Breaking news. La MLS vient d’annoncer qu’elle a instauré un nouveau système révolutionnaire qui permet le prêt de jeunes joueurs à l’intérieur de la ligue. Cette nouvelle règle est en fait déjà en vigueur depuis le début de la saison 2013 même si elle n’a toujours pas été utilisé. Nous verrons ainsi quel joueur rentrera dans l’histoire de la MLS en devenant ainsi le premier joueur prêté et emprunté par une franchise.Voici l’explication de ce système:
1) Seulement les joueurs de moins de 24 ans sont concernés par ce système de prêt
2) Les prêts doivent s’effectuer dans une période de transfert bien précise (12 février – 6 mai)
3) Les prêts durent jusqu’à la fin de la saison (les joueurs prêtés retournent dans leur club après la MLS Cup = finale de la MLS)
4) Les négociations financières sont menées seulement par les deux clubs concernés (la MLS n’entre pas dans les négociations)
5) Chaque franchise est libre de prêter ou d’emprunter le nombre de joueur qu’elle souhaite tant qu’elle respecte les règles précédentes
Jusqu’ici, aucune franchise n’a utilisé ce nouveau système. Il leur reste toutefois une quinzaine de jours si elle estiment juger bon d’ d’enrichir leur effectif. Mais toutes les équipes sont complètes puisque les effectifs ont été bâti en début de saison pour être en conformité avec les différentes règles que la MLS instaure. Toujours est-il que cette nouveauté est très intéressante et qu’elle permettra sans aucun doute de donner du temps de jeu aux jeunes joueurs. J’ai quand même envie de dire « il était temps ».
La MLS est un championnat atypique et les bons entraineurs se cassent souvent les dents en Amérique du nord. Voici un flop 5 (qui sera mis à jour petit à petit) des pires coaches ayant oeuvré en MLS:
N°5 – Hans Westerhof (Chivas USA – 2007)
La sortie, c’est de l’autre côté Hans
Les coaches néerlandais sont connus en Europe pour être de très bons formateurs, et très à cheval sur l’aspect technique du jeu. Pas en MLS. Les Pays Bas ont produit un des pires entraineurs de MLS de tous les temps. L’ancien coach en chef de Chivas de Guadalajara au Mexique arrive en Californie pour prendre les rênes de Chivas USA, le petit frère du club mexicain. Il est attendu là bas pour arranger les choses après le passage médiocre de Thomas Rongen, l’intransigeant entraineur néerlandais. L’équipe est alors sur une série de 1-8-1 (victoires, nuls, défaites) et aligne des prestations narcotiques. Il faut réagir, mais malheureusement, l’électrochoc ne se fait pas sentir. La fin de saison est aussi pénible que le début (3-14-4) mais Westerhof a au moins le mérite d’animer le quotidien du club en se clashant avec le propriétaire d’abord puis les joueurs ensuite pour des désaccords permanents. Les résultats ne parlent pas pour lui… Il est remplacé illico presto par Bob Bradley, sans armes, ni violence mais avec haine.
N°4 – Carlos de los Cobos (Chicago Fire – 2010)
« We are the Fire » mais you are fired Carlos
Chicago ne s’est toujours pas remis de la période Carlos de los Cobos. En raison d’une lutte de pouvoir, le Fire est contraint de se séparer de Denis Hamlett à l’issue de la saison 2009, entraineur très apprécié dans l’Illinois (meilleur défenseur de MLS en 1996, victime d’un AVC en 1997, il est forcé de s’arrêter et intègre immédiatement le staff de Chicago). C’est le Mexicain Carlos de los Cobos, qui connaît alors le succès avec la sélection du Salvador, qui le remplace. Alors que Chicago est l’une des meilleures équipes de MLS à l’époque, ce changement d’entraineur va immédiatement changer la donne. Deuxième de sa conférence la saison précédente, l’équipe n’accède pas aux playoffs lors de la saison suivante et elle macère au fin fond du classement la saison d’après avec pourtant un effectif au top. Il devient l’ennemi public numéro 1 et est finalement viré au cours de celle-ci. La mauvaise gestion de de los Cobos est encore plus flagrante quand son successeur Frank Klopas redresse immédiatement la barre et manque in extremis la qualification en playoffs lors de la seconde partie de saison. Il le fera l’année suivante mais l’équipe reste marquée par cette dévastatrice période. Carlos de los Cobos est reparti au Mexique depuis et on déconseille quiconque de prononcer son nom dans la ville. Il est surnommé « the crook » qui veut dire l’escroc…
N°3 – Piotr Nowak (Philadelphie Union – 2010/2012)
De gaffes en gaffes…
C’est vrai, statistiquement parlant, Nowak n’est pas le pire des entraineurs. Il a notamment permis à son équipe de jouer les playoffs lors de sa seconde année. Mais ses actions durant son règne à Union ne devraient pas lui permettre de coacher à nouveau en MLS. Voyez plutôt.
