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USL: George Fochive gâche la fête des Austin Aztex

Austin, Texas – Ce match d’USL n’était pas un match de troisième division comme les autres. Cette rencontre avait en effet la particularité d’accueillir des spectateurs pas communs. Landon Donovan la légende américaine de soccer, Stuart Holden mais aussi Brian Ching étaient venus assister à cette rencontre dans la continuité de leur séjour à Austin, dans le cadre de leur tournée de promotion pour leur école de soccer « Helm Soccer ». J’ai pu les rencontrer avant le coup d’envoi et discuter avec Donovan de la piètre prestation de l’équipe nationale durant la Gold Cup. Avec Holden, nous avons parlé de son nouveau job de consultant sur Fox Sports et de son hypothétique reprise de carrière en MLS si son genou le lui permettait.

Photo Credit Beau Rouin
Photo Credit Beau Rouin

A la mi-temps, les trois internationaux retraités ont même tapé la gonfle avec trois personnes du public piochées parmi les 5 000 présents (battant ainsi le record d’affluence pour un match des Aztex) dans une petite opposition qui a enflammé le Kelly Reeves stadium d’Austin.

Le public texan serait d’ailleurs sorti très déçu de l’enceinte s’il n’avait pas vu ce sympathique divertissement, car les Aztex n’ont absolument rien montré face à l’équipe réserve de Portland qui s’est donc imposé à l’extérieur (0-1). L’unique but du match est venu d’une frappe puissante de George Fochive, le milieu défensif des Timbers qui a la particularité d’avoir longtemps vécu en France, après être né à Washington.

Il m’a accordé une interview après la rencontre (son but est dans la vidéo).

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Rene van de Zande, président des Aztex: « Notre objectif ultime? la MLS à Austin d’ici 5 ans »

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Mr. van de Zande m’a reçu dans ses bureaux d’Emergo Group dans le centre ville d’Austin.

Propriétaire des Austin Aztex depuis trois ans, Rene van de Zande est de ceux qui ont investi dans le football plus par passion que par recherche du profit. Le Néerlandais a accepté de m’ouvrir ses portes pour évoquer le présent et l’avenir de sa franchise. Un avenir qui passe par la MLS.

Rene van de Zande, d’où vient votre intérêt pour le football?
Comme vous le savez, la plupart des gens qui vivent en Europe grandissent avec le foot. J’ai commencé à jouer à 4 ans et j’ai continué durant de longues années. Je suis né et j’ai grandi aux Pays Bas. Je vivais dans une petite ville près de Rotterdam. J’ai joué à Achilles’29, actuel club de deuxième division néerlandaise basé à Groesbeek, une ville de 17 000 habitants. C’était une ville qui respirait le football avec pas moins de sept  équipes de football différentes. Il n’y avait rien d’autre que le foot. Je combinais foot et études jusqu’à l’obtention de mon diplôme. J’ai décidé alors de me concentrer sur ma carrière professionnelle sans le football. Mais mon amour pour ce sport ne s’est jamais envolé.

Quand vous êtes arrivés aux USA, aviez-vous cette envie de vous impliquer dans le milieu du football?
Pas du tout. Bien qu’ayant joué au football toute ma vie, je n’étais pas assez talentueux pour devenir professionnel. Je devais faire quelque chose d’autre de ma vie. Durant mes huit années de travail à Bruxelles, je continuais à jouer en amateur. Lorsque je suis arrivé aux Etats-Unis en 1997, j’étais totalement focalisé sur la construction de mon business. La nouvelle MLS venait de prendre forme mais n’avait pas toute mon attention à cette époque.

« Les Européens sont assez snobs au sujet du football quand ils viennent aux USA. »

Comme tout Européen qui arrive ici, j’avais en tête le football de haut niveau, je venais avec la passion pour mon club de coeur, le Feyenoord Rotterdam. Le niveau de la MLS n’était pas au niveau du football que j’avais l’habitude de regarder. Les Européens sont assez snobs au sujet du football quand ils viennent aux USA. Lorsqu’ils débarquent ici, ils ne s’intéressent pas au football et ne font pas l’effort de découvrir ce sport dans ce pays. Je pense que cette attitude a pas mal changé, et est en train d’évoluer encore plus rapidement aujourd’hui.

Qu’est-ce qui vous a poussé à investir dans la franchise d’Austin et comment en êtes-vous devenu président?
Après cinq années à Washington D.C et deux à Tampa, Floride, j’ai décidé d’installer notre siège social à Austin en 2004. Austin est en plein essor depuis quelques années, c’est aussi le cas de mon entreprise Emergo Group. Je pense d’ailleurs que l’on doit cette réussite au fait que notre siège social soit ici, à Austin. Nous avons tant grandi que j’ai pensé qu’il était temps de rendre à cette ville ce qu’elle nous a tant apporté.

En 2011, Emergo Group (entreprise dont René Van de Zande est le président) devient sponsor principal des Aztex. David Markley, l'autre homme fort de la franchise est présent pour la présentation des maillots.
En 2011, Emergo Group (entreprise dont René Van de Zande est le président) devient sponsor principal des Aztex. David Markley, l’autre homme fort de la franchise est présent au centre pour la présentation des maillots (photo the Austin Chronicle)

De manière égoïste, puisque j’aime tant le football, j’ai voulu m’impliquer dans l’ancienne franchise de la ville qui a existé de 2007 à 2010 (Austin Aztex FC). Notre décision initiale était de rejoindre la franchise comme sponsor mais elle a par la suite déménagé donc il n’était plus possible d’être impliqué. Phil Rawlins, qui en était le président, a emmené l’équipe en Floride. Il sentait qu’Orlando était plus à même d’accueillir une équipe professionnelle, et Phil a d’ailleurs prouvé qu’il avait raison de penser qu’il pouvait remplir ses objectifs en Floride plutôt que de rester au Texas. Mais beaucoup de choses ont changé ici à Austin depuis qu’il est parti.

« Mon entreprise a tant grandi ici que j’ai pensé qu’il était temps de rendre à cette ville ce qu’elle nous a tant apporté. »

David Markley, qui était un propriétaire minoritaire de l’ancienne franchise d’Austin, a été la personne qui a ramené le football de haut niveau à Austin. Il s’est souvenu de l’intérêt de mon entreprise comme sponsor pour la vieille franchise de la ville, alors il nous a approché en 2011. Et nous sommes devenus sponsor principal de 2011 jusqu’à 2014. David et moi avons appris à nous connaître. Nous partageons la même philosophie à adopter concernant le développement des jeunes joueurs et la direction du club. C’est tout naturellement que je l’ai rejoint comme co-propriétaire. Je suis actuellement le président et co-propriétaire de la franchise. Après que nous ayons décidé de rejoindre l’USL Pro, nous avons élargi le groupe de propriétaires pour devenir plus puissant financièrement et pour permettre à l’organisation de construire les fondations avec le but d’emmener la Major League Soccer à Austin.

Comment vous organisez-vous depuis que vous êtes le président des Aztex, sachant que vous êtes aussi le président d’une entreprise international, Emergo Group?
Le succès d’Emergo Group s’explique par un recrutement de personnes extrêmement compétentes et motivées, en mélangeant l’expérience et la jeunesse talentueuse. J’ai agi de la même sorte avec les Aztex. Nous avons des personnes compétentes capables d’exécuter parfaitement leurs tâches, ce qui me permet d’avoir un simple rôle de superviseur. Être président des Aztex requiert de l’attention et de l’implication mais j’ai toujours eu de l’énergie à revendre et j’apprécie le temps passé dans les deux business.

