Cette rencontre est le premier des deux rounds qui ont opposé l’équipe la plus populaire d’Argentine et le Cosmos durant l’été 1978. 30 000 personnes assistèrent à ce rare évènement: le Boca se déplaçait en effet rarement en dehors du pays, et la NASL avait convaincu les dirigeants argentins de venir jouer aux Etats-Unis. Deux mois plus tard, les deux équipes remettaient ça pour se départager et les Argentins gagnèrent 4-2 chez eux.
Chinaglia, les lignes de football américain, les shorts au dessus des genoux et des buts en pagaille … bienvenue dans le soccer d’antan !
Boca Juniors 2-2 New York Cosmos Date: 9 Septembre 1978 – Spectateurs: 30000 Buts Cosmos: Giorgio Chinaglia et Alan Willey
Belle initiative de la MLS. Don Garber, le commissaire de la Major League Soccer, s’est entretenu avec les fans via Twitter. Il répondait ainsi à leurs questions. Celles-ci ont vite tourné autour de l’expansion de la Ligue. Les réponses courtes que nous offrent Twitter ont permis de ne pas tourner autour du pot…
Un premier fan s’impatiente à propos de la seconde franchise qui devrait s’installer dans le Queens à New York. Le projet du stade semble bloqué…
Don Garber répond que les choses avancent. Naturellement, les fans à travers le pays en ont profité pour sonder l’intérêt de la Ligue pour leur ville. Une question d’un fan de Saint Louis est sélectionné par le commissaire.
Don Garber confirme l’hypothèse Saint Louis et en profite pour rappeler que la ville du Missouri accueillera Manchester City et Chelsea pour un match d’exhibition au Busch Stadium fin mai destiné à promouvoir le soccer dans la ville. Un autre Twittos interpelle ensuite le Don et lui demande s’il est au courant que le dernier match à Orlando a attiré beaucoup de spectateurs.
Ce à quoi répond le Don qu’il sait l’ampleur du phénomène soccer en Floride et qu’il espère plus de soutien (financier) concernant le projet du nouveau grand stade. Sacramento est aussi sondé.
Garber a planifié de se rendre dans la capitale californienne dont l’intérêt pour le soccer n’est à priori plus à démontrer. Une question sur le thème d’une Ligue à 30 franchises est posée.
Mais le commissaire réfute cette possibilité et considère que c’est trop. Personnellement, je pense que la MLS est destinée à héberger 24 équipes. Don Garber a, je pense, ce projet là et si les Etats-Unis se préparent à accueillir une Coupe du Monde (2026?), il devrait y avoir des arrivées de nouvelles franchises en MLS sous peu.
Certaines villes et leurs fans peuvent être déçues de ne pas avoir été cité dans la discussion (Atlanta, San Antonio, Minnesota) mais cela ne veut pas dire pour autant qu’elles sont totalement hors jeu.
New York semble être favori. Mais il va être intéressant de voir ce qui va se passer en Floride à Orlando dans les prochains mois. La Ligue surveille de très près la situation et je ne serai pas surpris que la Floride soit le prochain état à voir se développer une franchise. Juste une intuition.
Ces dernières semaines, Ben Olsen le coach de DC United, s’est posé beaucoup de questions sur son sort. En recherche d’explications après le piètre départ de son équipe, son staff est aussi passé au grill. Olsen prévient désormais ses joueurs sur la possible tournure des évènements si la mauvaise série continuait.
« La pression est sur les épaules des joueurs maintenant » a dit Olsen aux journalistes après le match. « Ils vont passer au peigne fin. Nous allons voir si cela fonctionne car aujourd’hui, nous le staff, on a rien à se reprocher. J’ai confiance en chacun de mes collègues de travail. J’ai moi aussi fait le taf. Au tour des joueurs maintenant ! » Après avoir maintenu un haut degré de confiance en son XI de départ, une chose est désormais claire: « Si ça ne marche pas, je vais faire des changements ». Les joueurs ne pourront pas dire qu’ils n’ont pas été prévenus à l’issue du prochain match face à Colombus. « Je crois en mes joueurs, mais je ne peux plus attendre ». Alors qui est visé directement par l’ancien joueur reconverti coach depuis 2010?Une passe décisive en 630 minutes de jeu pour Pontius…
Ben Olsen s’apprête t-il à faire ses aurevoirs à DC?
