Archives pour la catégorie Dossiers

Après son coming-out ayant entrainé sa retraite, Robbie Rogers est sur le retour

Les choses se décantent pour le jeune Robbie Rogers ces jours-ci. Depuis trois mois et l’annonce publique de son homosexualité sur son blog, Rogers, 25 ans, a pris sa retraite. Après avoir assuré qu’il en avait fini définitivement avec le soccer puisque qu’il était « trop difficile d’être gay dans un sport bien trop souvent hostile à l’homosexualité », son retour sur les terrains est devenu fort probable. Sous certaines conditions…

Il y a quelques jours, le « california boy » a été aperçu à l’entrainement avec le Los Angeles Galaxy. Il n’en fallait pas plus pour croire au retour de la star promise, car oui, avant d’être gay, Robbie Rogers est très talentueux. Dimanche matin, boosté par l’exemple de Jason Collins, un joueur gay de NBA des Wizards de Washington qu’il a d’ailleurs appelé pour féliciter après son coming-out, Rogers a confirmé à la radio qu’il y a avait des chances qu’il rechausse ses crampons et enfile un maillot frappé du logo MLS sur la manche. Voila ce qu’il a dit après une semaine d’entrainement dans les jambes:

« Pour être honnête, je ne savais pas si j’allais revenir ou non dans le soccer après cette période difficile. J’ai regardé quelques vidéos de CNN ou ABC de moi en train de jouer au soccer. Je me disais -Putain Robbie, regarde ce que tu es en train de louper !-
J’ai encore un peu besoin de temps pour voir comment les choses évoluent, mais j’ai vraiment apprécié cette semaine (avec le Galaxy). J’ai grandi en jouant au soccer, donc j’ai l’impression de renouer avec mes habitudes. Je me sens chez moi sur un terrain de soccer ».

L’ex milieu offensif de Leeds a avoué avoir été nerveux la première fois lors de son retour dans les vestiaires du Galaxy. Ce n’est déjà plus le cas. Mais tout n’est pas redevenu rose pour autant: Même si un transfert est probable, il appartient toujours à Chicago. Et il semble qu’il n’ait aucune envie d’être un membre de l’équipe de Frank Klopas, le manager. Il préfère rester à Los Angeles, là où il a grandi et là où il s’est entrainé tout l’été dernier pour préparer au mieux son séjour anglais à Leeds puis à Stevenage.

« Je ne veux pas aller à Chicago. J’arrêterai si l’on me dit d’aller là bas. J’ai besoin de jouer quelque part où je me sens bien et en totale confiance. Je voudrais le faire près de ma famille. Je ne veux pas me fermer des portes et dire non à des équipes avec lesquels j’ai discuté mais … Je veux rester en Californie. »

Le retour de Rogers serait un joli exemple de tolérance en MLS. Alors que la dernière étude en date précisait que 40% des joueurs pros avaient des propos hostiles envers les homosexuels, Rogers deviendrait forcément une icône estimée publiquement, mais probablement ciblée sur les terrains; C’est d’ailleurs pour moi sa principale peur ! Mais je dois avouer avoir un peu de mal avec la deuxième partie de son discours. Pour moi, soit Rogers veut rejouer au soccer, donc affronter sa peur et il doit se plier aux règles de la MLS qui possède ses droits (et donc accepter d’aller à Chicago). Soit il se retire définitivement. Il ne peut poser ses conditions ! Cela ferait de lui un joueur différent au statut atypique. Tout ce qu’il veut éviter ! Son discours en prend un coup et son exemplarité aussi.

 

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Les New York Red Bulls et leur stratégie marketing proche du néant

Si vous voulez énerver un fan des New York Red Bulls, demandez lui ce qu’il pense de la stratégie marketing de son équipe favorite. Vous aurez droit à deux réactions: l’indifférence et l’incompréhension. Le service marketing est au centre des exaspérations des partisans des NYRB dans une société où les gens se plaignent généralement d’être constamment agressés par les publicités. Cherchez l’erreur !

« Comment le stade peut-il être plein s’il n’y a aucune information sur les matches à venir dans les journaux ? Les gens ne connaissent ni l’équipe, ni le Red Bull Arena qui est pourtant un joyau. Nous avons besoin de plus de relations publiques pour nous retrouver dans les journaux ou dans les émissions sportives » dit un joueur, sous couvert d’anonymat.

Voir des panneaux publicitaires, des articles journalistiques ou entendre des chroniques TV/ radio rassure le fan et cela suscite en lui de l’excitation et de la fierté. Il se sent moins seul dans sa passion et se sent donc plus intégré. Car oui, supporter au quotidien les Red Bulls dans la plus grande ville au monde peut amener à vivre de grands moments de solitude. Le soccer n’est pas le sport numéro un aux USA. (Je pense que dans 10 ans, on ne sera plus aussi catégorique ; le soccer est en effet le sport numéro un dans les universités américaines, mais le chemin est encore long). Et c’est encore plus vrai à New York qui regroupe le plus grand nombre d’équipes sportives !

(sans compter les équipes féminines)

NBA: les New York Knicks et les Brooklyn Nets

NFL: les New York Giants et les New York Jets

MLB (Baseball): Les New York Yankees et les New York Mets

NHL: Les New York Rangers et les New York Islanders

En partant du constat que trop d’équipes sportives sont présentes à New York, le service marketing des Red Bulls préfère ne pas investir dans les médias de masse de peur d’affronter la concurrence. Au final, ils ne jurent que par les coups marketing (signature de joueurs prestigieux et donc merchandising). Dans une ville aussi cosmopolite que New York, il y a largement la place pour le soccer dans les journaux, dans le métro ou encore sur les lanternons des taxis new yorkais !