« Président d’un club de football et d’une entreprise internationale? J’aime cette double casquette »

J’apprécie aussi le contraste qu’est de travailler dans un business établi avec Emergo Group et d’être aussi impliqué dans un nouveau projet qui n’est pas encore arrivé à maturité. Avec les Aztex, il y a encore beaucoup à faire pour finir les fondations du futur. Il est facile pour moi de ne pas compter les efforts pour cette équipe. Être impliqué dans une franchise sportive me donne beaucoup d’énergie et d’enthousiasme. J’aime cette double casquette. Je suis le président d’une entreprise internationale, entouré par d’excellents collaborateurs qui me permettent d’être présent au sein des Aztex. Mon rôle est bien défini et tout marche très bien. En ce qui concerne les Aztex, mon rôle de président est temporaire et je libèrerai la place à un nouveau président dès que le club sera prêt.
En 2013, vous remportez la PDL. Quels changements avez-vous apporté pour mener aussi vite l’équipe à un titre?

La pyramide du soccer en Amérique du Nord.
La pyramide du soccer en Amérique du Nord. (Crédit photo majeureliguefootball.com)

Nous avons la même philosophie maintenant en USL (3ème division, pro) que celle établie lorsque nous étions en PDL (4ème division, amateur). David Markley et moi avons toujours voulu que les Austin Aztex deviennent une franchise professionnelle et jouent en USL Pro. Après que nous ayons gagné la PDL et que l’USL soit devenu une réalité, nous avons changé d’objectif en annonçant clairement que notre but ultime était d’apporter la MLS à Austin. Jouer en PDL nous a permis de bâtir les fondations pour passer à l’étape suivante que constituait l’USL. Maintenant, pour atteindre notre objectif ultime qu’est la MLS, nous pensons qu’il faut « planter les racines de notre club. » Lorsque nous étions en PDL, l’une de nos premières décisions a été d’engager un jeune et talentueux coach en la personne de Paul Dalglish. Nous recherchions aussi un certain type de joueurs et nous savions que Paul serait capable de les recruter. Nous avons eu raison. Nous avons attiré des joueurs talentueux qui venaient de tous les coin des USA, mais aussi des produits locaux. Nous avons traité ces adolescents amateurs, ces étudiants d’université de manière quasi professionnelle.

En 2013, les Aztex remportent la PDL
En 2013, les Aztex remportent la PDL (photo Austin Aztex)

Grâce à notre coach et au professionnalisme de notre organisation, beaucoup de joueurs de l’équipe de 2012 sont restés, ce qui nous a donné un avantage certain sur nos concurrents de PDL. Ainsi, nous avons remporté le championnat dès notre seconde saison. Ces trois années en PDL nous ont permis, en plus de bâtir les fondations, d’avoir de la reconnaissance de la part de la ligue, des joueurs et des équipes. Nous étions prêts pour l’USL Pro.

Comment l’accession en USL a-t-elle pu être possible puisqu’ici le système promotion/relégation n’existe pas?
La façon dont le soccer marche dans ce pays est très intéressante. C’est très différent de ce que nous connaissons en Europe et vraiment unique si l’on compare à ce qu’il se fait ailleurs où le système est basé sur les promotions et les relégations. Pas ici. La seule manière pour monter, c’est de remplir certains critères. Le principal critère est financier. Pour être en USL, tu dois payer un prix d’entrée en une fois (entre $750K to $1M d’après mes informations) et montrer à la ligue que l’équipe à un solide soutien financier sur le long terme. La PDL et l’USL sont issus de la même famille et l’USL avait connaissance de notre travail depuis trois ans. Elle savait que nous étions à la tête d’une entreprise qui avait sa place au sein de ce championnat. Les Aztex ont rempli toutes les conditions et ont obtenu le droit de jouer en USL. La transition PDL/USL n’a pas été très compliqué.
Est-ce que votre management a changé depuis que vous avez accédé à l’USL, une ligue professionnel?
En PDL, nous avions deux personnes à temps plein parmi nos employés. Une s’occupait du marketing tandis que l’autre s’occupait des opérations quotidiennes. Nous avions 4-5 mois pour préparer la transition. Nous avons donc recruté 8 autres employés, élargi le staff technique et recruté de nouveaux joueurs.

Paul Dalglish, le fils de l'ancienne légende de Liverpool Kenny Dalglish est un homme très important chez les Aztex
Paul Dalglish, fils de l’ancienne légende de Liverpool Kenny Dalglish, est un homme très important chez les Aztex (photo Austin Aztex)

Après notre titre de 2013 en PDL, Paul Dalglish avait quitté les Aztex pour devenir entraineur adjoint au Real Salt lake en MLS. Nous l’avons ramené à Austin. Nous avons aussi recruté Zach Pope, ancien joueur des Aztex comme coach adjoint. Nous nous sommes bien préparés pour notre première saison en USL et nous croyons que nous avons fait ce qu’il faut. Il faut maintenant gagner sur le terrain.

Votre entraîneur, Paul Dalglish, est le fils d’une légende (Kenny Dalglish, ancien joueur de Liverpool). Il était très important pour vous de le faire revenir?
Paul est talentueux, très intelligent, apprend vite, et travaille bien avec les jeunes. Il est à l’image du club. Nous voulons développer des joueurs qui participeront à l’amélioration du niveau du football dans ce pays. Paul partage notre vision. Il est un choix parfait.
Paul est évidemment le fils d’une personne très connue, Kenny Dalglish. Je n’ai pas encore rencontré son père mais je pense qu’ils sont très similaires, notamment en terme d’humour, ce que j’apprécie particulièrement. Etant tous les deux européens – Paul est écossais- nous sommes philosophiquement sur la même longueur d’onde. Même si l’ombre de son père est là, Paul a sa propre personnalité. Il a été un joueur professionnel en Angleterre et a fini sa carrière au Houston Dynamo, où il a gagné la MLS, en faisant face à une grave blessure qui a mis fin à sa carrière de joueur. Après cette épisode malheureux, il a décidé de devenir coach, ce qui je pense a été une excellente décision. Il est fait pour ça. J’aime le fait qu’il soit jeune en plus d’être très talentueux. Son nom est certes un bonus supplémentaire pour nous, mais ce sont ses qualités qui expliquent sa présence aujourd’hui. Son père peut l’aider, le conseiller et c’est bénéfique pour tout le monde.

Vous avez récemment dit que l’USL était une étape obligatoire avant de penser à la MLS. Est-ce que finalement la MLS est votre objectif depuis le début?
Pas depuis le début. David Markley et moi en avons discuté un jour, un verre dans la main, en s’accordant à dire qu’il s’agirait d’un joli objectif final. Nous avons pensé qu’il serait génial de construire une franchise professionnelle à Austin qui pourrait éventuellement servir de base pour la MLS. Nous sommes heureux qu’Austin dispose de tous les ingrédients pour être considéré comme une franchise MLS. Mais depuis le début, nous voulons faire les choses les unes après les autres. Notre première mission, qui n’était pas un secret pour la presse locale, était d’amener une franchise professionnelle à la ville d’Austin. Nous avions des tas de décisions à prendre, comme celle de savoir si nous voulions poursuivre en USL ou NASL. Nous avons envisagé les deux options mais nous avons privilégié l’USL. C’était naturel d’y aller puisque nous jouions en PDL qui est de la même famille. Nous avions de bonnes relations avec le comité directeur de cette ligue et nous étions enthousiastes au sujet de la direction que prenait cette ligue. C’est maintenant donc une réalité. Nous disputons notre première saison en tant que franchise professionnelle et nous nous régalons. Nous continuons d’apprendre. C’est maintenant aux Aztex et aux fans de montrer que Austin est une ville viable pour la Major League Soccer.

