Henry a fait le show face à Montréal !

Le joueur au plus fort « Impact » cette nuit a été sans conteste Thierry Henry lors du duel au sommet de la conférence Est opposant New York à Montréal (2-1). Plus qu’une performance, Mister Henry s’est donné en spectacle.

« Voilà pourquoi il est encore sur le terrain. Je veux dire par là qu’il n’a rien perdu de son talent » se rattrape comme il peut Mike Petke, l’entraineur en chef des Bulls. « C’est juste un numéro de magie ce qu’il a fait ». Il se répète: « C’est pour ça qu’il est sur le terrain ».

Montréal a eu des opportunités de revenir mais n’a au final pu ternir le dernier numéro en date de Thierry Henry. Même une dernière grosse boulette du gardien New Yorkais Luis Robles n’a pas été suffisante pour retourner la situation et gâcher son show.

Les Red Bulls ont beaucoup inquiété la défense québécoise en première mi-temps sans pouvoir conclure. Bien servi à la 18ème minute par le très remuant Johny Steele, le magicien Henry montra ce qu’il avait sous le chapeau en s’infiltrant entre deux défenseurs sans que ces deux là ne le voit, mais il manqua de peu la cible.

Alors que les Red Bulls fatiguaient petit à petit de faire le show, Montréal réussissait à s’immiscer deux fois près de la cage de Robles. La première fois, Andres Romero fit tremblait la barre sur une jolie frappe enroulée. La deuxième fois, le gardien New Yorkais remporta un duel contre Nyassi.

Peguy Luyindula n’a pu savourer sa première titularisation que quelques minutes. 25 pour être précis. Blessé aux ischio-jambiers, il céda sa place à Fabian Espindola. Et ce changement fit beaucoup de bien aux Red Bulls. Sur un magnifique shoot de Eric Alexander qui s’échoua sur la barre de Perkins, le nouvel entrant Espindola récupéra la balle et se mua en assistant du magicien en offrant le premier but à Henry qui ne se privait pas de fêter le moment avec ses partenaires. Fait assez rare, il faut le souligner.

Marco Schallibaum appela alors Marco Di Vaio remplaçant d’un soir, le coach suisse voyant la situation empirer pour son équipe après une nouvelle offensive de Eric Alexander. La rentrée de la star italienne et ses appels de balle incessants rétablissait un certain équilibre et l’Impact remettait ainsi la pression sur New York. Mais sur un corner de Juninho, Henry tenta un numéro d’illusionnisme qu’il n’avait jamais essayé encore cette saison et le réussissait. Sa bicyclette trouva la lucarne opposée pour le plus grand  bonheur d’un stade envouté.

Di Vaio sur un énième appel de balle trompait le gardien de New York et diminuer l’écart, et dans les dernières secondes il faillit voler la vedette à Henry en touchant les deux poteaux sur un seul et unique tir. Tout le monde croyait alors au maléfice mais la gonfle ne franchit pas la ligne et l’entraineur New Yorkais pouvait savourait au coup de sifflet final. Même s’il dissimulait cette joie intérieure.

« Je n’ai rien à dire de spécial. Quatre victoires d’affilées… Cool ! Je ne suis jamais satisfait. Je pense que quand nous confisquons le ballons, quand nous avons cette volonté d’aller de l’avant, quand nous voulons créer du jeu, nous sommes très dangereux. Naturellement plus vous attaquez, plus vous êtes exposés. Surtout quand il y a une superbe équipe en face avec énormément de qualités. Mais nous avons plutôt bien défendu. C’est le cas depuis six matches. Ils ont fait le job. »

La victoire permet à New York de conforter leur première place de la conférence Est avec le Houston Dynamo. Les Red Bulls affronteront New England samedi en espérant une nouvelle fantasmagorie de leur prestidigitateur.

 

MLS: les salaires 2013 révélés !

