Foulée sentimentale

Il n’y a qu’à voir l’engouement autour de Marseille-Cassis, dimanche dernier (20.000 participants), pour se rendre compte de la passion française pour la course à pied. Mais on ne s’improvise pas runner du jour au lendemain, au risque de stagner ou même pire de se blesser. C’est tout le sujet de l’ouvrage « Pour une foulée efficiente », sorti aux éditions Amphora, qui s’intéresse à des techniques simples pour progresser dans sa pratique. Son auteur, Ivan Raça, entraîneur-formateur pour la fédération d’athlétisme, a souhaité proposer des exercices ludiques et pratiques pour améliorer sa qualité de pied et voler sur le bitume. Tout le monde est concerné par ce guide, tant les coureurs à la recherche de la performance pure que les joggeurs qui privilégient la forme et doivent, eux aussi, éviter de s’esquinter les articulations. Surtout, on apprécie le fait de pouvoir appliquer ces méthodes sans matériel adéquat ni environnement spécifique, comme un prolongement amélioré de nos entraînements d’antan. Un ouvrage structuré, efficace et aérien, à l’image de la foulée des champions des hauts plateaux africains.
Pour une foulée efficiente – Ivan Raça – Editions Amphora – Disponible en librairie – 21,50 euros

Marseille-Cassis, plus belle la vue

Ils étaient près de 20.000 intrépides à partir à l’assaut de la Gineste, ce dimanche, pour la 40e édition de Marseille-Cassis. Et ils ne l’ont pas regretté malgré un ciel très couvert et un parcours toujours aussi redoutable. Le bonheur de partager vingt kilomètres avec tous ces amoureux du bitume, cette splendide vue plongeante sur les calanques et les encouragements des supporters et bénévoles ont vite pris le dessus, donnant tout le sel à la plus mythique des courses méditérannées. Au final, c’est l’Éthiopien Olika Adugna qui a rallié la ligne d’arrivée le premier en 1 heure et 29 secondes devant son compatriote Abera Kuma. Une Ethiopie triomphante puisque la lauréate féminime vient également des hauts plateaux avec le triomphe de Gete Alemayehu en 1 heure 8 minutes et 46 secondes. Mais l’essentiel était ailleurs : dans ces images fortes et dans les émotions ressentis par les coureurs qui, malgré la souffrance, relèveront une nouvelle fois le défi l’an prochain.

Marseille-Cassis : 40 ans et toujours plus beau

Le cru 2018 était remarquable, celui-ci s’annonce exceptionnel. Car c’est sous un ciel gris que 20.000 courageux prendront le départ, ce dimanche, de la 40e édition de Marseille-Cassis, reliant le stade Vélodrome aux hauteurs du port de pêche méditérannéen. Un événement attendu de pied ferme par tous les passionnés de running et les plus féroces compétiteurs, puisque plusieurs coureurs des hauts plateaux africains se mêleront à la foule de personnalités pour partir à l’assaut du col de la Gineste. Pas effrayés par ce record d’affluence (5.000 personnes en plus), les organisateurs ont réservé aux participants un parcours exceptionnel et espèrent une course à la hauteur du panorama vantant les beautés du massif des Calanques. Marseille-Cassis fait en effet partie du patrimoine marseillais et compte « parmi les courses les plus prestigieuses et renommées du monde », rappelle son créateur, le président de la Fédération française d’athlétisme, André Giraud. A vérifier, ce dimanche 28 octobre, sur la ligne d’arrivée sous les coups de 10h. Et certainement sans le traditionnel bain dans la Méditérannée, météo maussade oblige…

Le diable s’habille en Strava

Le passé du cyclisme fait à la fois sa beauté mais nourrit aussi son poison. On l’a encore vu récemment avec des personnages clivants comme Gianni Moscon, au coup de pédale aussi efficace que son uppercut, ou encore Mark Cavendish, pas le dernier pour se frotter aux grands gabarits du peloton dans l’emballage final. Ce dernier fait d’ailleurs partie des quarante mauvais garçons du vélo, choisis par Hugo Sport, pour en dresser le portrait dans son dernier ouvrage « Bad Boys du cyclisme ». Le profil de ces hommes de caractère pour Christian-Louis Eclimont, son auteur ? Avoir un trait singulier qui marque sa différence, une tête plus ou moins bien faite qui dépasse du peloton, une teigne dont on se rappelera les heures de gloire mais aussi les actes sans moral. C’est avec un plaisir coupable que l’on parcourt ces pages en se remémorant pourquoi on aimait tant les Marco Pantani, Richard Virenque, Laurent Fignon, Bernard Hinault. Des as du braquet avec du tempérament qui font partie de la mémoire collective. Chacun de ces portraits est écrit avec soin et raconte une histoire souvent punchy, parfois attendrissante. A l’image de ces sujets.

Bad Boys du cyclisme – Christian-Louis Eclimont – Hugo Sport – Disponible en librairie – 17,50 euros.