Dans votre dernière interview radio, vous avez aussi dit qu’il y aurait plus d’opportunités dans les 3-5 prochaines années pour entrer en MLS. Précisément, que vous manque-t-il aujourd’hui pour être candidat?
Il y a un certain nombre de critères que nous devons remplir si on se base sur les dernières décisions de la MLS: la classe d’âge: les – de 35 ans, que l’on surnomment les Millennials (génération Y) constituent une classe d’âge importante à Austin. Ces personnes sont primordiales dans la conquête de notre « fan base ». La moyenne d’âge et l’âge médian sont un des critères très important, les revenus de ces personnes un autre. A Austin nous savons que notre fan base potentielle a les revenus nécessaires pour assister à de multiples évènements sportifs avec des amis ou la famille.

« Nous allons construire un stade d’ici 2-3 ans »
Notre plus gros challenge, et c’est un critère indispensable que nous ne remplissons pas pour le moment, est d’avoir un stade dédié au football. Nous jouons actuellement à House Park qui est un terrain synthétique en centre ville qui appartient à un lycée. Nous sommes heureux de travailler avec Austin Independ School District et d’utiliser leur stade. Ce dernier a quelques limites bien sûr et ne nous permet pas de dégager suffisamment de revenus. Nous sommes conscients de ses limites, comme de ses aspects positifs. House Park est un stade de 5 000 places ayant été construit en 1930, et une franchise MLS doit disposer d’un stade de 18-20 000 places, idéalement en centre ville. Notre but est de nous assurer que notre « fan base » grandisse dans notre stade actuel pendant que nous recherchons un endroit pour notre nouveau stade.  Sans ça, il sera difficile d’être considéré comme un candidat crédible à la MLS. Aux USA, plusieurs terrains sur lesquels nous jouons sont utilisés par d’autres équipes de sport différent. De ce fait, nous avons droit aux lignes de football américain qui déplaisent tant aux européens. Avoir un stade spécifique au football est indispensable pour la MLS.

Un projet de stade est donc actuellement à l’étude?
Nous sommes présentement dans la phase de recherche d’une parcelle de terre si possible en centre ville ou près du centre pour construire un stade dans les 2-3 prochaines années. Austin grandit si vite, les espaces libres en centre ville sont limités. Il y a beaucoup de concurrence dès qu’un terrain se libère. Mais nous voulons vraiment être à proximité du centre, idéalement entre 2 et 5 miles (3 et 8km) du centre d’Austin. Nous avons pris les devants pour trouver l’emplacement en déterminant les coûts et le financement nécessaire que représente ce projet. Même dans l’objectif d’être compétitif en USL, nous aurons besoin de notre propre stade ou d’un stade qui nous permettra de dégager plus de revenus que ce que nous faisons actuellement.

Un partenariat  a été conclu entre votre franchise et Univision (chaîne de télévision espagnole). Quel impact cet accord va-t-il avoir?

Univision a toujours été un grand supporter des Austin Aztex et de football en général. Nous sommes heureux qu’ils continuent à nous soutenir. Avec Univision, nous espérons toucher la communauté hispanique d’Austin, parmi laquelle on trouve les amoureux du jeu, mais qui supportent souvent des équipes étrangères. Nous devons maintenant susciter leur intérêt. Les supporters hispaniques sont quelque peu similaires aux fans européens comme moi par exemple, néerlandais, nés et élevés dans un pays où le football est roi et où tout le monde joue.

« Nous devons surmonter ce scepticisme »

C’est pareil pour ces personnes qui supportent des équipes de leurs pays respectifs, avec souvent un lourd héritage comme peuvent l’avoir le Mexique, l’Argentine ou les pays d’Amérique centrale. Nous devons surmonter ce scepticisme qui existe chez les gens ayant grandi avec le football dans ces pays et qui s’attendent à un certain niveau de football lorsqu’ils regardent un match de football. Nous avons besoin que cette communauté, et que les amoureux de football en général, nous donnent une chance et expérimentent le foot à Austin. Ceux qui disent que le football professionnel n’est pas de qualité doivent faire l’effort de venir, de regarder, et de supporter les Aztex. Et ceux qui croient et qui ont investi, comme moi, dans le football doivent les convaincre de venir et de faire partie de ce quelque chose de génial qui est en train de se construire. Grâce à ce soutien, nous serons en mesure d’accomplir notre objectif d’avoir un stade dédié au football plus tôt que prévu.

Les Aztex sont-ils impliqués autrement par le football dans la ville d’Austin?
L’annonce de notre arrivée dans le foot pro a bien été reçu et couverte par les médias. Mais pas autant qu’à Louisville, Kentucky, lorsque Louisville FC a annoncé son intégration en USL. Louisville n’a pas vraiment d’histoire en terme de football alors qu’Austin jouait déjà depuis trois ans en PDL. Il y avait plus d’excitation là bas. Bien avant leur premier match, ils comptabilisaient déjà 1000 abonnements. Ici, le challenge est plus difficile et cela va prendre du temps. A Austin, les divertissements sont abondants comparé à Louisville.

L'un des nombreux évènements qui se déroulent à Austin: Grand prix des Amériques dont le patron du circuit est un des propriétaires des Aztex
L’un des nombreux évènements qui se déroulent à Austin: le Grand prix des Amériques dont le patron du circuit est un des propriétaires des Aztex

Les gens ici ont plein d’opportunités pour se rendre à des évènements. Il y a 500 nouveaux arrivants chaque jour à Austin. Alors il y a certainement une chance pour qu’ils ne soient pas au courant de l’existence de notre équipe professionnelle. D’un point de vue marketing, je dirais que nous faisons tout le possible avec les contraintes que représentent notre budget (entre 1,5 M et 2,5M d’après mes informations), mais nous essayons d’être créatifs pour toucher les habitants d’Austin et les communautés environnantes. Je suis convaincu qu’avec le temps, nous verrons notre « fan base » grandir et les guichets fermés seront de coutume.

Est-ce que le commissaire de la MLS, Don Garber, suit de près votre franchise? Êtes-vous en contact régulier avec la MLS?
Oui. La MLS nous suit et est conscient de notre développement. L’USL est une pièce importante du puzzle. Même si elle est une division indépendante, c’est une ligue de développement pour les joueurs qui aspirent à jouer en MLS. Les équipes MLS ont l’obligation d’avoir une équipe réserve en USL ou bien d’être affilée à une franchise USL déjà existante. C’est ainsi que le Colombus Crew et les Austin Aztex se sont affiliés. Le Real Salt lake, les Seattle Sounders, les Portland Timbers, les Vancouver Whitecaps et les New York Red Bulls ont récemment crée leur équipe réserve, et cela a contribué à la croissance rapide de L’USL.