Philadelphie a licencié son entraineur pour « négligences » à la suite d’un entrainement où la température excédait les 40°C et où le manager polonais n’avait pas trouvé mieux d’interdire… les bouteilles d’eau ! Auparavant, Nowak a accumulé les bourdes. Il utilisait ainsi son adresse professionnel du club pour postuler à des postes vacants en Europe. Il profitait aussi des largesses du service comptable pour régler ses problèmes financiers quotidiens. Plus grave, il était soupçonné de vouloir vendre ses joueurs pour garnir son propre compte en prenant des commissions. Lorsque Nowak était sur le point de se faire virer par ses supérieurs, aucun de ses joueurs n’a pris sa défense. Le signe que ses actes ne faisaient plus rire grand monde en interne. Mais Nowak n’allait pas partir sans faire parler de lui une dernière fois. Il a décidé d’attaquer son ancien employeur pour licenciement abusif comme pour faire durer le cauchemar. Le procès est toujours en cours…
N°2 – Aron Winter (FC Toronto – 2011/2012)
Winter rhabillé pour l’hiver
Le recrutement de Winter à Toronto aurait du permettre au club canadien de lui faire passer un cap, lui qui n’avait jamais accéder aux playoffs. Aron Winter était auparavant le coach de la réserve de l’Ajax d’Amsterdam et son habileté à former et lancer des jeunes talents avaient largement aider le plus grand club hollandais à renouveler son effectif. Malheureusement, Winter n’a jamais compris et cerné la règle du salary cap en MLS.
Sous sa responsabilité, la franchise a effectué de trop nombreuses transactions qui n’ont rien amené de bon à l’équipe. L’effectif est au final très pauvre, et Winter est complètement dépassé par la multitude de règles qui entourent cette période de transfert. Il fait signer Torsten Frings et Danny Koevermans comme joueurs désignés en désespoir de cause mais se brouille avec eux lors de sa deuxième saison. En fait, dire que la seconde année de Winter est un désastre serait un euphémisme. D’ailleurs plusieurs joueurs mettent publiquement en doute les décisions de leur coach. Toronto effectue le pire départ (0-9-0) dans l’histoire de la MLS et Winter se fait logiquement virer … le lendemain de sa première victoire contre Philadelphie Union.
N°1 – Ruud Gullit (Los Angelex Galaxy – 2008)
Ruud Gullit un brin flemmard à Los Angeles
Les résultats du Galaxy sous la houlette de Gullit ne sont pas catastrophiques (6-8-5), mais on peut quand même parler de sacré échec quand on connaît les moyens et les espoirs que les dirigeants californiens avaient placé dans le néerlandais.
Comme son compatriote Aron Winter, Gullit ne réalise pas l’importance de la draft et ne saisit pas toutes les subtilités du salary cap. Il affaiblit dangereusement l’équipe malgré la présence de Landon Donovan ou de David Beckham, ce dernier venant d’arriver aux USA. Gullit est aussi le premier coach qui partage avec Allen Iverson (l’ex joueur de NBA) un dédain incompréhensible pour les entrainements. En effet, il annule plusieurs entrainements dans la saison au plus grand désespoir des joueurs expérimentés et des techniciens de l’équipe. Son salaire de deux millions de dollars par an fait pour moi de Ruud Gullit le plus grand flop de la courte histoire de la MLS.
