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Le bon départ de Chivas USA, le mouton noir de la MLS

Rares auraient été les personnes à prédire un tel départ, surtout après le premier match perdu 3-0 contre Colombus. Seulement voilà, Chivas USA est deuxième de sa conférence après un mois de compétition grâce à sa victoire 4-1 face à Chicago Fire le weekend dernier. Et un homme est particulièrement fier de ce début de saison: José Luis Sanchez Sola alias Chelís.

Cheli, le Nicollin de la MLS
José Luis Sanchez Sola, le Nicollin de la MLS?

Même les Mayas n’auraient pu le prédire. Emmenés par Dan Kennedy, le gardien auteur de parades exceptionnelles et par les exploits de ses attaquants Edgar Mejia et Juan Agudelo, les chèvres (Chivas en espagnol) ont démantelé Chicago d’une manière sans équivoque qui fait sûrement regretter les commentaires calomnieux des journalistes américains du début de saison.

Dirigé par le très controversé José Luis Sanchez Sola alias Chelís, le club considéré comme le petit frère du club mexicain C.D. Guadalajara (les deux clubs sont affiliés) cumule sept points après quatre journées, et ceci après avoir déjà joué le Los Angeles Galaxy, le champion en titre, avec qui il partage le même stade.

Jusqu’ici, le 3-5-2 déployé par Chelís marche superbement. Cette tactique est d’ailleurs à l’image de son entraineur mexicain: original, offensif et spectaculaire. Alors qu’à l’intersaison, le manager mexicain a été accusé par les journalistes « d’hispaniser » volontairement son équipe (neuf départs, six non hispaniques pour quatre arrivées, toutes hispaniques), il a récemment réfuté cet anti-américanisme en mettant en avant un budget limité qui l’empêche de faire autrement. On a du mal à le croire. Voici un condensé des dernières déclarations d’un coach détonant et provocateur pas comme les autres:

Conférence de presse après sa nomination comme manager de l’équipe, en décembre 2012:

« Nous allons tenter de donner un style à l’équipe qui plaira à nos fans (composés pour la majorité de latinos), sans oublier que nous jouons aux Etats-Unis… Nous mêlerons les deux cultures. J’ai l’impression que Chivas a perdu cette technique qui est si importante au Mexique et en Amérique latine. Nous devons rétablir ça. »

Sur l’identité du club:

« Je pourrais nommer, sans souci, 15 joueurs mexicano-américains qui ont joué pour d’autres équipes que Chivas USA. C’est une tragédie ! C’est pareil que d’avoir des filles et de ne pas savoir où elles dorment le soir venu ! Et quand tu les attrapes enfin, elles t’annoncent qu’elles ont eu trois fils pendant ce temps. Tu te demandes comment c’est possible ! »

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Sur ses joueurs hispaniques:

« J’oublie qu’ils sont mexicains. C’est comme une salade de fruit. Vous ne faites pas la différence entre le melon et le cantaloup (sorte de melon). Nous sommes Chivas USA, et tous dans la même salade. »

Sur lui-même:

« Je ne veux pas m’exprimer en anglais. La langue anglaise n’a pas assez de verbe pour exprimer ce que je pense. Donc je parle espagnol à mes joueurs. Et si ça ne vous plait pas c’est la même chose »

Sur son mode de vie américain:

« Je ne me vois pas vivre ici plus de deux ans. Ma maison me manque à Puebla, mes amis, mon canapé, ma télé, et l’océan. Puebla n’est peut être pas une ville toujours agréable. Parfois, les gens vous font peur. Mais c’est chez moi. »

Après le match nul de son équipe contre Los Angeles dimanche dernier:

« Je n’aime pas le Los Angeles Galaxy. Vous savez, même si les Ferrari sont de belles voitures, je n’aime pas la marque. Avec le Galaxy, c’est pareil. Je préfère la Mastretta MXT (voiture de sport mexicaine à deux places »

« Notre adversaire a été magnifique (ironique). Ils sont les meilleurs sur le continent. Je respecte ce qu’ils font, mais c’est une équipe new yorkaise (sous entendu, une équipe favorisée par les commissaires de la ligue basés à New York). Ce type d’équipe existe dans chaque pays. Le Real Madrid en Espagne, Boca en Argentine. Et puis il y a le Galaxy ici. »

Sur la difficulté qui attend son équipe avec la rencontre contre Chicago qui se profile:

« Ils vont me jeter des bouteilles dessus? S’il vous plait, je viens du Mexique. J’ai été dans de nombreux stades où dès lors que je posais le pieds sur la pelouse, les supporters se déchainaient et essayaient d’escalader la tribune pour venir me dire ce qu’ils pensaient de ma mère. C’était comme ça pendant 95 minutes. Vous pensez qu’à Chicago, ils vont m’uriner dessus? (rires diaboliques) »

Le Rivalry week fini, quel bilan?