« Don Garber est très familier avec Austin »

Grâce à ces expansions, le commissaire de la MLS est très intéressé par notre championnat. Don Garber est très familier avec Austin. Il s’est rendu au SXSW (un des plus grands festival de musique, cinema, technologie aux USA) l’année dernière et il a pu voir à quel point la ville est excitante et contient bien des ingrédients que la MLS recherche. Nous avons rencontré la MLS pour discuter des possibilités. Nous savons ce qu’il reste à faire pour garder Austin sur leur radar. Nous regardons au delà de 3-5 ans dans le futur avant que, nous le pensons, la ville d’Austin soit prête à rejoindre la MLS. Comme je l’ai dit, nous n’avons pas de plan final en ce qui concerne le stade, mais nous travaillons sur le dossier. Récemment, le commissaire a révélé publiquement que la MLS et L’USL continueront de se développer, et d’ici 2020, de nouvelles franchises seront intégrées. A l’heure actuelle, nous sommes heureux où nous sommes et nous savons où nous aurons besoin d’être. Nous sommes concentrés à construire notre « fan base » et œuvrons pour être sûr que les critères requis par la MLS soient remplis pour nous garantir une place dans les prochaines années.

Quel est votre sentiment par rapport aux nouvelles franchises MLS d’expansion à Minneapolis, Atlanta et Los Angeles?
Ce sont toutes de grandes villes, et tant que ces franchises répondent aux exigences dont j’ai parlé, elles constituent de bons choix. Il est très important d’avoir une bonne répartition des équipes dans tout le pays, ainsi les différentes communautés peuvent profiter du football professionnel. Minneapolis a une longue tradition avec le football, je pense donc qu’elle va réussir et sa présence en MLS est logique. Atlanta est une grande ville avec plusieurs équipes de sport et un comité de directeur puissant, elle le sera aussi. Los Angeles est une autre ville de choix qui devrait être capable d’accueillir deux franchises MLS, même si elle vient de perdre Chivas. Cela sera aussi l’occasion aussi de développer une rivalité entre les deux clubs de la ville.

« Pourquoi ne pas avoir 4 équipes au Texas si l’on peut créer cette ferveur avec des rivalités géographiques? »

Au Texas, nous avons déjà deux équipes en MLS: le FC Dallas et le Houston Dynamo. En plus d’Austin, la ville de San Antonio (qui accueille une franchise professionnelle avec les Scorpions en NASL) a aussi des envies de MLS. Je pense qu’une expansion de la MLS à Austin et San Antonio créerait une grosse rivalité entre ces deux villes. Cela serait fantastique pour cet état tant que ces franchises sont viables, ont une bonne direction, et les infrastructures adéquates bien sûr. Pourquoi ne pas avoir 4 équipes au Texas si l’on peut créer cette ferveur avec des rivalités géographiques, qui nous le savons, sont fantastiques en Europe, et permettent aux fans de vivre des expériences particulières. Mais la décision appartient à la MLS. Nous sommes confiants qu’Austin a tous les ingrédients et répondra aux exigences. Mais pas tout de suite. Nous allons continuer de travailler très dur pour que ce jour arrive.

 Pourquoi avez-vous décidé de vous affiler avec Colombus Crew (MLS) ? Comment ce partenariat bénéficie aux Aztex?

C’est Colombus Crew qui a d’abord montré son intérêt. Nous sommes en contact avec eux depuis quelques temps. Leur intérêt s’explique surtout par notre titre en PDL. Ils savent aussi combien nous prenons soin de nos joueurs et connaissent notre philosophie de développement. Le football aux USA est un petit monde. Tout le monde se connaît, tout le monde parle des uns et des autres, donc notre succès en PDL a rapidement fait écho. Ils savaient que nous étions prêts pour débuter en pro. Austin a plusieurs similarités avec Colombus, Ohio. Les deux villes ont deux grandes universités et à peu près le même nombre d’habitants. Les philosophies des deux franchises sont proches. Colombus Crew est une franchise structurée qui se focalise sur le développement des jeunes talents.

« Le football aux USA est un petit monde. Tout le monde se connaît, tout le monde parle des uns et des autres »

C’est aussi notre ADN. Ce partenariat leur permet de nous envoyer en prêt 4 joueurs. Le salaire de ces joueurs comptent dans la masse salariale de Colombus Crew. Nous prenons en charge leur installation et nous nous assurons qu’ils ne font pas trop la fête sur 6th street (rue d’Austin réputée pour ses extravagances nocturnes). Nous prenons soin d’eux et ils ont du temps de jeu garanti. Nous avons actuellement un joueur, et un autre vient tout juste d’arriver (Adam Bedell, plus grand joueur de MLS, NASL, et USL comprises). L’un de ces joueurs (Kalen Ryden) a déjà été un Aztex auparavant, il avait par la suite été drafté par Colombus Crew. Nous sommes heureux de le récupérer. L’entraîneur de Colombus, Greg Berhalter, et Paul Dalglish, le notre, parlent très souvent ensemble. Nous sommes très heureux de cette collaboration.
Lors de la pré-saison, les Aztex ont organisé un tournoi réunissant plusieurs équipes de MLS (The ATX Pro Challenge). Quelles étaient vos attentes de ce tournoi organisé à Austin? Est-ce qu’il va devenir un évènement annuel?
The ATX Pro challenge a été une idée que nous avons eu alors que nous préparions notre entrée en USL. Nous pensions qu’il était bien de réveiller Austin avec un tournoi de football en février après une grosse coupure puisque nous avions joué notre dernier match à la fin de l’été 2014. C’était aussi une bonne opportunité pour nous de travailler avec UT (University of Texas) et les équipes MLS (Colombus Crew, DC United, FC Dallas). Nous voulions leur montrer ce que c’était de jouer à Austin et aussi montrer à la MLS que nous pouvions organiser un évènement avec beaucoup de succès.

René Van de Zande remet l'Armadillo Cup à Bobby Boswell (DC United)
René Van de Zande remet l’Armadillo Cup à Bobby Boswell (DC United)

Pour être honnête, le plan était d’organiser ce tournoi en 2016, mais lorsque nous avons démarché la MLS et les franchises, nous avons été encouragé à l’organiser plus tôt. La coopération avec UT a été excellente, très professionnelle. Sans eux, cela n’aurait pas été la même chose. L’organisation était parfaite. Le terrain est l’un des meilleur du Texas. Les franchises MLS étaient ravies en dépit du peu de temps que nous avions devant nous. Nous avons été agréablement surpris avec 6000 spectateurs par jour. Nous n’avons pas encore pris la décision de savoir si oui ou non nous allons répéter l’évènement en 2016. Nous déciderons bientôt puisque nous avons des équipes MLS qui nous sondent déjà pour la pré-saison prochaine. Ce tournoi requiert un gros investissement alors nous voulons être sûrs que nous serons en mesure d’en faire un évènement réussi.

Un tatou déguisé en cowboy en guise de trophée
Un tatou déguisé en cowboy en guise de trophée (photo Austin Aztex)

Les franchises MLS veulent gagner ce tournoi pour remporter le trophée qui est un tatou habillé en cowboy. Ce trophée a rapidement fait le buzz après que nous l’ayons donné au vainqueur, DC United. ESPN, le Washington Post, le New York Times et le Dallas Morning News en ont parlé. Avec toute cette publicité, le tournoi a rempli son objectif, qui était de placer Austin sur la carte des villes de football pro.

