Le tout nouvel attaquant du FC Dallas Eric Hassli n’est au club que depuis quelques semaines, qu’il est déjà amoureux du mode de vie texan. En fait, le Français a déjà acheté un ranch pas très loin de Frisco, à 30 minutes de Dallas.
Nouvelle vie, nouveau hairstyle (photo FC Dallas)
« L’idée vient de ma femme. En fait, elle fait ce qu’elle veut, c’est elle le boss » a raconté le Mosellan à MLSsoccer.com jeudi. « Elle choisit. Je valide. Point. Vous ne pouvez pas savoir ô combien elle est heureuse ici. C’est une cowgirl (version féminine de cowboy) ! Elle monte sur les chevaux depuis qu’elle a trois ans, et rien que pour ça elle est heureuse à Dallas. »
En ce qui concerne le soccer, Hassli est tout aussi excité de mettre les crampons à l’étrier. Cela fait deux ans, avec Vancouver et Toronto, qu’il finit aux dernières places du championnat mais avec cette équipe texane revitalisée et prometteuse, l’objectif des playoffs est implicitement espéré. Hassli, Blas Pérez et Kenny Cooper formeront le nouveau trio d’attaque de Schellas Hyndman, l’entraineur d’une équipe qui a scoré 32 fois la saison dernière.
« Je vais un peu fermer ma bouche et bûcher comme un fou »
« C’est une équipe très offensive, et ces deux dernières saisons nous ne pratiquions pas un joli football avec Vancouver et Toronto. Nous ne gardions pas le ballon. Ici nous avons la qualité pour, et c’est d’ailleurs la philosophie du coach. »Hors de question pour autant de faire des prédictions. « Cela fait deux ans que je parle de playoffs, mais cette année je vais fermer ma bouche et bûcher comme un fou. Je parlerai en Octobre » .
En dépit de toute cette excitation, le club veut prendre des précautions en ce qui concerne l’attaquant français. Le joueur, arrivé après le début du stage de pré saison, n’est pas encore prêt et accuse le coup physiquement par rapport à ses coéquipiers qui finiront leur stage aujourd’hui (samedi) avec une opposition contre San José. Mais cela ne tempère en rien son enthousiasme, et le naturel revient vite au galop.
« Comment dire? Je suis tellement heureux ici ». Le Pizza Hut Stadium pourrait avoir trouvé son nouveau fer de lance. Son Weanling* !
Depuis la fin du dernier championnat, Philaldephie Union essaye d’échanger ou bien de vendre son joueur ancien pensionnaire de l’équipe nationale américaine, mais n’y parvient pas.
Adu dos au mur
Depuis sa création en 2008, Philadelphie Union n’a jamais communiqué ou commenté d’éventuels transferts impliquant le club mais le cas Adu échappe à la règle. On sait depuis longtemps que la franchise de Pennsylvanie essaye de se débarrasser du joueur d’origine ghanéenne trop inconstant qui prend de plus une place de joueur désigné. Le club très rigoureux dans sa communication n’a jamais pris le soin de démentir la rumeur et se retrouve coincé à 10 jours du début de saison.
Une source proche de la situation du joueur a révélé dans Goal.com que les clubs de MLS sont prêts à accueillir le joueur à condition qu’ils ne payent pas un transfert et que Philadephie donne un petit quelque chose pour aider à payer son salaire de 500.000$ annuel.
« Je pense que les équipes sont effrayés à l’idée de ressusciter Freddy après le portrait peu flatteur que Philadephie Union dresse régulièrement de lui. » Rappelons que le joueur a refusé une baisse de salaire et qu’il ne veut pas partir ailleurs pour toucher moins. C’est notamment pour cette raison qu’il a été question d’Asie pour Adu, le joueur ayant longtemps été sur les tablettes de clubs de K-League et de J-League. La même source révèle aussi que deux clubs mexicains s’intéressaient de près au joueur mais n’ont pu finalement concrétiser en raison de son statut d’étranger.
L’agent d’Adu Richard Motzkin n’exclut pas la possibilité d’un transfert dans un club de MLS en insistant bien que son joueur est sollicité à l’intérieur ET à l’extérieur du pays, voulant sans doute redorer l’image désastreuse de son poulain auteur d’une dernière saison quelconque (24 matches, 5 buts, 1 passe décisive, un carton rouge). En Janvier, Mike Petke le nouvel entraineur des New Yok Red Bulls a admis que le joueur était « sous les radars » mais a rajouté qu’il s’agissait d’une option plus qu’une nécessité. Depuis, Eric Alexander des Portland Timbers a rejoint la Big Pomme et Adu a compris qu’il passerait son début de saison en tribune à Philly.
Adu était un crack dans Football Manager il y a quelques années…
Pour un joueur qui était autrefois considéré comme le futur de la sélection américaine, la dégringolade est d’autant plus difficile à accepter. Il n’a pas été appelé en sélection depuis que Jurgen Klinsmann est arrivé et reste seulement sur des expériences ratées depuis ses débuts avec DC United en 2004. Ni le Real Salt Lake, ni Benfica, ni Belenenses, ni l’Aris Salonique (Grèce), ni Rizespor et encore moins Monaco en 2009 n’ont permis au joueur de confirmer les espoirs placés en lui.