Comme il le fait deux fois par an chaque année, le syndicat des joueurs de Major League Soccer a révélé le salaire de chaque joueur via un document disponible ici 

Thierry Henry reste en tête de ce classement avec 4,35 millions de dollars par an. Ce chiffre comprend les compensations et les avantages financiers (guaranteed compensation) offerts par le club, en plus du salaire de base. Car le salaire de Thierry Henry a pas mal baissé depuis 2012. Il est passé de 5 millions à 3,75 millions par an. Si on ne parle que de salaire de base, le Français passe même derrière Robbie Keane, le buteur irlandais de Los Angeles, le deuxième de ce classement, qui lui touche 4 millions mais avec moins de compensations financières.

Pas très loin derrière, le milieu offensif australien des New York Red Bulls, Tim Cahill, avec 3,625 millions au total. Autant vous dire que ses derniers buts ont été appréciés à leur juste valeur, lui qui commençait à être tancé pour ses pauvres stats. Landon Donovan n’est pas sur le podium, mais il pourra toujours se dire que son salaire a augmenté de 100 000 dollars depuis l’année dernière pour un total de 2,5 millions par an. Pas trop mal quand on loupe un mois de compétition pour « prendre du recul vis à vis du soccer ». Il est sans surprise le premier Américain dans ce classement.

Marco Di Vaio de l’Impact Montréal gagne trois positions depuis l’année dernière grâce à une honnête augmentation. Il est quatrième avec 1,94 million alors que son compatriote Alessandro Nesta ne figure pas dans les « top expensive players » et pour cause, son salaire ne dépasse pas les 260 000$. Ce sont 80 000$ de plus que l’année dernière mais c’est pas grand chose au vu de son statut de légende du foot. Le nouvel arrivant Obafemi Martins est sixième des joueurs les mieux payés avec 1,725 million par an.

Le salaire médian annuel des joueurs de la MLS, beaucoup plus représentatif que le salaire moyen pour moi, gravite atour de 80 000$. Le plus bas salaire concerne 62 joueurs dans la Ligue ; parmi eux beaucoup de rookies bien sûr comme Adam Jahn, l’actuel meilleur buteur des rookies de MLS et qui joue à San José Earthquakes ou Clint Irwin des Colorado Rapids. Ils gagnent 35 125$ par an, c’est à dire un peu moins de 3 000$ mensuels.

A noter quelques bizarreries donc celle-ci: Digao, le frère du brésilien Kaka a vu son salaire passer de 90 000 à 200 000$ par mois aux New York Red Bulls alors qu’il n’a joué qu’une seule fois avec l’équipe. Etrange…

Voici le top 20 de ce classement:

1. Thierry Henry – New York Red Bulls – $4,350,000
2. Robbie Keane – LA Galaxy – $4,333,333.33
3. Tim Cahill – New York Red Bulls – $3,620,000
4. Landon Donovan – LA Galaxy – $2,500,000
5. Marco Di Vaio – Montreal Impact – $1,937,508
6. Obafemi Martins – Seattle Sounders – $1,725,000
7. Danny Koevermans – Toronto FC – $1,663,323.33
8. Kenny Miller – Vancouver Whitecaps – $1,132,492
9. Fredy Montero – Seattle Sounders – $856,000    ——> actuellement en prêt à Millonarios en Colombie
10. David Ferreira – FC Dallas – $730,000
11. Dwayne DeRosario – D.C. United – $645,333.00
12. Federico Higuain – Columbus Crew – $604,000
13. Chris Wondolowski – San Jose Earthquakes – $600,000
14. Shalrie Joseph – Seattle Sounders – $599,333
15. Sherjill MacDonald – Chicago Fire – $527,115
16. Kleberson – Philadelphia Union – $495,000
17. Darren O’Dea – Toronto FC – $456,250
18. Alvaro Saborio – Seal Salt Lake – $453,333
19. Kalifa Cisse – New England Revolution – $445,000
20. Diego Valeri – Portland Timbers – $400,000

Ici pour faire la comparaison avec les autres sports US

Ma première vidéo: un Top Five des meilleurs mexicains ayant joué en MLS

Cinco de Mayo (5 mai en espagnol). Cette fête mexicaine qui est célébrée aux USA commémore la victoire des forces du gouvernement républicain mexicain menées par le Général Zaragoza. L’occasion pour moi de dresser mon Top Five des joueurs mexicains ayant joué en Major League Soccer. L’occasion aussi de publier ma première vidéo sur ce blog. L’occasion pour vous de découvrir le son de ma voix.