Los Angeles Galaxy est le dernier exemple en date. Après avoir souffert lors de la saison régulière passée, une dernière ligne droite parfaitement négociée l’a finalement mené jusqu’au titre. Un motif d’espoir pour plusieurs équipes en souffrance en ce début de saison.
La fable de Jean de la Fontaine « le lièvre et la tortue » n’est pas véridique en MLS
Un mois de compétition, et le classement nous offre déjà des surprises. Ainsi, des équipes vagabondent à des places inhabituelles. En haut comme en bas. DC United, Seattle, Chicago ou encore New York (ça va un peu mieux depuis le week-end dernier) font partie de ces formations en mauvaise posture à la surprise générale, alors que Montréal, Chivas et Dallas surprennent par leur très bon classement.
Mais comme nous l’a montré Los Angeles l’année dernière, un très mauvais départ en saison régulière n’est pas nécessairement compromettant. C’est la particularité de la MLS avec ce système de playoffs. Une défaite 2-1 contre Houston le 26 mai dernier avait fini par décourager les supporters du Galaxy à la mi-saison car elle maintenait l’équipe dans les bas fonds du classement suite à une série de sept matches consécutifs sans victoire.
« Le plus important, c’est de bien finir » admet le milieu de Colombus Crew Eddie Gaven. « C’est sûr que tu ne veux pas prendre du retard trop tôt dans la saison pour ne pas passer le reste du temps à essayer de revenir à distance. En fait l’idéal, c’est d’atteindre le pic de forme optimal au bon moment. C’est à dire à la fin de la saison régulière. On l’a tous vu lors des dernières saisons. Quand une équipe devient « hot » au fil des mois, elle accède généralement aux playoffs même avec le pire des départs. Et elle fait même mieux que d’y accéder. »
En même temps, à l’instar de Montréal, une torride fin de saison n’a pas suffi à aider le Crew à atteindre les playoffs la saison passée, pour ce qui aurait été la cinquième fois d’affilée. De ce fait, tout au long de cette intersaison et aujourd’hui encore, le coach Robert Warzycha répète constamment à ses joueurs de ne pas compromettre leur chance avec un mauvais départ (2 victoires, 4 nuls, 2 défaites l’année dernière lors des huit premiers matches).
« Je leur dit souvent que trois points pris maintenant sont trois points de moins à prendre en fin de saison ». Le défenseur Chad Marshall a bien compris le discours de son coach mais préfère souligner la régularité plutôt que l’intermittence: « Faire un bon départ ne veut pas dire que vous allez terminer de la même manière et vice versa ».
Il existe un certain nombre de raisons qui expliquent ces retournements de situation en milieu de saison. Une toujours plus grande parité entre les équipes (le système de salary cap y est pour beaucoup) par exemple, ou encore les 34 matches de la saison régulière qui s’étalent sur huit longs mois de compétition où il demeure impossible d’être régulier. Le retour en force de Colombus l’année dernière coïncide avec les arrivées des attaquants Jairo Arrieta et Federico Higuain qui ont rejoint l’équipe en cours de saison.
Gaven insiste: « Il suffit de trouver son second souffle au bon moment. Il y a 34 matches, tu ne vas pas assurer les playoffs en un mois au bout de quatre matches. C’est une très longue saison, il y a donc assez de temps pour les équipes de refaire leur retard. Une bonne série les fait très vite remonter. » Il faut rappeler que les playoffs sont accessibles à partir de la cinquième place pour les deux conférences qui contiennent 9 et 10 équipes, et qu’il est donc possible d’y accéder même après une saison régulière médiocre.
Mais coach Warzycha admet que toutes les franchises préfèrent un bon départ: « Même s’ils disent qu’ils ne le font pas, tout le monde regarde le classement après chaque week-end victorieux. Çà vous donne de l’assurance, de la confiance. Vous n’avez pas à vous poser 100.000 questions. Les doutes n’existent pas donc vous tracez ! ». Comme l’Impact Montréal, Colombus Crew trace plutôt bien son chemin en ce début de saison (2-2-1). Les deux équipes se rencontreront le 13 avril pour un match qui opposera donc deux équipes en forme.