Mondialement connu comme étant le plus jeune joueur ayant débuté en pro à l’âge de 14 ans et très apprécié des aficionados de Football Manager, Fredua Korateng Adu est victime de son succès précoce qui avait attiré entre autre l’Inter Milan. Il n’est aujourd’hui pas prêt à faire un pas en arrière pour repartir de l’avant. C’est bel et bien le problème et son club est à vrai dire à bout.
Landon Donovan fera son grand retour avec Los Angeles Galaxy fin Mars, c’est ce qu’a annoncé son club via Twitter et son coach Bruce Arena. C’est toute la MLS qui est rassurée
Le futur du joueur de 30 ans demeurait flou depuis que son club lui avait autorisé un break sans date de retour déterminée, mais surtout depuis que le joueur avait parlé d’une possible retraite. Il sera finalement bien de retour en MLS. Voilà ce qu’a déclaré son club:
« Après de multiples discussions entre Landon Donovan, son agent et les dirigeants du club, les différentes parties se sont mis d’accord pour accorder une extension à sa période de convalescence qui durera ainsi jusqu’à la dernière semaine de Mars. Nous entendons bien que cet accord n’est pas idéal pour l’équipe, mais nous sommes confiants sur le fait que ce temps permettra à Landon de se préparer mentalement et physiquement à la prochaine saison qui débute dans quelques jours. »
Pour mieux comprendre ce laxisme de la part des dirigeants, il faut rappeler que l’attaquant californien est le meilleur buteur de Los Angeles avec 92 buts empilés en huit saisons. Sa dernière saison a été stratosphérique, c’est d’ailleurs cet argument qu’a utilisé Donovan pour prétexter sa très grosse fatigue mentale et physique lui qui a porté presque à lui tout seul l’énorme pression et les attentes de tout un état. Il peut être considéré comme le meilleur joueur américain de tous les temps avec 49 buts en 144 sélections. Son aura est légendaire, il apporte son expérience et son leadership à chacune de ses sorties lors des matches et aux entrainements. Il aime son club plus que n’importe qui et défend le maillot américain ce qui en fait le joueur préféré du pays. Sans aucune contestation. Ils ont unanimement regretté l’absence du joueur lors du match perdu face au Honduras il y a quelques jours, au point de lui en vouloir ? La presse américaine a parlé de tensions entre le joueur et le sélectionneur Jurgen Klinsmann réputé très strict et rigoureux. Les retrouvailles risquent d’être beaucoup moins conviviales que celles avec son club et ses coéquipiers ne l’accueilleront pas à bras ouverts, c’est en tous cas ce que prédisent certains médias: Will Landon Donovan be welcomed back into national team?Les retrouvailles ne se feront pas le 22 ni le 26 mars contre Costa Rica et le Mexique mais sans doute en Juin pour le match les opposant à la Jamaique.
The Washington Times rapporte qu’en plus de manquer les premiers matches de la saison, Donovan pourrait manquer tous les matches du mois de Mars. Malgré ça, les fans du club sont ravis que leur joueur reste sur la côte Ouest car de gros doutes subsistaient, d’autant plus qu’il n’a jamais caché son attirance pour l’Angleterre. La réciproque est aussi vraie, et Everton n’est pas le seul club intéressé…
En pleine préparation avec San José pour la nouvelle saison (qui débute le 3 Mars contre le Real Salt lake), The Big Wondolowski, MVP 2012, revient sur sa dernière saison incroyable, et sur d’autres sujets.
2012 a été une année incroyable pour vous. A t-elle cependant été totalement réussie?
La manière dont nous avons terminé notre saison a été une grosse déception. Vous jouez toujours pour gagner. Toutes les récompenses que j’ai reçu sont très spéciales*, et c’était un grand honneur de les remporter mais pour être sincère, je les aurais bien échangé contre une MLS Cup. C’est l’objectif annoncé cette saison.
Les ingrédients sont-ils réunis cette saison pour y arriver?
Absolument, je pense que nous pouvons remporter le championnat. Si nous nous donnons à 100%, nous le ferons car nous avons le talent pour dominer les autres équipes. Nous sommes supérieurs si nous nous donnons à fond.
« Les joueurs doivent rester concentrés et ne pas se croire arriver après la saison régulière »
La saison dernière, San José a gagné le Supporter’s Shield mais a été éliminé au début des playoffs. Qu’avez vous appris de cette malheureuse expérience?
Nous sommes sortis de notre match durant 20 minutes, nous avons pris trois buts. et cela a suffit pour se faire éliminer (défaite 3-1 contre Los Angeles au retour après avoir gagné 1-0). Il faudra être plus intelligent. Tout au long de la saison nous avons été incroyables, et ça on ne peut l’oublier ! Une saison est très longue, et il faut s’assurer que tous les joueurs restent concentrés et ne se croient pas arriver après la saison régulière. Les playoffs relèvent d’une ambiance complètement différente et je pense que nous serons mieux préparés cette saison. Nous avons appris de nos erreurs et nous ne les commettrons plus.