Il me semble que ce Rivalry Week, qui ressemble pourtant à une très bonne idée, est arrivé un peu trop tôt. C’est un peu comme si un bon gros morceau de steak bien savoureux et parfaitement grillé vous était servi à l’heure du petit déjeuner. Il n’y a rien à dire concernant le produit, mais ce n’est simplement pas le bon timing…

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En bonus, moi avec un chapeau texan lors d’un séjour à Dallas

Vraiment? Le MLS Rivalry Week devait vraiment arriver en mars, au 3ème round alors que le calendrier en compte 34 ? Pour rappel, la MLS a tenté une innovation en essayant d’organiser pour le compte de la 3ème journée de championnat des matches opposant exclusivement des équipes rivales. Je pense juste qu’il aurait été préférable d’avoir ce genre de matches en fin de saison régulière, vers la fin août ! Lorsqu’ils vont regarder les affluences du week end dans les stades, les dirigeants de la MLS vont être indéniablement déçus. Le timing était définitivement mal choisi.

D’un côté, c’est vrai, les tribunes étaient pleines du côté de Montréal, de Seattle, ou encore en Utah pour le duel des Rocheuses entre le Real Salt Lake et Colombus Crew. Mais encore heureux ! Par contre, d’un autre côté, les gradins n’étaient pas « full » du côté de Philadelphie, de New York et de Dallas. Très surprenant aussi, le Home Depot Center n’affichait pas complet pour le SuperClasico (Los Angeles Galaxy – Chivas).

Peut être qu’il aurait été plus judicieux de laisser encore un peu se dérouler la saison qui vient de commencer avant de vouloir déclarer les hostilités entre supporters. Cela dit, j’applaudis cette innovation qui a excité mon intérêt. La MLS est à bien des égards en avance grâce à ses régulières innovations qui en font un championnat de plus en plus attractif. Vivement le Rivalry Week 2014, mais avec quelques ajustements…

Voir aussi l’article sur les explications des matches du Rivalry week https://majeureliguefootball.wordpress.com/2013/03/17/la-rivalry-week-une-premiere-en-mls/

@j_cortinovis

Diego Valeri: « Je voulais tellement venir en MLS »

Diego Valeri, le nouveau milieu offensif argentin des Portland Timbers a décroché une première récompense individuelle à peine la saison commencée. Son premier but en MLS le week end dernier contre New York a été désigné Goal of the week. Mais au fait Diego, qui es-tu?

12369018-essayDiego Valeri est un joueur qui suscite toujours autant d’attention en Argentine. D’ailleurs si vous demandez à n’importe quel acteur du championnat local s’il le connait, il vous répondra d’une manière qui ne laisse guère de doute: le milieu offensif de 26 ans est tenu en haute estime dans son pays natal. Pour tout dire, son départ en MLS a été une énorme surprise, mais ce que les gens ne savent pas, c’est que la Major League Soccer a toujours été son championnat de cœur. Il avait d’ailleurs appris l’anglais un an auparavant, comme pour mieux provoquer le destin.

« Je voulais tant jouer pour cette Ligue qui progresse tant, et pour Portland ! » a confié Valeri à FutbolMLS.com. « J’ai eu ce désir plusieurs fois lorsque je jouais en Argentine à Lanus, alors quand j’ai enfin eu une offre de là bas, je n’ai pas hésité ». Après sa première partie contre New York (3-3) , beaucoup de clubs vont regretter de ne pas avoir saisi cet appel du pied et de ne l’avoir débauché.

Même s’il est trop tôt pour le savoir, ce transfert a tout l’air d’être un très joli coup pour les Timbers. La venue du technicien était un objectif majeur au sein du club, et cela a ravi le joueur qui s’est dit impressionné par les ambitions du club.  Il a snobé les offres venues de Turquie, du Mexique, du Brésil et bien sûr d’Argentine mais il ne faut pas le prendre mal; de toutes façons, il n’avait de yeux que pour la MLS.