Seriez-vous intéressé par l’idée d’aller investir dans d’autres franchises dans le futur?

Ma première intention a été d’investir dans les Aztex pour faire de cette équipe une franchise professionnelle. J’ai atteint ce but personnel. Maintenant nous devons nous assurer que le club se pérennise et grandisse. Le groupe de propriétaire est solide et très engagé. Le besoin d’un stade et les coûts associés à une intégration en MLS nous obligent à élargir ce groupe pour devenir encore plus puissant. Qu’Austin soit en mesure d’apprécier le foot pro pendant longtemps me tient à coeur. Quand nous aurons amené l’équipe en MLS, de nouveaux investisseurs viendront.

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« Pourquoi ne pas investir ailleurs? » (photo majeureliguefootball.com)

Je dois dire que je suis très heureux d’être de retour dans le football, même si ce n’est pas sur le terrain. Investir dans une équipe de football est très intéressant et nous devons attendre pour savoir comment les choses évoluent et de savoir si c’est un bon investissement financier ou non. Cela pourrait en être un car le football progresse vite ici au point d’être devenu un sport qui compte aux Etats-Unis. Si je devais un jour quitter ou m’éloigner des Aztex après l’arrivée d’autres investisseurs qui voudraient faire passer un cap au club, ça ne me surprendrait pas que j’aille investir ailleurs pour construire une franchise USL. Mon expérience jusqu’ici est super alors il n’y a pas de raisons pour que je ne veuille pas recommencer dans le futur, dans une autre ville.

Quelle influence voudriez-vous que les Aztex aient sur le paysage sportif d’Austin?
Le football est un des sports qui s’est le plus développé dans ce pays. Nous avons donc une bonne opportunité de construire quelque chose de vraiment spécial à Austin. Ici, les gens vénèrent l’équipe de football de University of Texas. J’adore le football américain et je suis un grand supporter des Longhorns (surnom de l’équipe de football américain de l’université). Je pense que UT est très enthousiaste à l’idée d’avoir une équipe MLS à Austin et leur support est très important. J’espère que les Aztex rentreront dans l’histoire de la ville en étant la première franchise sportive professionnelle, et j’espère que les citoyens d’Austin adopteront cette équipe et en seront fiers.

D’après vous, à quoi ressemblera le football aux USA dans 10 ans?
Tous les chiffres semblent pointer dans la bonne direction. Beaucoup reste à faire. Comme j’ai dit, le football aux US a un système unique comparé aux autres pays. Si vous regardez comment le talent des joueurs est développé ici, c’est très intéressant car très différent de ce qui se passe en Amérique Latine ou en Europe. Les équipes de jeunes du pays sont très bien structurées et jouent un rôle important dans le développement jusqu’à un certain âge. Les universités ont aussi un rôle important pour la majorité des joueurs, mais pour une minorité de ces joueurs au fort potentiel qui y sont, il serait mieux qu’il aient la chance de progresser au sein d’un environnement professionnel. Cela est indispensable si nous voulons que le niveau de la MLS s’élève encore. Les Aztex essaient à leur propre échelle de faire progresser les jeunes talents. Nous avons recruté des joueurs de football universitaire qui ont choisi de devenir pro au détriment de leurs études. Nous leur avons rédigé des contrats en nous assurant qu’ils pourraient finir leurs études à une date ultérieure s’ils le souhaitent. Je pense que ces jeunes doivent avoir l’option de renoncer à leurs études pour avoir plus de chances d’accomplir leur rêve de devenir pro et de jouer au plus haut niveau possible. Cela aura un impact positif certain sur la MLS. Tout le monde doit s’y mettre si l’on veut faire progresser ce sport dans ce pays et faire de la MLS une ligue excitante capable de concurrencer les autres. Cela sera possible si tout le monde reste engagé et reste surtout ouvert au changement.

Entretien réalisé par Jérôme Cortinovis. Merci à Alicia Itria.

Rene van de Zande, CEO of the Aztex: « Bring the MLS to Austin »

 

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Mr. van de Zande met me in his Emergo Group office, in downtown Austin.

Rene van de Zande is the kind of man who invested in soccer not for the profit, but for his passion. He succeeded in his goals to make the Austin Aztex one step away from the MLS.

Rene van de Zande, where does your interest in soccer come from?

As you know most people who are from Europe tend to grow up with soccer. I started playing soccer at age 4 and have played most of my life. I was born and raised in the Netherlands in a small town close to Rotterdam. The last 5 years I played soccer in the east of the Netherlands for the club Achilles “29 located in Groesbeek. This city had only 17000 residents at time and was home to seven different soccer clubs. There was nothing but soccer in that town. I combined playing there with my studies. When I graduated I decided to build a professional career outside soccer, but I have never lost my love for soccer.

 When you came to the United States, did you intend to become involved in soccer?

Not at all. I played soccer all my life, then I had to make a living. I was not talented enough to become a professional soccer player so I had to do something else. When I worked in Brussels for 8 years I continued to play soccer and stayed very involved with the sport. When I came to the United States in 1997 I was totally focused on building my business. The new MLS (Major League Soccer) had just been formed but I did not really have any interest.

« Europeans are snobs about soccer when they come in the United States »

Like many Europeans who come to the United States I brought my love for high quality soccer, my own club and my team with me. The level of the MLS was not that good. I would like to say that Europeans are snobs about soccer. When they come to the U.S. they really don’t have an interest or make an effort to see what soccer is about in this country. I think that attitude has started to change and is changing even more rapidly now.

What influenced you to invest in the Austin Aztex and become the club’s CEO?

After five years Washington D.C. and two years Tampa, Florida, I decided to move our company’s corporate headquarters to Austin in 2004. Austin has gone through tremendous growth and so has my company, Emergo Group. I feel that the Emergo Group has been very successful and being headquartered in Austin contributed to our success and therefore I wanted to give something back to Austin.

In 2011, Emergo Group became the title sponsor of the team. David Markley, the other owner is at the center of picture to show the jerseys
In 2011, Emergo Group became the title sponsor of the team. David Markley, the other owner, is at the center of the picture to show off the jerseys (photo from the Austin Chronicle)

Selfishly, since I love soccer so much, I wanted to become involved with the previous Austin Aztex team that existed from 2007 to 2010. Our initial decision was to join the team as a sponsor. However, the previous Austin Aztex team left Austin in 2010 so we were unable to become involved. Phil Rawlins, who owned the Austin Aztex at that time, moved the team to Florida. He felt that Orlando was a better fit for a professional soccer team and the city had an ambition to bring MLS there. Phil has proven to be correct to believe he could meet his goals in Florida sooner than when he would have stayed in Austin. But much has changed here in Austin since he left.

« I wanted to give something back to Austin »

David Markley, the minority owner of the ‘old’ Aztex team, obtained the naming rights and should be credited with bringing back the Aztex and high level soccer to Austin. He recalled that my firm had an interest in sponsoring the old Aztex team and approached us in 2011-12. We became the title sponsor for the new Aztex in 2011-2014. As David and I got to know each other we realized that we shared a similar player development philosophy and direction for the club so I decided to join him as a co-owner of the club. Currently I am the CEO and co-owner of the team. After we decided to join the professional league USL (3st division), we expanded the owners group to become financially stronger and to allow the organization to build the foundation of the club with the intention to bring Major League Soccer to Austin in the future.

