C’est décès United !

Ces dernières semaines, Ben Olsen le coach de DC United, s’est posé beaucoup de questions sur son sort. En recherche d’explications après le piètre départ de son équipe, son staff est aussi passé au grill. Olsen prévient désormais ses joueurs sur la possible tournure des évènements si la mauvaise série continuait.

« La pression est sur les épaules des joueurs maintenant » a dit Olsen aux journalistes après le match. « Ils vont passer au peigne fin. Nous allons voir si cela fonctionne car aujourd’hui, nous le staff, on a rien à se reprocher. J’ai confiance en chacun de mes collègues de travail. J’ai moi aussi fait le taf. Au tour des joueurs maintenant ! » Après avoir maintenu un haut degré de confiance en son XI de départ, une chose est désormais claire: « Si ça ne marche pas, je vais faire des changements ». Les joueurs ne pourront pas dire qu’ils n’ont pas été prévenus à l’issue du prochain match face à Colombus. « Je crois en mes joueurs, mais je ne peux plus attendre ». Alors qui est visé directement par l’ancien joueur reconverti coach depuis 2010?Une passe décisive en 630 minutes de jeu pour Pontius…

Ben Olsen s'apprête t-il à faire ses abreuvoirs à DC?
Ben Olsen s’apprête t-il à faire ses aurevoirs à DC?

Chris Pontius est clairement dans le collimateur. Après avoir effectué une grande saison en 2012 (12 buts, quatre passes décisives) et après avoir été logiquement récompensé (Best XI and All-Star Game MVP), le milieu de terrain offensif souffre jusqu’ici. Il a joué tous les matches et n’est jamais sorti en cours de partie ; pourtant ses statistiques font peine à voir. Une « assist » et c’est tout. Son influence dans le jeu est nulle. « Forcément au fil des matches, la confiance baisse. je suis actuellement au plus bas » confie le principal intéressé. « Je pense que beaucoup de mes coéquipiers sont en deçà de ce qu’ils peuvent faire. J’en fais bien sûr partie. Je vais essayer de régler la mire ». Perry Kitchen son collègue au milieu confirme le problème: « C’est dans sa tête. Il doit faire ce qu’il sait faire, courir sans cesse et provoquer. Il est tellement important pour nous. Il peut le faire, puisqu’il le faisait avant. »

DC a sans aucun doute les individualités pour gagner: DeLeon même s’il est blessé, Pontius donc, le capitaine Dwayne De Rosario, Lionard Pajoy ou encore le jeune joueur désigné Rafael. La liste n’est pas exhaustive. Mais des erreurs défensives coûtent aussi beaucoup à la franchise de Washington. Menés 2-0 après 10 minutes de jeu dimanche dernier, ils ne peuvent se permettre d’être aussi absents surtout qu’ils ont montré de belles choses par la suite et ont prouvé qu’ils pouvaient être dangereux. Le jeune gardien Bill Hamid fait aussi partie de ses joueurs à s’auto-flageller. Seul New York et Chicago ont concédé autant de buts alors lorsqu’on on a un statut d’international, la pilule a d’autant plus de mal à passer. Cette semaine l’accent a été mis sur l’organisation défensive car pour l’entraineur, une amélioration générale passe par là. Le match de ce week-end sera particulièrement scruté ce samedi. Mais si Olsen a promis des changements en cas de résultat négatif, on se demande s’il aura le temps de les faire car sa situation est très inconfortable et il pourrait être le premier concerné. Sera-t-il le premier entraineur viré?

C’est la classe à Dallas !

Le Dallas de l’année dernière ressemblait beaucoup au Colorado de cette année. Trop de joueurs importants sur la touche en raison de blessures et donc, impossibilité de faire des jugements sur une équipe décimée effectuant une saison médiocre. La malchance a pour le moment tourné le dos à l’équipe texanne.

C’est plus ou moins la même équipe qu’a repris en main le manager Schellas Hyndman. En effet, le coach universitaire de l’année 1981 n’a pas souhaité bouleverser son effectif en dépit de l’échec qu’à connu le FC Dallas la saison passée, éliminé de la course aux playoffs (rappelons qu’il demeure plus difficile de ne pas se qualifier en playoffs puisque 10 sur 19 franchises y accèdent). Leur dernière victoire 2-0 au Pizza Hut Stadium contre Vancouver permet aux Texans de dominer largement la conférence Ouest. Ils comptent 19 points, alors que le deuxième, Los Angeles, en compte 11 (avec deux matches en moins). Un sacré écart après huit semaines même si tout peut aller très vite dans ce championnat si long.

La victoire de Dallas contre Vancouver le week-end dernier

David Ferreira n'a plus Brek Shea à ses côtés pour dynamiser les couloirs texans, alors le petit meneur de jeu tente beaucoup plus
David Ferreira n’a plus Brek Shea à ses côtés pour dynamiser les couloirs texans, alors le petit meneur de jeu a pris les choses en main.

