Archives pour la catégorie Dossiers

Ces joueurs américains qui ont franchi l’Atlantique

#5 Alejandro Bedoya, The Newcomer

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Comme Charlie Davis, Bedoya a appris à frapper la gonfle aux Boston Eagles. Il signe son premier contrat professionnel en Suède avec Orebro, s’envole en Ecosse chez les Glasgow Rangers où il reste un an, avant de revenir en Suède à Helsinborg. Titulaire indiscutable ces deux dernières saisons, l’international américain (19 sélections, 1 but) inscrit 11 buts et délivre 9 passes décisives toutes compétitions confondues avec le club suédois où les supporters le regrette déjà. Le milieu de terrain d’origine colombienne s’illustre également lors de la dernière Gold Cup remportée par les USA. Bedoya finit même meilleur passeur de la compétition avec trois passes décisives.

Il a donc attiré l’oeil des scout européens et surtout ceux du FC Nantes qui ont fait le forcing pour le recruter cet été après avoir échoué à faire venir Slimani. Il a signé trois ans et fait partie de la nouvelle génération de joueurs offensifs américains, lancée par Jurgen Klinsmann. S’il n’a jamais évolué en Ligue 1, Alejandro Bedoya connait malgré tout le championnat puisque l’un de ses meilleurs amis, Charlie Davis, y a joué sous les couleurs du FC Sochaux. C’est donc en connaissance de cause que ce polyvalent milieu de terrain, habile techniquement et disposant d’un coffre important, a choisi de rejoindre le promu nantais cette saison.

#4 Freddy Adu, The Fail

artimgchp-6103J’avais parlé de lui il y’a quelques semaines ici. Le Ghanéen joue maintenant pour Bahia au Brésil après avoir échoué partout où il est passé. Un gros flop pour celui qui était considéré comme un grand espoir du foot à DC United et au Real Salt Lake. Football Manager a permis aussi au joueur de se faire une petite notoriété. En 2008, il rejoint Monaco mais arrive à court de forme. 9 matches au total avec l’équipe pro, et une dizaine de matches avec l’équipe réserve. Le staff monégasque ne se prive pas de critiquer Lil’ Freddy: fainéant, pas combatif et résigné, il revient au Portugal la queue entre les jambes pour encore moins jouer… Comment te dire Adu?

#3 Charlie Davis, The Unfortunate

davies_9Grand espoir du football universitaire, il refuse le contrat génération Adidas et n’attend pas la fin de ses études pour rejoindre la Suède et Hammarby IF où il explose dès sa deuxième saison. Il arrive à Sochaux un an plus tard avec beaucoup d’ambitions et les médias sont plus qu’enthousiastes à son sujet, surtout après l’avoir vu à l’oeuvre en Coupe des Confédérations et en Gold Cup. Il confirme ces espoirs placés en lui en scorant deux fois lors du second match contre Bordeaux, alors qu’il rentre seulement en deuxième mi-temps. Malheureusement, Davis est victime d’un terrible accident de la route à Washington quelques semaines après. Il survit après 5h d’opération mais le miracle s’arrête là. Il ne retrouvera jamais les pelouses françaises et sera prêté, deux ans après son accident, à DC United où il enchaîne les matches. Sochaux le lâche définitivement après avoir compris qu’il ne retrouvera jamais son niveau. Le FC Randers au Danemark y croit mais se trompe complètement en l’embauchant (26 matches, zéro but). New England Revolution lui a donné une énième chance ces derniers jours, et on espère sincèrement qu’il aura dorénavant de jolies choses à raconter sur son Twitter, lui qui détaille sa vie sur ce réseau social.

#2 Carlos Bocanegra, The Captain

rennes-carlos-bocanegra_lightbox_diaposCarlos Bocanegra a déjà un statut d’international confirmé lorsqu’il rejoint Rennes en 2008. Il a débuté au Chicago Fire en 2000 et tente sa chance avec succès à Fulham en 2004. Il devient la coqueluche du club anglais après quatre belles années d’un point de vue personnel. En Bretagne, il récupère le brassard de capitaine à la fin de sa première année en France. Il retrouvera cet élastique à Saint Etienne où il est transféré en 2010 dès sa deuxième saison dans le Forez. Il quitte les Verts à la surprise générale pour rejoindre les Glasgow Rangers et perdra petit à petit sa place en sélection, mais préserve à jamais sa médaille de joueur le plus sexy de France en 2009. Il a signé récemment chez le pire club de MLS, Chivas USA, après avoir vécu une saison compliquée au Racing Santander.