Il est dur de savoir ce que pense réellement le service marketing des Red Bulls, du potentiel de la publicité et de son influence à encourager les gens à s’intéresser à l’équipe mais si l’on se base sur leurs actions passées, je pense que cela se rapproche de cette citation de John Wanamaker: « Je sais que la moitié de l’argent que je dépense en publi­cité est perdue, mais je ne sais pas quelle moitié ». Une de mes citations favorites…

Si l’on se penche sur la stratégie employée par les Red Bulls, on peut constater qu’elle se concentre principalement sur des outils dits « traçables » en délaissant les média de masse sensationnels. Si vous vous trouvez aux USA, vous constaterez que les Red Bulls sont très présents sur les réseaux sociaux et sur des sites comme Groupon (faire des prix discounts sur les matches constitue un énorme coût). Vous constaterez aussi les très nombreuses bannières envahissants votre écran et … c’est à peu près tout. Ces outils permettent facilement de mesurer l’impact d’une quelconque stratégie puisque chaque clic est décompté. Par contre, comme il demeure plus compliqué de mesurer une campagne de presse, une campagne TV ou une campagne d’affichage, les communicants des NYRB ne prennent pas de risque et délaissent ces outils de masse. Le faible budget dédié à la communication explique bien évidemment cette stratégie plutôt pauvre. No risk, no pain.

Je ne dis pas que l’organisation de grandes campagnes de publicité ferait tout à coup déplacer les New Yorkais dans le New Jersey pour assister au match. Je dis simplement qu’il serait bon de travailler sur l’image des Red Bulls, qui se résume aujourd’hui à la présence de Thierry Henry, Tim Cahill et Juninho dans l’effectif. Les Red Bulls ont un gros potentiel en terme de brand image, mais c’est actuellement le néant ! L’Impact Montréal, qui a une histoire beaucoup moins fournie en MLS (et pour cause, une année en MLS seulement), se débrouille mieux et leurs vidéos virales font régulièrement rêver les gamins qui aiment qu’on leur raconte des histoires et qu’on leur transmette des valeurs. L’Impact utilise ses tauliers (Nesta, Di Vaio, Bernier) pour faire l’intermédiaire. Aujourd’hui l’équipe de New York n’est pas engagée auprès d’associations et aucun partenariat avec les équipes de jeunes de la ville n’existe…

En somme, les New York Red Bulls feraient mieux de revoir la répartition des budgets avant chaque début de saison. Construire et développer une image de marque devrait être l’objectif marketing principal du club. En terme évènementiel, il est d’ailleurs aussi surprenant qu’un club associé à la marque Red Bull ne mette pas les bouchées doubles le jour des matches pour faire vivre aux spectateurs une expérience de match inoubliable. Ce ne sont pas les résultats actuels de l’équipe qui vont les faire revenir ! La station de métro est d’ailleurs trop éloignée du stade mais ce problème est en passe d’être résolu avec la rénovation de la station Harrison. L’omni-présence de la marque Red Bull contrarie sûrement la dynamique marketing du club. Alléluia, on a pu voir apparaître ces derniers temps des affiches dans le métro qui ne font aucune mention à l’aspect business (date du match, prix du ticket). Peut être le signe d’un changement…

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Le nouveau stade de la prochaine franchise à Miami

Ce sont les Dolphins, l’équipe de NFL, qui ont réalisé cette vidéo. Car oui, ce grand stade est initialement prévu pour les matches de Football américain. Mais il est intéressant de voir le potentiel de ce stade et sa probable capacité à se mouvoir en stade de soccer. Il est vrai que je n’aime pas particulièrement les équipes de MLS qui jouent dans des stades prévus pour la NFL (les tribunes demeurent souvent vides quand c’est le tour au soccer), mais pour les grands matches internationaux….

A suivre….

New York: la prochaine cible du Qatar?

Bon nombre de spéculations fleurissent dans les journaux sportifs américains depuis que Don Garber, le commissaire de la MLS, a organisé sa propre twitférence de presse (bit.ly/10nMqTm) il y a quelques jours sur la fameuse franchise qui sera dévoilée dans un peu plus d’un mois. La dernière en date a été publié par le New York Times.

Le Sheik mansour
Le Sheikh Mansour déjà propriétaire de Man City a fait de New York sa prochaine cible.

D’après l’article, le membre de la famille royale d’Abu Dhabi (qui possède déjà Manchester City), le Sheikh Mansour bin Zayed al-Nahyan, 42 ans, serait dans la phase finale des négociations engagées avec la MLS pour devenir le propriétaire de la deuxième franchise new yorkaise qui est favorite pour être la nouvelle équipe engagée dans le championnat.

Le Sheikh aurait déboursé 100 million de dollars pour s’approprier le club qui prendrait le nom du F.C New York City et qui débuterait en MLS seulement en 2016. C’est le double de la somme qu’avait dépensé le propriétaire de l’Impact Montréal. Les fonds privés pour financer le stade couvriraient un montant de 340 million de dollars. Il accueillera 25 000 spectateurs mais pourra en contenir 35 000 grâce à des aménagements et sera situé à Flushing Meadow Park.

Garber a repoussé la date où il doit dévoiler le nom de la nouvelle franchise. Initialement dans quatre semaines, la conférence de presse aura lieu finalement dans six semaines. La Ligue voudrait organiser la conférence de presse avant le 25 mai, date à laquelle Manchester City jouera au yankee Stadium contre Chelsea. Tout sauf une coïncidence donc..