Hyndman utilise toujours son 4-2-3-1 qui repose en grande partie sur le meneur de jeu David Ferreira (1 but, 3 passes décisives). Lui, ainsi que Ricardo Villar, l’attaquant Blas Perez, l’ailier Brek Shea et les défenseurs George John et Ugo Ihemelu étaient souvent blessés l’année dernière et ces six hommes là ont beaucoup manqué. Si Brek Shea est depuis parti sous d’autres cieux (à Stoke City), les cinq autres rejouent, et cela change tout.

De plus, l’équipe a de quoi encore progresser. L’ancien gardien de Nice Raul Fernandez souffre encore de problèmes de communication avec sa défense. Il apparaît parfois fébrile dans des situations simples et affiche quelquefois son agacement, mais il montre toute sa classe à des moments bien plus périlleux. Il reçoit des cours d’anglais dès que Hyndman siffle la fin des entrainements, alors on ne doute pas que le gardien péruvien va gommer certains de ses défauts. En attendant, ses défenseurs emploient des mots clés en espagnol pour se faire comprendre dans la précipitation. On aimerait qu’Eric Hassli prenne plus d’importance dans cette formation mais l’attaquant français est parti de trop loin. Sa condition semble peu à peu s’améliorer et nul doute que sa combativité et son envie de réussir seront utiles.

Quelque soit le résultat final de la franchise, Hyndman est en train de passer un cap avec ses joueurs. Il va fêter ses cinq ans à la tête du FC Dallas et a accumulé en tout et pour tout 219 points. Il passe ainsi devant Dave Dir, une icône à Dallas, qui était resté quatre ans comme entraineur chef et qui a gagné l’US Open Cup (la Coupe des Etats-Unis) en 1997, le seul titre du club texan jusqu’ici. Hyndman pourrait le faire oublier s’il continue sur ce rythme. Le FC Dallas semble avoir la chance de son côté, il faut en profiter.

Les tendances du dernier week-end (Week 8)

Landon Donovan s’affute: le meilleur joueur de MLS revient petit à petit à son meilleur niveau après son long break qui l’a écarté du soccer pendant quatre mois. Il a largement aidé ses coéquipiers lors de la victoire de Los Angeles contre l’équipe en forme du moment (2-0), le Sporting Kansas City, avec un but et une « assist ». Une très bonne nouvelle pour la sélection américaine en danger dans son groupe de qualifications pour la Coupe du Monde 2014.

Les penalties ne font plus but: L’épidémie du moment, ce sont les penalties. Quelque chose dans les bouteilles de Gatorade? Sur les huits dernier tirs aux buts, deux seulement ont fait vibrer les filets. Ce week-end, l’excellent gardien du Real Salt Lake, Nick Rimando a détourné le tir de Edgar Mejia de Chivas USA. Rimando fait ainsi grimper son ratio de penalty arrêté à 30,5% (18 pénalty détournés)

Un coach sur le bûcher… La défaite de DC United à domicile contre Philadelphie (2-3) met clairement Ben Olsen en situation inconfortable. 3ème défaite de rang à la maison, dernier de MLS avec un tel effectif, le prochain résultat pourrait déjà être décisif.

Trois autres respirent: Il serait naïf de dire que Sigi Schmid de Seattle, Frank Klopas de Chicago et Mike Petke de New York sont tirés d’affaire. Ces trois entraineurs ont gagné ce week-end et c’est un grand bol d’air pour eux. Mais attention, leurs têtes seraient déjà mises à prix…

Un jeune en haut du classement des buteurs: Cela ne va peut être pas durer, mais le meilleur buteur de MLS est un attaquant pré-pubère de 20 ans très prometteur. Jack McInerney a inscrit son cinquième et sixième but sous les couleurs de Philadelphie. Des buts importants puisqu’ils donnent souvent la victoire. Et de l’autre côte de l’Atlantique, on parle déjà de « Jack Mac » comme le prochain Golden Boot… Mike Magee de Los Angeles et Robert Earnshaw de Toronto suivent le pas avec cinq buts.

Des buts en grève: Comme la semaine dernière, les buts se font rares en MLS. 8 des 10 matches se sont terminés avec moins de deux buts (pas de score vierge cela dit). Les attaquants sont-ils en méforme? Ce sont plutôt les gardiens qui arrêtent tout (c’est assez rare pour le souligner). Mention spéciale à Nick Rimando du Real Salt Lake.

La MLS est aussi une affaire frissons (#BostonStrong)

« Le sport est bien affaire de frissons » disait un dicton. Ce week-end, il était particulièrement vrai. L’avant match de samedi était un modèle de solidarité entre deux équipes rivales de la côte Est, New York et New England. Derrière un tifo où il était écrit « New York stands with Boston », les fans des deux équipes ont marché ensemble dans les rues ornant le Red Bull Arena pour communier suite au tragique évènement de Boston qui a eu lieu dans la semaine. Le sport US, c’est aussi des jolis moments de patriotisme. Ça en agace beaucoup. Moi, ça me donne des frissons.

Un match s’est tout de même joué, et les Red Bulls se sont imposés 4-1, avec un but de Thierry henry. Son 3ème de la saison.