#1 Greg Vanney, The First One

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Après avoir joué avec les UCLA Bruins à l’université, il reste en Californie et signe son premier contrat professionnel avec le Los Angeles Galaxy. Il y reste six ans avant de rejoindre l’Hexagone… pas exactement puisqu’il part à Bastia. En concurrence avec Christophe Deguerville, puis Anther Yahia et David Sauget, Greg Vanney reste tout de même trois ans en Corse, où il joue à 60 reprises avant de quitter le club. Il ne jouait pas assez pour prétendre intégrer la sélection américaine qualifiée pour la Coupe du monde 2006. Il est transféré au mercato 2004-2005 aux Dallas Burns où il continue une carrière honnête. Il termine finalement sa carrière en 2008 là où il a commencé, à Los Angeles et restera à jamais le premier Américain à avoir foulé les pelouses de Division 1 *.

* David Régis est en fait le premier, mais l’ancien joueur de Metz, notamment, a été naturalisé en 1995 après s’être marié à une américaine. Quentin Westberg, l’ancien gardien de Troyes, détient d’ailleurs lui aussi la double nationalité.

Thierry Henry prouve son amour pour NYC

Derrière le Brooklyn Bridge, la Statue de la Liberté offert par la France et éclairant le monde
Derrière le Brooklyn Bridge, la Statue de la Liberté offert par la France et éclairant le monde

Thierry Henry aime profondément New York. C’est d »ailleurs pour cette raison qu’il joue pour les Red Bulls depuis 3 ans. Et son amour pour la Big Apple ne cesse de croître, comme en atteste son nouveau tatouage au bras qu’il s’est offert au Bang Bang studio, la même boutique ou Rihanna, Justin Bieber et Adele ont leurs habitudes. Henry a opté pour un tattoo représentant la skyline de la ville, un portait de sa fille Téa ainsi qu’un ange surpomblant la cité, tout ça sur l’un de ses bras.

C’est fou de voir à quel point Henry aime NYC, surtout lorsqu’on sait qu’il a commencé sa carrière à Monaco, passé huit ans à Londres, trois ans à Barcelone et quelques mois à Turin. Cela rassurera les supporters new yorkais qui ne souhaitent pas le voir jouer ailleurs et qui espèrent qu’il raccrochera ses crampons en tant que joueur de la ville, qu’il a maintenant dans la peau. Cela devrait être le cas si l’on en croit les dernières déclaration du Français. Bref, le temps accordé à cette lubie et la douleur infligée veulent dire beaucoup; cela pourrait d’ailleurs se ressentir lors des prochaines oppositions. Le tatouage mettra en effet un mois pour complètement cicatriser, et la douleur deux semaines pour disparaître. L’amour…

Un ange dans un ciel étoilé
Un ange dans un ciel étoilé
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Paysage new yorkais avec l’Empire State Building, les nuages et l’ange surpomblant le bâtiment
Le portrait de sa fille Téa âgé de huit ans
Le portrait de sa fille Téa âgé de huit ans

Un nouveau centre d’entrainement flambant neuf pour les Red Bulls

Après avoir erré de zone en zone autour de New York depuis plus de 18 ans à la recherche d’un terrain d’entraînement permanent, les New York Red Bulls ont enfin une complexe sportif qui leur appartient dans la ville de Hanover à quelques kilomètres de NYC.

C'est papa Mateschitz, qui détient  49 % des actions de la boisson énergisante Red Bull, qui régale
C’est papa Mateschitz, qui détient 49 % des actions de la boisson énergisante Red Bull, qui régale

Lorsqu’ils ont pénétré dans les lieux lundi dernier, Dax McCarty, Brandon Barklage, et Thierry Henry  étaient époustouflés par la modernité du centre. Passer de l’université de Montclair State à ce petit bijou que seul les grandes équipes en Europe peuvent se targuer d’avoir peut en effet en désorienter quelques uns.Trois terrains (deux pelouses naturelles, une synthétique), un grand salon de détente, une salle de musculation des plus modernes, un vestiaire somptueux, une salle de cinéma sont quelques uns des luxes que les Red Bulls disposent désormais. Peguy Luyindula est lui aussi conquis: « Je disais au coach Petke que même au Paris Saint Germain, ils n’ont pas ça ». Mike Petke était lui sans voix lorsqu’il découvrit un peu plus tôt son nouveau bureau: « C’est phénoménal. Je suis tellement honoré de pouvoir participer à cette évolution. J’ai encore plus envie de travailler et de progresser. Je pense que c’est pareil pour les joueurs. je ne pensais pas que cela arriverait un jour, comme je ne pensais pas qu’un stade serait spécialement construit pour nous en 2010 « .

Dietrich Mateschitz, l’homme d’affaire autrichien à la barre des Red Bulls régale ses employés depuis son arrivée en 2006 qui eux tardent à le remercier. Le manque de résultat ne le freine pourtant pas, bien au contraire, mais il mise dorénavant sur ce nouveau centre estimé à 14 millions de dollars pour changer la donne.