Vous avez fêté vos 30 ans (le 28 Janvier). Avez-vous une approche différente de la compétition maintenant que vous êtes trentenaire?
Totalement, je pense que c’est l’état d’esprit qui change à partir d’un certain âge. Je suis beaucoup plus sérieux, notamment en dehors du terrain. Je pouvais par exemple manger n’importe quoi quand j’étais plus jeune. Si je vais maintenant à In and Out ou au Burger King, je le ressens dans les jours qui suivent. Je sens aussi que j’ai plus de responsabilités sur et en dehors du terrain, et cela va m’aider à me rendre encore meilleur.
Vous avez fait partie de l’U.S Camp (stage de pré-saison avec la sélection nationale) en Janvier et joué contre le Canada à Houston (0-0). Comment avez vous trouvé ce camp et qu’avez vous retenu de l’expérience?
C’était une très bonne expérience pour tout le monde. Nous avons eu trois semaines et demi difficiles. Personnellement, c’était une superbe opportunité de montrer ce que tu vaux à un des meilleurs entraineurs du monde (Klinsmann). On apprend des choses nouvelles au contact des meilleurs attaquants du pays que sont Eddie Johnson, Will Bruin ou Juan Agudelo. On apporte tous quelque chose de nouveau sur la table alors tout le monde se sert, et on repart gagnant.
Malheureusement, ce premier but n’est pas venu face au Canada**
Etre un buteur est amusant car certaines fois les buts arrivent en pagaille, et d’autres fois on mange son pain noir. J’ai confiance en mes capacités, mais une chose est sûre, je devrais faire mieux si je veux continuer à avoir ma chance avec cette équipe car c’est le top niveau et la concurrence est rude. Je dois encore beaucoup travailler. J’attends la prochaine opportunité…
Vous marquiez beaucoup depuis deux saisons en MLS. Mais la dernière saison a été d’un tout autre niveau***. Qu’est-ce qui a changé cette année?
Steven Lenhart, l’une des raisons de la réussite de Wondolowski
La façon dont l’équipe a joué! Nous avions plusieurs armes. Avoir Steven Lenhart et Alan Gordon en attaque aide forcément. Les défenseurs adverses ont moins fait attention à moi. Je me sentais plus libre, je pouvais me déplacer ou je le souhaitais. Avoir des mecs comme Martin Chavez, Shea Salinas, Justin Morrow et Steven Beitashour sur les ailes est aussi un régal. On est servi dans des conditions idéales. Cette effectif a quelque chose que les autres n’ont pas.
Vous n’avez jamais reçu de carton rouge en MLS. Est-ce aussi le cas dans vos années universitaires?
J’ai reçu un carton rouge quand je jouais avec la réserve quand j’étais à Houston. Un aussi quand j’étais au lycée. Ce dernier est un mauvais souvenir car c’était une injustice. Le ballon était dans les airs, j’ai sauté pour l’avoir mais mon adversaire du jour s’est jeté sur moi et m’a heurté avec sa tête. Il s’est retrouvé par terre et en a rajouté. L’arbitre a pensé que je l’avais frappé alors que c’est lui qui s’est jeté sur moi comme un fou. Je suis donc sorti, et j’ai compris qu’il avait été plus intelligent que moi.
« Il faudra beaucoup pour que je quitte la Californie »
John Terry qui était à votre marquage durant le MLS All-Star game a admis que c’était un cauchemar pour lui de vous avoir marquer. Comment avez-vous vécu ce match?
Très bien. J’ai marqué et c’est un grand souvenir. Terry est l’un des meilleurs joueurs à ce poste de défenseur central. Il a un formidable palmarès. Quand un tel joueur vous fait un tel compliment, c’est magique, surtout qu’il n’était pas obligé. C’est surtout la manière dont il a fait qui m’a enchanté. Il m’a pris à part après le match dans les vestiaires pour me le dire. Il n’est pas celui qu’on décrit dans les médias.
Vous aviez déjà joué à San José au début de votre carrière. Vous y êtes revenu avec le succès qu’on connait. A 30 ans, est-ce votre dernier club?
Je suis ouvert à tout, même si j’aime San José et que je suis très heureux actuellement. C’est un peu ma maison, j’ai mes amis et ma famille ici. Mais je suis ouvert à toutes propositions, plus spécialement si elles viennent d’Europe. Mais l’offre doit être vraiment sympa car il en faudra beaucoup pour que je quitte la Californie.
*vainqueur du MLS Golden Boot (meilleur buteur de MLS avec 27 buts), meilleur joueur de MLS, sélectionné dans le XI de départ du MLS All-Star game 2012
** Chris Wondolowski n’a toujours pas marqué avec les Etats-Unis en neuf sélection.
*** 18 buts en 2010, 16 buts en 2011, et 27 buts en 2012