Mais vous l’avez compris, un bon comme un mauvais départ ne sont pas prépondérants en MLS. L’adage de Jean de la Fontaine qui dit que « rien ne sert de courir ; il faut partir à point » fait figure d’exception ici. Comme c’est souvent le cas en MLS.
Frédéric Piquionne a été très discret jusqu’à maintenant. Rentré en jeu lors du dernier match de Portland, il n’a pas encore vraiment pu briller. La faute aux démarches administratives qui l’ont empêché de se concentrer sur l’aspect sportif . Mais tout semble réglé et sa saison pourra donc réellement débuter samedi contre Colorado Rapids.
L’attaquant néo-calédonien a rejoint Portland quelques heures avant le match contre Seattle, il y a dix jours. Il était à Paris toute la semaine pour régler les ultimes détails administratifs. Encore jet lagué, il avait été lancé dans les 20 dernières minutes de la partie à Seattle dans une arène hostile de 40.000 personnes qui accueillait dans le même temps sa nouvelle star Obefami Martins. 20 minutes durant lesquelles les Timbers ont souffert pour finalement arracher l’égalisation et ramener un point du CenturyLink Field Stadium (1-1).
« Le stade respirait l’atmosphère foot » a confié cette semaine Piquionne, visiblement conquis par l’ambiance. Cette dernière a renforcé la décision du français de signer en MLS lui qui a déjà connu de tels climats dans les derbies rhodaniens (OL-ASSE). Le joueur a pu profiter d’un week-end libre, calendrier oblige, pour se reposer après avoir passé beaucoup de temps dans les aéroports. « C’est bien pour moi parce que la semaine dernière, j’étais lessivé ! J’ai eu un programme spécifique pour récupérer et je pourrai être au top samedi. En espérant le jouer. » L’attaquant pourrait être aligné d’entrée de jeu contre les Colorado Rapids.
Ballon de plomb en 2008…
Engagé en début de saison par les Timbers après avoir passé trois ans en Angleterre sans jamais convaincre les dirigeants de ses clubs (Portsmouth, West Ham et Doncaster), il arrive dans l’Oregon pour remplacer les attaquants Brent Richards et Bright Dike, tous deux blessés lors de l’avant-saison et out pour un bon paquet de temps. Il représente plus qu’une alternative avec son physique longiligne qui permettra aux Timbers de jouer autrement, à savoir plus plus haut grâce à sa faculté à conserver le ballon. Mais pour ça, il a besoin de la confiance de ses partenaires. Souvent raillé à Lyon pour ses trop nombreuses maladresses (élu ballon de plomb 2008 devant Ronald Zubar), le joueur a prouvé auparavant à Rennes, Saint-Etienne et Monaco qu’il pouvait être un top player. La concurrence lyonnaise ne l’a pas aidé à l’époque, (Benzema, Fred, Kader keita) pas plus que le climat délétère qui a sonné cette année là la fin de l’hégémonie des Gones en Ligue 1.
L’international français (il compte une seule sélection) est le second frenchie après Mikaël Silvestre à rejoindre Portland. Comme lui, il est passé par une période d’essai avant de signer. Il a reconnu que la présence de son compatriote a rendu les négociations plus faciles. Il pense avoir fait le bon choix: « C’est la meilleure chose pour moi de rester ici. Le coach ainsi que toute l’équipe ont été parfaits avec moi. J’ai toutes les raisons d’être heureux. J’ai 34 ans, je suis aux States, que demander de plus ? Mais je ne vais pas me la couler douce. Le coach attend beaucoup de moi ». Son rôle pour le moment est de soulager les attaquants Darlington Nagbe et Ryan Johnson. Le statut d’international jamaïcain de ce dernier permettra au Français certainement de débuter plusieurs matches. « Je pense que nous avons un bon groupe. Je peux aider l’équipe grâce à mes expériences vécues dans des grands clubs d’Europe. Même si j’ai 34 ans, mes jambes répondent toujours et je vais le prouver ». En attendant de devenir peut être un joueur clé, la saison de Fredéric Piquionne débute samedi.