Chris Pontius est clairement dans le collimateur. Après avoir effectué une grande saison en 2012 (12 buts, quatre passes décisives) et après avoir été logiquement récompensé (Best XI and All-Star Game MVP), le milieu de terrain offensif souffre jusqu’ici. Il a joué tous les matches et n’est jamais sorti en cours de partie ; pourtant ses statistiques font peine à voir. Une « assist » et c’est tout. Son influence dans le jeu est nulle. « Forcément au fil des matches, la confiance baisse. je suis actuellement au plus bas » confie le principal intéressé. « Je pense que beaucoup de mes coéquipiers sont en deçà de ce qu’ils peuvent faire. J’en fais bien sûr partie. Je vais essayer de régler la mire ». Perry Kitchen son collègue au milieu confirme le problème: « C’est dans sa tête. Il doit faire ce qu’il sait faire, courir sans cesse et provoquer. Il est tellement important pour nous. Il peut le faire, puisqu’il le faisait avant. »
DC a sans aucun doute les individualités pour gagner: DeLeon même s’il est blessé, Pontius donc, le capitaine Dwayne De Rosario, Lionard Pajoy ou encore le jeune joueur désigné Rafael. La liste n’est pas exhaustive. Mais des erreurs défensives coûtent aussi beaucoup à la franchise de Washington. Menés 2-0 après 10 minutes de jeu dimanche dernier, ils ne peuvent se permettre d’être aussi absents surtout qu’ils ont montré de belles choses par la suite et ont prouvé qu’ils pouvaient être dangereux. Le jeune gardien Bill Hamid fait aussi partie de ses joueurs à s’auto-flageller. Seul New York et Chicago ont concédé autant de buts alors lorsqu’on on a un statut d’international, la pilule a d’autant plus de mal à passer. Cette semaine l’accent a été mis sur l’organisation défensive car pour l’entraineur, une amélioration générale passe par là. Le match de ce week-end sera particulièrement scruté ce samedi. Mais si Olsen a promis des changements en cas de résultat négatif, on se demande s’il aura le temps de les faire car sa situation est très inconfortable et il pourrait être le premier concerné. Sera-t-il le premier entraineur viré?
Le Dallas de l’année dernière ressemblait beaucoup au Colorado de cette année. Trop de joueurs importants sur la touche en raison de blessures et donc, impossibilité de faire des jugements sur une équipe décimée effectuant une saison médiocre. La malchance a pour le moment tourné le dos à l’équipe texanne.
C’est plus ou moins la même équipe qu’a repris en main le manager Schellas Hyndman. En effet, le coach universitaire de l’année 1981 n’a pas souhaité bouleverser son effectif en dépit de l’échec qu’à connu le FC Dallas la saison passée, éliminé de la course aux playoffs (rappelons qu’il demeure plus difficile de ne pas se qualifier en playoffs puisque 10 sur 19 franchises y accèdent). Leur dernière victoire 2-0 au Pizza Hut Stadium contre Vancouver permet aux Texans de dominer largement la conférence Ouest. Ils comptent 19 points, alors que le deuxième, Los Angeles, en compte 11 (avec deux matches en moins). Un sacré écart après huit semaines même si tout peut aller très vite dans ce championnat si long.
La victoire de Dallas contre Vancouver le week-end dernier
David Ferreira n’a plus Brek Shea à ses côtés pour dynamiser les couloirs texans, alors le petit meneur de jeu a pris les choses en main.
Hyndman utilise toujours son 4-2-3-1 qui repose en grande partie sur le meneur de jeu David Ferreira (1 but, 3 passes décisives). Lui, ainsi que Ricardo Villar, l’attaquant Blas Perez, l’ailier Brek Shea et les défenseurs George John et Ugo Ihemelu étaient souvent blessés l’année dernière et ces six hommes là ont beaucoup manqué. Si Brek Shea est depuis parti sous d’autres cieux (à Stoke City), les cinq autres rejouent, et cela change tout.
De plus, l’équipe a de quoi encore progresser. L’ancien gardien de Nice Raul Fernandez souffre encore de problèmes de communication avec sa défense. Il apparaît parfois fébrile dans des situations simples et affiche quelquefois son agacement, mais il montre toute sa classe à des moments bien plus périlleux. Il reçoit des cours d’anglais dès que Hyndman siffle la fin des entrainements, alors on ne doute pas que le gardien péruvien va gommer certains de ses défauts. En attendant, ses défenseurs emploient des mots clés en espagnol pour se faire comprendre dans la précipitation. On aimerait qu’Eric Hassli prenne plus d’importance dans cette formation mais l’attaquant français est parti de trop loin. Sa condition semble peu à peu s’améliorer et nul doute que sa combativité et son envie de réussir seront utiles.
Quelque soit le résultat final de la franchise, Hyndman est en train de passer un cap avec ses joueurs. Il va fêter ses cinq ans à la tête du FC Dallas et a accumulé en tout et pour tout 219 points. Il passe ainsi devant Dave Dir, une icône à Dallas, qui était resté quatre ans comme entraineur chef et qui a gagné l’US Open Cup (la Coupe des Etats-Unis) en 1997, le seul titre du club texan jusqu’ici. Hyndman pourrait le faire oublier s’il continue sur ce rythme. Le FC Dallas semble avoir la chance de son côté, il faut en profiter.