 In the two years you have been the CEO of the Austin Aztex, has it been a challenge to balance your responsabilities as CEO of the Emergo Group with the responsabilities of the Aztex?

I contribute the success of Emergo Group to the fact that I hire highly motivated and competent people, mixing experience with young talent. That is also how we have built the front office of the Austin Aztex. We have a lot of talent who are able to execute their tasks at hand, operate as a team and which makes me feel I can ‘hover’ above as the CEO. Being CEO of the Aztex does require attention and my involvement, but I have always had a lot of energy and I thoroughly enjoy the time I spend in both businesses.

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« I very much enjoy this dual role »

I also enjoy the contrast of working in an established and mature business and being involved in a new business that has not reached that mature stage yet. With the Austin Aztex there is still much to do to build a strong foundation for the future. For me it is so easy to put more time and effort into the Aztex. Being involved in a sports franchise has given me so much energy and excitement and I very much enjoy this dual role. I am CEO of a successful global company surrounded by an excellent staff and colleagues which allow me to also spend time with the Aztex. My role in Emergo Group is well defined and everything is working very well. As for the Austin Aztex, I see my role as CEO as a temporary assignment and will make room for another CEO as soon as the club is well on its way.

 In 2013, the Aztex won the PDL championship. As the new CEO, what changes were made that lead the team to win the championship?

La pyramide du soccer en Amérique du Nord.
The American soccer pyramid (photo from majeureliguefootball.com)

The philosophy we apply in the Aztex organization today is the same one we applied when we won the PDL (4th division, amateur) championship. At the time we played in the PDL, the goal David Markley and I set was to bring professional soccer to Austin and to play in the professional league, USL. After we won the PDL national championship and the move to USL became a reality, we changed our vision for the club and announced that our ultimate end goal is to bring Major League Soccer to Austin. Playing in the PDL gave us a nice foundation to make the next step to USL. In order to reach our goal of MLS in Austin, we firmly believe we need to build the club grass roots. PDL gave us a good head start and we will continue to do so playing in the USL in the coming years. When we started playing in the PDL, we brought in a very successful and talented young coach by the name of Paul Dalglish. We were also looking for a certain type of player and believed Paul would be able to recruit those players. And we proved to be right. We attracted very talented players from all over the country, including locally grown Austin players. Although these amateur players, some of whom were still in college, give up their summers to play in PDL, we treated them as professional players. In 2012, our first year in the PDL, the Austin Aztex made the division finals.

In 2013, the Aztex won the PDL.
In 2013, the Aztex won the PDL. (photo from Austin Aztex)

Because of our coach and the professionalism of our organization, many of the players on the 2012 team returned in 2013. This team gave us an advantage over many other PDL teams where new players need time to “glue” together. As a result, we won the PDL championship in our second year. The three years in PDL allowed us to build a foundation and we received nationwide recognition for our organization from the league, players and other teams. We were ready for to make the step up to USL.

 How was the Austin Aztex able to move into the professional USL division since there is no promotion/relegation?

It is very interesting how soccer works in this country. It is very different and unique from many other markets in the world where the system is based on promotion/relegation of teams. Not so in the US. The way you move into USL, NASL or MLS is based on meeting a set of criteria, one of which is financial. In order to be part of USL, you need to pay a one-time franchise fee (between $750K to $1M) and show the league that you have the financial backing needed to support the team long term. PDL is part of USL and the league front office had already been working with the Aztex for three years and knew that we ran a good operation that would suffice for USL Professional League. The Aztex met all of the criteria and obtained the franchise rights to operate a USL team in Austin and transitioning from PDL to USL was easy.

 This is your first season in a profesional league. How did your management of the franchise change when you entered the USL?

During the time we played in the PDL we only had two full time people in the front office – one in marketing and one in operations. When we made the transition to the USL we had 4-5 months to prepare and to strengthen the front office.

Paul Dalglish, the son of the Liverpool FC legend is a very important man for the Aztex.
Paul Dalglish, son of the Liverpool FC legend, is a very important man for the Aztex. (photo from the Austin Aztex)

We hired eight more staff members for the front office and expanded the technical staff operations and team. After our 2013 PDL championship, Paul Dalglish left the Austin Aztex to become an assistant coach for a MLS club, Real Salt Lake. We brought him back as our head coach as well as his assistant coach who was with us our 2013 and had taken over the head coach position in our 2014 PDL team. We also hired a former Aztex player, Zach Pope, as an assistant coach. We were well prepared for our first USL season and feel we have the right team in place and that they understand what the tasks at hand are. All the players have to do now is win

Your coach Paul Dalglish is the son of a soccer legend. Is he valuable part of the future of the Austin Aztex?

Paul Dalglish is talented, very smart, a quick learner and is very good working with young talent. He is representative what we want to be as a club.   He also carries what we like to call ‘the player development gene’ we carry as a club and in our vision for the club. We want to contribute to developing players in the U.S. who will lift the quality of soccer in this country. Paul shares our vision and that made him a perfect choice for our club. Paul is, of course, the son of soccer legend Kenny Dalglish. I have not yet met his father but they do look alike and I understand that they share the same sense of humor which I understand and appreciate very much. We both are from Europe (Paul is Scottish) and we are philosophically very much on the same page. Even though he has a famous father, Paul is very much his own person and has built his career on his own merits. He was a professional soccer player and played for numerous clubs in England.  While playing for the Houston Dynamo he was faced with a career ending injury. He was also part of the Houston Dynamo team when they won a MLS championship. After his injury he decided to focus on a career in coaching and he made a good decision – he is perfect for coaching. I like that he is young.   He is very talented. His family name is a nice bonus but it has nothing to do with his qualities and as I said, he is making a name for himself. I am sure that his father’s experience helps him and the advice he receives from his Dad is valuable to Paul. I am happy for him that he can tap into his father’s experience.

You have said that USL was a necessary step before thinking about MLS. Was bringing Major League Soccer to Austin always your ultimate goal?

Not at the very beginning. David Markley and I discussed it over a glass of beer and thought that, for sure, Major League Soccer in Austin would be nice end goal. We thought it would be amazing if we could build a professional franchise in Austin that could eventually become the base for MLS in Austin. Our overall goal was to build the club and fan base from the ground up and turn Austin, a city that is growing, into a passionate soccer city. We saw playing in PDL as the first step and the USL a second step to build the foundation to bring MLS to Austin. We are excited about Austin. It is a city that has everything needed to be considered by MLS.  Our mission and vision that we were speaking about both publically and privately were to bring a professional soccer franchise to Austin. We had a lot of decisions to make – one of which was whether we should move into USL or the second division league NASL. We discussed our options but decided in favor of USL since we were already playing at USL’s PDL league, enjoyed good relations with the league’s executive management and were excited about the direction USL was heading. So our initial goal was really to play in the USL and now that is a reality. We are in our inaugural year and are having a blast. We continue to learn and build a great foundation. It is now up to the Aztex and Austin fans to show that Austin is a viable city for Major League Soccer.

During your last radio interview on « the throw in » you also said that there will be more opportunities in the next  three to five years to enter MLS. Specifically, what needs to happen for the Atex to move up to MLS?

Based on MLS experience and the success of its franchises there are a number of benchmarks or criteria that we need to meet. The under-35 population in Austin, the Millennials, are well represented. As we have seen in other MLS cities with a strong fan base, Millennials are very important to a soccer club’s fan base. So the age of the population is one criteria and household income is another. We believe that our fan base has the discretionary income to attend multiple sporting events with friends and family.