Après son coming-out ayant entrainé sa retraite, Robbie Rogers est sur le retour

Les choses se décantent pour le jeune Robbie Rogers ces jours-ci. Depuis trois mois et l’annonce publique de son homosexualité sur son blog, Rogers, 25 ans, a pris sa retraite. Après avoir assuré qu’il en avait fini définitivement avec le soccer puisque qu’il était « trop difficile d’être gay dans un sport bien trop souvent hostile à l’homosexualité », son retour sur les terrains est devenu fort probable. Sous certaines conditions…

Il y a quelques jours, le « california boy » a été aperçu à l’entrainement avec le Los Angeles Galaxy. Il n’en fallait pas plus pour croire au retour de la star promise, car oui, avant d’être gay, Robbie Rogers est très talentueux. Dimanche matin, boosté par l’exemple de Jason Collins, un joueur gay de NBA des Wizards de Washington qu’il a d’ailleurs appelé pour féliciter après son coming-out, Rogers a confirmé à la radio qu’il y a avait des chances qu’il rechausse ses crampons et enfile un maillot frappé du logo MLS sur la manche. Voila ce qu’il a dit après une semaine d’entrainement dans les jambes:

« Pour être honnête, je ne savais pas si j’allais revenir ou non dans le soccer après cette période difficile. J’ai regardé quelques vidéos de CNN ou ABC de moi en train de jouer au soccer. Je me disais -Putain Robbie, regarde ce que tu es en train de louper !-
J’ai encore un peu besoin de temps pour voir comment les choses évoluent, mais j’ai vraiment apprécié cette semaine (avec le Galaxy). J’ai grandi en jouant au soccer, donc j’ai l’impression de renouer avec mes habitudes. Je me sens chez moi sur un terrain de soccer ».

L’ex milieu offensif de Leeds a avoué avoir été nerveux la première fois lors de son retour dans les vestiaires du Galaxy. Ce n’est déjà plus le cas. Mais tout n’est pas redevenu rose pour autant: Même si un transfert est probable, il appartient toujours à Chicago. Et il semble qu’il n’ait aucune envie d’être un membre de l’équipe de Frank Klopas, le manager. Il préfère rester à Los Angeles, là où il a grandi et là où il s’est entrainé tout l’été dernier pour préparer au mieux son séjour anglais à Leeds puis à Stevenage.

« Je ne veux pas aller à Chicago. J’arrêterai si l’on me dit d’aller là bas. J’ai besoin de jouer quelque part où je me sens bien et en totale confiance. Je voudrais le faire près de ma famille. Je ne veux pas me fermer des portes et dire non à des équipes avec lesquels j’ai discuté mais … Je veux rester en Californie. »

Le retour de Rogers serait un joli exemple de tolérance en MLS. Alors que la dernière étude en date précisait que 40% des joueurs pros avaient des propos hostiles envers les homosexuels, Rogers deviendrait forcément une icône estimée publiquement, mais probablement ciblée sur les terrains; C’est d’ailleurs pour moi sa principale peur ! Mais je dois avouer avoir un peu de mal avec la deuxième partie de son discours. Pour moi, soit Rogers veut rejouer au soccer, donc affronter sa peur et il doit se plier aux règles de la MLS qui possède ses droits (et donc accepter d’aller à Chicago). Soit il se retire définitivement. Il ne peut poser ses conditions ! Cela ferait de lui un joueur différent au statut atypique. Tout ce qu’il veut éviter ! Son discours en prend un coup et son exemplarité aussi.