, le joueur des Yankees gagne 30 millions de dollars par an. Kobe Bryant des Lakers 25. Ho ! Une licorne ! Juste derrière la Maserati là bas !…. Stoooooop ! Fini de rêver, et revenons dans les modestes quartiers de la MLS. Le contraste est un peu déprimant.

Ty Wigginton, le Cédric Barbosa de Major League Baseball qui joue à Saint Louis, gagne comme David Beckham.
Ty Wigginton, le Cédric Barbosa de Major League Baseball, gagne comme David Beckham.

Une douzaine de joueurs gagnent entre 30 et 50.000$. Des privilégiés dans cet autre monde qu’est le soccer. Tellement loin des chiffres stratosphériques de la MLB, NBA ou NHL. Juninho, star annoncée de MLS et finalement acheté par Los Angeles Galaxy, gagnera environ 65.000$ cette année. L’équivalent de ce que gagne un barman à New York, tips compris. Pour rappel, le compte bancaire de David Beckham s’est étoffé de 4 millions de dollars en 2012. C’est ce que touche Ty Wigginton, un vulgaire joueur de baseball mercenaire qui évolue aujourd’hui chez les Cardinals de Saint Louis et qui n’a rien d’un crack. Son physique ne peut même pas justifier son salaire contrairement à Becks ! Vous voulez plus de chiffres? Voici la liste actuelle des salaires minimum annuels dans les cinq ligues majeures:

N.H.L.: $525,000 (43,000/mois)
M.L.B.: $480,000 (40,000/mois)
N.B.A.: $473,604 (39,467/mois)
N.F.L.: $390,000 (32,500/mois)
M.L.S.: $33,750 (2,812/mois)

Mais pourquoi donc la MLS est si basse dans ce tableau ? D’autant plus que l’affluence moyenne dans les stades de soccer a gagné 7% cette année pour arriver à une moyenne de 18 000 spectateurs par match, dépassant la NBA et la NHL. Les stades sont certes plus grands me direz-vous… Est-ce que les propriétaires de MLS sont avares au point de tout garder pour eux en ne partageant pas les revenus? Évidemment non, il y a juste un fossé immense entre les revenus engendrés par le soccer et les autres sports. Les droits TV expliquent à eux seuls cette différence stratosphérique. D’après Forbes, le magazine économique américain, les droits TV de NBA rapportent plus d’un milliard à la ligue, et ces derniers augmentent de 30% chaque année. La NFL, qui monopolise les programmes TV américains à longueur de journée, reçoit sept milliards de la part des chaînes TV. Et certains clubs comme les Texas Rangers ou les Los Angeles Angels disposent de chaînes privées qui payent des dizaines de milliards de dollars pour retransmettre leurs matches en exclusivité. De quoi gâter les joueurs.

Les salaires moyens dans chaque ligue
Les salaires moyens dans chaque ligue

En comparaison, les revenus engendrés par la MLS grâce aux droits TV ont été de 27 millions de dollars l’année passée. Tellement loin des milliards des autres sports. Une différence de quelques zéros qui expliquent en partie ces salaires « faibles » de MLS. La bonne nouvelle pour les joueurs de MLS, c’est que les masses salariales ont augmenté depuis 2007. A cette date antérieure, seuls quatre joueurs gagnaient plus d’un million de dollars par an: Juan Pablo Angel, David Beckham, Cuauhtemoc Blanco et Claudio Reyna. En 2012, il y en avait neuf. Et la courbe n’est pas prête de ralentir. Il y a cinq ans, 103 joueurs gagnaient 100 000$ par an, et seulement 33 joueurs arrivaient à 200 000$. La saison dernière, 90 joueurs dépassaient les 200 000 dollars. Mais plus que par les salaires, cette bonne santé financière s’explique par le nombre de franchises existantes aujourd’hui: 19 contre 13 en 2007.

Les joueurs en MLS méritent-ils vraiment une augmentation de salaire ?

Est-ce que les chiffres de Major League Soccer rattraperont un jour ceux démentiels de la NBA ou de la NFL. Si la réponse n’est pas connue, on sait qu’elle est toutefois négative sur le court terme. Le soccer part de trop loin, mais la courbe est porteuse d’espoir. Les teens qui sortent des universités pour être draftés peuvent être rassurés. Les chaînes TV US diffusent de plus en plus de soccer. Les performances de l’équipe nationale n’y sont certainement pas étrangères. Quand les Etats-Unis ont participé à la Coupe du Monde 2010, ce ne sont pas seulement les joueurs américains qui ont vibré devant leurs écransmais bien tous les joueurs de MLS, y compris étrangers, bien conscients que leur salaire évoluerait en cas de bonnes performances et donc de bonnes audiences (les USA ont terminé 1er de leur groupe devant l’Angleterre).

La véritable question est de savoir si l’augmentation des salaires en MLS est une bonne chose pour une ligue qui dispose d’une majorité de joueurs très moyens, et très peu de fuoriclasse. Les franchises ne peuvent se permettre de surpayer des joueurs qui, pour la plupart, il faut le dire, ont des lacunes. Ne vaut-il pas mieux se servir de ces revenus supplémentaires pour importer de bons joueurs techniques étrangers? C’est en tous cas cette direction que Don Garber, le commissaire de la MLS, veut privilégier pour améliorer le niveau du championnat. L’arrivée du jeune prometteur Rafael à DC United en est la preuve. Mais attention aux fantômes du passé qui hantent l’Amérique du Nord. L’argent investi à l’étranger a déjà tué une fois le soccer.