« Build a stadium within the next 2-3 years »

Our biggest challenge and a must-have criteria Austin does not yet meet is having a soccer-specific stadium. We are currently playing at House Park, which is a high school turf field in downtown Austin. We are happy with our relationship with the Austin Independent School District (AISD) and appreciate the opportunity to play there. House Park stadium was built in 1930 and seats about 5000. MLS however requires a stadium that seats 20,000. Our goal is to ensure that we continue to build our fan base while in our current stadium as we plan for building a soccer specific stadium in Austin. Without a soccer specific stadium it will be hard for our franchise to be sustainable let alone be considered for MLS.

A soccer specific stadium is definitely in the future for the Austin Aztex?

We are in the process of locating a piece of land, hopefully downtown, or in close proximity to downtown, where we could build a stadium within the next 2-3 years. Austin is growing so fast that land in and around downtown is very limited and there is a lot of competition for that land. But we will first look for a location in downtown or in close proximity to downtown – ideally no more than 2-5 miles from the center of Austin. The owners group has taken the lead in searching for a location, determining the costs and financing associated with this endeavor. In order for the Austin Aztex to compete in the USL long term we will need to have our own stadium or a stadium that allows us to draw more revenue than we are able to do today.

It has just been announced that the Aztex have partered with Univision, a spanish TV channel in Austin. What impact do you think that partnership will have on your fan base?

Univision has always been a strong supporter of soccer and the Austin Aztex so we are very happy that we are partnering with them. Univision has the ability to reach out to the Hispanic community in Austin where we find many supporters of the game. Those soccer fans often support teams outside the US. We now need to gain their interest to come out and support their local soccer team. We feel that Hispanic soccer fans are in many ways similar to European fans. I look at myself, a Dutch guy born and raised in a country where soccer is the #1 sport.

« We need to overcome the skepticism that exists with people who grew up with soccer elsewhere »

We all share a long soccer history and loyalty to the team we grew up with. This is the same for many people in the Hispanic community where they support a team from the country of their heritage, whether the team is from Mexico, Argentina, or elsewhere in Central or South America. We need to overcome the skepticism that exists with people who grew up with soccer elsewhere or who are used to watching a certain quality or level of soccer. I did. We need the Hispanic community and all soccer fans to give their local professional soccer team a chance and come to a game. In order for Austin and the country to get exciting and better quality soccer, we need fan support. Those who say that professional soccer in the U.S. is not good or worth their time should come, support the Austin Aztex and judge for themselves. Those who have come to believe in US soccer, like I do, need to convince them to come and be a part of something that is growing on all levels. Soccer is a great sport to watch and offers a fun fan experience for all ages. By getting and growing that support today, we will be able to achieve our goal to have a soccer specific stadium in Austin sooner than later.

 How was the Austin Aztex USL announcement received in the greater Austin community?

The announcement that we were bringing professional soccer to Austin was well received and covered by the media. It was not as big news as for example in Louisville, Kentucky, where Louisville FC announced their USL 2015 debut. Louisville had no history as a club in the city so there was a lot of excitement in Louisville when the city welcomed a USL team. FC was able to sign up thousands of season ticket holders well before they played their first game. The Aztex had been playing PDL in Austin for the previous three years so the excitement in Austin was different. For us in Austin, that was and continues to be more of challenge and will take more time to do. The choices for entertainment in Austin are abundant compared to Louisville so people in Austin have more opportunities to attend events.

One of the big events which take lace in Austin: F1 USGP - Circuit of the Americas. The Circuit of the Americas chairman is one of the owners of the Aztex: Bobby Epstein
One of the biggest events which take place in Austin: F1 USGP – Circuit of the Americas. The Circuit of the Americas chairman is one of the owners of the Aztex: Bobby Epstein

Many people continue to move to Austin daily so there is a large audience here that may not even be aware that we have a professional soccer team. From a marketing perspective I think we are doing everything possible based on our current budget (between $1.5 and $2.5M) but we are always looking for creative ways to reach the citizens of Austin and the surrounding communities. I am convinced that over time we will see the fan base increase and sellout crowds will become a fact for the Aztex.

Does the commissioner of the MLS, Don Garber follow the Aztex? Are you in contact with him or someone else in MLS?

Yes, MLS does follow the Aztex and see how we are developing the market. The USL is considered a very important piece of the puzzle to increase the quality of soccer in the U.S. and MLS in particular. Although USL is an independent division, it does have the function of a development league for MLS players. MLS teams are required to either have their own USL franchise or be affiliated with an existing USL team. The Columbus Crew MLS franchise and the Austin Aztex became affiliated. The Real Salt Lake, Seattle Sounders, Portland Timbers, Vancouver Whitecaps and the New York Red Bulls opted to have their own USL franchise teams. That has triggered the rapid growth of USL.

« Don garber is very familiar with Austin »

All of these developments make USL an important league that has the close attention from MLS and Commissioner Garber. The Commissioner is very familiar with Austin. After attending SXSW in 2014 and experiencing how exciting this city is he understands that Austin has many of the elements MLS looks for in a successful MLS franchise city. Aztex owners have met with MLS to discuss Austin and the possibilities for MLS in our city. We know what is needed to keep Austin on the MLS radar. We are still looking at least 3 to 5 years before we believe the Austin Aztex and the city of Austin will be ready to join the MLS. As I said, we don’t have a final plan for a stadium as of yet, but we are working on it as we speak. We are taking our time to build Austin Aztex since there are no franchises available today. However, recently the Commissioner did speak publically that the MLS and USL will continue to grow and by 2020 there will be more MLS franchises made available for those markets that are ready. From our end we feel very comfortable where we are today and know where we need to be in order to achieve our MLS goal. We are very focused on building the Austin Aztex fan base and are working to make sure that all criteria needed for MLS will be met by the time MLS makes more franchises available.

How do you feel about the MLS expanding to include teams in Minneapolis, Atlanta and Los Angeles?

Those are large cities and, as long as those clubs meet the criteria I spoke about earlier, I think these are great markets. It’s important to have a nice geographic spread of MLS teams so more communities can enjoy and participate in professional soccer. We know that Minneapolis has a long soccer tradition so I think they will be very successful and it makes sense to have an MLS franchise there. Atlanta is a large city with many major league sports teams already and a strong ownership group so I am sure that they will also be successful. Los Angeles is another large market that should be able to sustain two MLS clubs and perhaps develop a strong and exciting rivalry between both clubs.

« Why not have four teams in Texas if you can create excitement with regional rivalries »

In Texas we currently have two MLS clubs – the FC Dallas and the Houston Dynamo. In addition to Austin, San Antonio also aspires to have an MLS team. I think MLS expansion in Texas and specifically in Austin and San Antonio could create a great rivalry between these two cities. I believe both markets are viable as long they have the right ownership group and infrastructure. Why not have four teams in Texas if you can create excitement with regional rivalries? We all know those rivalries exist in Europe and contribute to a unique fan experience. The MLS ownership group will decide when and where MLS expands in the US. We feel very confident that Austin has all the ingredients and will meet all criteria to be a successful MLS market – just not today. We will continue to work very hard for that day to arrive.

Why did you decide to become affiliated with the Colombus Crew? How does being affiliated with that MLS Team affect the Austin Aztex?