Trois sélections nationales avec l’Argentine malgré Messi et les autres

Diego Valeri, lors de son prêt à Porto en 2009
Diego Valeri, lors de son prêt à Porto en 2009

« Le truc, c’est aussi que Portland a une organisation très pro. C’est un club avec une histoire, et ce n’est pas si commun que ça en MLS. J’aime cette idée de venir ici et de remporter des titres avec les Timbers. » Il continue: « A mon âge, c’est fondamental d’être dans un club qui est sûr de ses objectifs. Être dans une équipe capable de gagner des trophées est réjouissant pour n’importe quel joueur et les conditions sont réunies ici. »

Mais qui est donc ce joueur que les Timbers voulaient absolument? C’est un technicien d’1m77, créatif et élégant sur le terrain, qui détient trois sélections avec l’Albiceleste, toutes obtenues en Copa America, mais qui en auraient probablement plus si la concurrence ne s’appelait pas Messi, Pastore, Di Maria & cie. Il a aussi joué en Europe, lors de prêts à Porto en 2009 (25 matches) et à Almeria (12 matches) la saison suivante. Il a récemment été élu parmi les trois meilleurs joueurs argentins du championnat argentin en compagnie de Juan Roman Riquelme et Rodrigo Brana.

Son fameux but avec Portland élu Goal of the week. « He said Hello to Portland » conclu le commentateur

Cette envie de joueur en MLS, il l’a depuis qu’il a assisté à un match opposant les Galaxy aux Red Bulls au Home Depot Center à Los Angeles lors d’un voyage aux USA avec son équipe de Lanùs. Il s’est ensuite renseigné auprès de son ami du Real Salt Lake, Javier Morales: « Il me questionnait toujours sur la MLS avec un grand sourire » avoue aujourd’hui son copain de toujours avec qui il  a débuté en Amérique du Sud. Son ancien entraineur en Argentine et ancienne idole de Boca Juniors, Guillermo Barros Schelotto, a aussi dit beaucoup de bien de la Ligue, lui l’ancien joueur de Colombus. Schelotto est confiant sur l’impact que le joueur, en prêt pour un an à Portland, pourrait avoir. D’ailleurs, il est sûr que les Timbers vont déclencher la clause qui leur permet d’acheter le joueur à tout moment. Le joueur, vous l’avez compris, en serez ravi. D’autant plus que sa femme et sa fille sont très heureux dans cette ville de l’Oregon, très verte et très belle. »Les gens sont cool. Ils sont calmes et très respectueux » dit l’homme qui, par ailleurs, étudie la spiritualité et les sujets théologiques quand il ne joue pas. « J’espère que je resterai longtemps ici ».

Source: mlsoccer.com

La FFF et la MLS concluent un partenariat

La Major League Soccer et la Fédération Française de Football ont annoncé un partenariat destiné à fournir aux éducateurs des académies des clubs de MLS une formation de 16 mois dispensée par les instructeurs de la FFF, à l’issue de laquelle ils pourront obtenir leur Diplôme d’Entraîneur Formateur d’Élite (Elite Formation Coaching License).

FFF MLSLa FFF accueillera la délégation américaine à Clairefontaine et guidera les jeunes éducateurs à travers un programme qui sera le même que celui donné à ses entraineurs locaux en devenir. Cependant, cette formation inclura des spécificités qui sont propres à la fédération américaine (the United States Soccer Federation) et à la fédération canadienne (the Canadian Soccer Association).

« Nous sommes très excités par ce partenariat conclu avec la FFF. Dans l’espoir d’être parmi les Top Leagues dans le monde en 2022, nous avons l’ambition d’être l’un des pays  le plus formateur. Cette initiative ne peut être que bénéfique pour les académies des clubs » a déclaré Todd Durbin, le Vice Président Exécutif de la MLS. Le programme débutera par huit semaines de cours intensifs et deux semaines de stage dans les équipes de jeunes de quelques équipes européennes dont le Real Madrid, l’Athletic Bilbao et le Paris Saint-Germain.

« A travers ce partenariat avec la MLS, la Fédération Française de Football est fière et excitée de s’engager dans un merveilleux projet. Les ambitions de la MLS sont grandes et le staff technique de la FFF est honoré d’avoir été choisi pour mener à bien ce projet. Cet engagement avec la MLS sera la fondation concrète d’un développement haut de gamme voulu pour le Football français et américain, symbole d’une amitié de longue date entre la France et les Etats-Unis. » a ajouté François Blaquart, le directeur technique de la FFF.

Chaque club de MLS, avec la validation de la fédération américaine, désignera donc un éducateur de son académie pour participer à ce programme qui s’étalera sur huit sessions de Février 2013 à Mai 2014. Reste à savoir ce que la FFF et le football français y gagne.

Source: http://www.mlssoccer.com