Early on the Columbus Crew showed an interest in the Austin Aztex, so we have been in contact with them for awhile. Their interest in the Aztex had a lot to do with our success in the PDL, how we took good care of our players as well as our overall philosophy on player development. The soccer world in the US is small. Everyone knows each other and talks about each other.   So they knew we had a professional organization ready to begin our first season in the USL and therefore were confident we could work together. Austin also has a lot of similarities to Columbus, Ohio. Both cities have large universities and have roughly the same population. The philosophies of both clubs are similar.

« The soccer world in the US is small. Everyone knows each other and talks about each other »

The Columbus Crew is a club which is structured to develop young talent. That is something close to our heart and is in line with what we want to do in Austin. Our affiliation allows for the Columbus Crew to place a maximum of four players with the Austin Aztex. These players remain on the payroll of the Columbus club since they are contracted with them. We take care of their housing and make sure that they don’t party too much on 6th Street ☺ . We take good care of them. They get guaranteed playing time with the Aztex so they can further develop as a professional. We currently have two players from the Crew in our team: forward Adam Bedell and central defender Kalen Ryden. Ryden was a former Austin Aztex player and was drafted by the Crew so we are happy to have him back with us. The Columbus Crew coach Greg Berhalter and Aztex coach Paul Dalglish speak with each other frequently. We are extremely pleased with our relationship with the Crew.

 Before beginning your first season in the USL, the Austin Aztex organized a tournament (the ATX Pro Challenge) with MLS teams that was held in Austin. What were your expectations of the ATX Pro challenge? Will it become an annual event?

The ATXS Pro Challenge is something we came up with while we were doing a million other things like focusing on our entry into the USL. We thought it would be a nice to wake up Austin in February since we played our last game in the summer of 2014. It was also a great opportunity for us to work with the University of Texas as well as with the invited MLS clubs (The Columbus Crew FC, DC United, and FC Dallas). We wanted to show MLS clubs what it is like to play here in Austin and also show the MLS league that we can organize an event of this size and also to create a good opportunity for MLS clubs to participate in a well-organized and effective pre-season event.

Rene Van de Zande give the Armadillo trophy to Bobby Boswell (DC United)
Rene Van de Zande gives the Armadillo trophy to Bobby Boswell (DC United)

I have to be honest that we initially planned this tournament for 2016, but when we inquired with the league and MLS clubs if this would be of interest to them, we were so encouraged by their positive response that we decided to have it organized this year. The cooperation with UT was excellent – very professional and without them we would not have been able to pull it off. UT’s management of the stadium was flawless and the quality of the field is one of the best in Texas. All MLS teams complimented us on this tournament and players enjoyed the overall experience of playing in Austin. Despite the fact that we were challenged by the limited time to promote the tournament, we were pleasantly surprised that close to 6000 people attended each day which is a great turnout for MLS pre-season games. We were very happy with the event. We have not made the decision if we are going to do the ATX Pro Challenge again in 2016. We will decide soon since MLS teams are asking about it and want to include it in their pre-season schedules. The event requires a large investment on our end so we want to be sure it will be successful again.

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A cowboy armadillo trophy (photo from the Austin Aztex)

Many MLS clubs are eager to win the tournament so they can receive the ATX Pro Challenge cup- an armadillo dressed up as a cowboy. This cup went viral after we presented it to this year’s winner, D.C. United. It was even covered nationally by ESPN, the Washington Post, the New York Times, and the Dallas Morning News. All the positive publicity ensured that the tournament achieved its main goal, which was to put Austin on the map as a good city for professional soccer.

 Are you interested in investing in other franchises in the future?

My initial reason for getting involved in soccer and in the Aztex was to bring professional soccer for all to enjoy in Austin. I have reached that personal goal. Now we need to make sure the club remains sustainable and can continue growing. We spoke about the things that are needed to have a sustainable franchise and the ownership group is strong and very committed to the future of the Austin Aztex. The need for a soccer specific stadium and the costs associated to obtain and operate an MLS franchise require that we expand our ownership group to make the Aztex even stronger financially. I absolutely want Austin to enjoy professional soccer for a long time. When we take the team to MLS other investors will join the ownership group.

Why not invest somewhere else?
« Why not invest somewhere else? » (photo from majeureliguefootball.com)

I have to say I really enjoy being back in soccer – obviously not on the field – but to see it from the management and operational side. Investing in a soccer team is very interesting. We will have to see how it evolves and whether it is truly a good financial investment or not. There are a lot of signs that the USL organization is trying to create value for franchise owners so it might be a good investment on the long term, because soccer is on the rise in this country and is becoming an important sport in the U.S. If someday I were to leave the Austin Aztex or be less involved after others have taken it to the next level, I would not be surprised if I was involved in building a USL franchise in another market. I love the building aspect of a club in a market. My experience so far in Austin has been great and I truly enjoy the Austin Aztex so there is no reason I would not want to do something similar in another city in the future.

What influence do you want the Austin Aztex to have on the future sports landscape in Austin?

Soccer is one of the fastest growing sports in the country so I think we have a great opportunity to build something very special in Austin. As soon as we have our own soccer specific stadium our fan base will grow even more and will enjoy watching and supporting the Aztex in Austin. Everyone who comes to Austin embraces UT football – I love college football and I am a support of the Longhorns. I think the University is also very excited about seeing professional soccer develop in Austin and would welcome Major League Soccer. Their support is very important to bring MLS to town. I hope that the Austin Aztex will make history by bringing the first major league sports team to Austin. I also hope that the citizens of Austin will embrace the Austin Aztex and be proud of their team.

 What do you think the soccer landscape in the U.S will look like in 10 years?

All the trends and statistics seem to be pointing in the right direction. There is still a lot that needs to be done. As I said soccer in the U.S. has a very unique system compared to other countries. If you look how talent is developed in the U.S. it is also different from markets in Latin America and Europe. Many youth clubs in the country are very well organized and overall play an important and positive role in developing talent to a certain age. The college system has a very important role to play as well for many players. It would be better for some of these talented players to have an option to develop and play in a professional soccer environment. This is needed if we want to have more home grown quality players in MLS and raising it to a higher quality level. The Austin Aztex are trying on a very micro level to be part of the professional development of talent. We have recruited some college players to become professionals and as a result they are not completing their college degrees. We have done that in combination with constructing contracts to make sure they have the opportunity to complete their college careers at a later date. I think that young talented players need to have this option to forgo college in order to have a better chance to fulfill their dream to play professionally and reach the highest level professional soccer has to offer. It is also will contribute positively to the quality of U.S. players in MLS. Everyone involved in soccer will have to participate and contribute to improving the quality of soccer in the U.S. in order to make MLS a great and exciting league that can compete with other professional soccer leagues around the world. I think that is a real possibility if everyone stays committed to the game and is open to change.

Interview done by Jerome Cortinovis. Thank you to Alicia Itria.

Interview de Ruben Jongkind, directeur développement de l’Ajax Amsterdam

Ruben Jongkind m’a accordé une interview au Four Seasons Hotel à Austin après qu’il ait donné une conférence sur la réalité virtuelle et notamment l’utilisation de l’occulus rift au sein de l’Ajax Amsterdam. J’en ai bien sûr profité pour lui parler Major League Soccer.

Ruben bedankt voor deze mooi moment. @J_CORTINOVIS